SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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ARENSKI Anton (1861-1906)


ORCHESTRE

Les œuvres orchestrales d'Arenski, d'un caractère très raffiné et très élaboré, présentent un aspect très disparate. Elles affirment rarement une dimension pathétique, mais plutôt expriment des moments d'une poésie rêveuse, légère. Le style de ballet est omniprésent, notamment dans la Suite n°3. La Symphonie n°2 est sans doute la page la moins intense tandis que l'Introduction Nal and Damayanti représente à mon avis la réussite la plus accomplie: œuvre mêlant mélodisme et effets orchestraux d'une grande complexité, notamment dans la partie centrale. Le 9e mouvement de la Suite n°3 appartient plutôt au genre pour piano et orchestre: une belle intégration de ces deux éléments est réalisée dans cette partie particulièrement séduisante. La Symphonie n°1 rappelle beaucoup plus le style tchaïkovskien (en particulier le dernier mouvement, proche de la Pathétique) que tous les autres ouvrages symphoniques considérés ci-dessous. Il est très dommage que le thème principal, qui me paraît insuffisant, diminue l'intérêt du premier mouvement, lequel contient de très beaux motifs lyriques.

Ouverture un songe sur la Volga op 16 1891    (*)

Introduction de Nal and Damayanti 1904    (***)

Suite n°3 variations op 33    (-/-/-/-/-/-/-/**/***/-)

Intermezzo op 13 1882    (-)

Symphonie n°2 op 22 1889    (-/-/-/-)

Symphonie n° 1    (**/*/*/*)

Marguerite Gautier Fantasia op 9 1886  icone   (**) icone

Aransky, comme à son habitude, déploie dans cette œuvre sa palette orchestrale d'une grande pureté, d'une grande légèreté, d'une grande limpidité, où l'on sent l'influence de Balakirev ou Borodine. On remarquera l'emploi toujours très aéré des cuivres et des percussions, notamment dans la dernière partie. D'un contenu thématique certain, l'œuvre reste à mon avis plus démonstrative que véritablement inspirée.

Ouverture à Raphaël op 37 1894  icone   (**) icone

Belle œuvre d'Arensky, même si elle est inégale, notamment en raison de son premier thème lent moins saillant que la suite. On admirera la puissance des cuivres dans le second thème jusqu'à la finale au lyrisme intense s'alliant à la lenteur.

PIANO

L'ensemble de ces pièces témoignent d'un style très chromatique, d'une grande fluidité, d'un grand raffinement. Une virtuosité qui constitue souvent un arrière-plan mouvant sous-tendu par des thèmes mélodiques souvent simples. Ainsi en est-il particulièrement de la pièce n°15 des Pièces caractéristiques Le ruisseau dans la forêt, pièce d'un pseudo-impressionnisme prérachmaninien, l'Etude n°13 de la même suite ou encore la première des Quatre etudes. L'ensemble de ces pièces me paraît assez inconsistant sur le plan thématique, et parfois même certaines m'ont paru extrêmement pâles comme par exemple la première des Six esquisses. La meilleure de ces pièces pourrait être le Nocturne n°3 des Pièces caractéristiques, s'appuyant sur une thématique excellente.

Six caprices op 43   

n°1 (-)

n°2 (-)

n°3 (-)

n°4 (-)

n°5 (**)

n°6 (-)

Six pièces op 53 1901   

1 Prélude (-)

2 Scherzo (-)

3 Elégie (*)

4 Mazurka (-)

5 Romance (*)

6 Etude (-)

24 pièces caractéristiques op 36 1894   

3 Nocturne (**)

15 Le ruisseau dans la forêt (*)

20 Mazurka (*)

13 Etude (-)

16 Elégie (-)

Près de la mer: six esquisses op 52   

4 G bémol majeur (-)

5 E bémol mineur (-)

Quatre morceaux op 25   

1 Impromptu (-)

2 Rêverie (-)

3 Etude (*)

4 Scherzino (-)

Quatre études op 41 1896   

1 E bémol (-)

2 F d (-)

3 E bémol mineur (-)

4 A mineur (-)

La coquette 2 PIANOS    (***)

Le savant 2 PIANOS    (*)

Silhouette 2 PIANOS    (-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1883    (***/***/**)

Cet excellent concerto témoigne de l'influence de Chopin et Liszt. Beaucoup plus moderne, l'orchestration est dynamique, puissante. On retiendra notamment le mouvement lent où l'orchestre, très diffus, accompagne une mélodie dans l'extrême-aigu. L'œuvre me séduit par ses sonorités cristallines et son rhapsodisme.

TRIO

Trio D mineur op 32 1894    (***/***/***/***)

Evoquant une atmosphère de rêve et de volupté, très mélodique, ce trio, d'une remarquable homogénéïté, se trouve dominé par les cordes, le piano constituant souvent un fond diffus, notamment dans les premier et troisième mouvements. En revanche, les second et quatrième mouvements révèlent une dimension virtuose du piano rappelant la Fantaisie sur des thèmes de Rhyabinine, une virtuosité toujours très nuancée où domine le chromatisme. Arenski affectionne les timbres extrême-aigus, les fondus qui expriment un affect d'apaisement et de bonheur. L'œuvre, malgré certaines tendances au pseudo-impressionnisme, demeure soutenue par le solide mélodisme imposé par les cordes jouant souvent en alternance, ce qui met particulièrement en valeur leur différence de timbre, au bénéfice notamment du violoncelle, dont la tessiture dans le grave me paraît bien exploitée par le compositeur. Dans l'Adagio, le violon atteint également des sonorités graves parfois hallucinantes, prêtant à ce mouvement un pathétisme très intense. A l'homogénéité de style de cette œuvre répond l'homogénéité (à mon avis) de la qualité sur l'ensemble des mouvements, ne laissant nulle place à des égarements ou inconsistances thématiques. Une grande réussite d'Arenski.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto    (-)

Mis à part le thème principal qui est une mélodie de style russe, assez caractéristique, l'ensemble ne me paraît guère affirmer de motifs intéressants. Le style est pourtant varié, l'orchestration très aérée. Le soliste se cantonne à de longs développement en legato, sans aucun passage de virtuosité. Assez belle reprise, à mon goût, du thème principal à la fin de l'œuvre après une brève cadence du soliste.

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