SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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BOECK Auguste de (1865-1937)


ORCHESTRE

Grande maîtrise instrumentale affirmée par De Bœck dans la Symphonie in G. Sans doute l’époque correspond-elle à la dimension la plus aboutie du symphonisme sans qu’il se confonde avec l’impressionnisme auquel on a trop réduit le style musical de l’époque (fin 19e, début 20e). Une musique qui ne s’appesantit pas dans les hypersubtilités stériles, celle de De Bœck. La recherche des sonorités ne détruit pas le dynamisme et la fraîcheur des idées. Quelques singularités remarquables dans ces œuvres: l’utilisation très poussée du pianissimo orchestral, une très grande mobilité instrumentale, passages rapides d’un registre à l’autre. Un lyrisme intense, malgré le raffinement du style, un lyrisme qui s’exprime notamment par de belles envolées aux cordes et des péroraisons cuivrées. Musique très contrastée, mais des contrastes qui ne heurtent jamais, toujours préparés, qui adviennent selon une logique intuitive évidente. Une dernière caractéristique notable de l’orchestration chez De Bœck est l’utilisation d’un registre souvent très aigu. On retiendra notamment l’association flûte célesta dans le scherzo. Sur le plan thématique, l’importance des effets instrumentaux peut quelquefois déprécier un peu l’impact des thèmes. Il apparaît cependant un excellent thème mélodique (psdeudo-rhapsodique de coloration légèrement slave) dans la 2ème partie du 1er mouvement. Et les thèmes s’affirment particulièrement dans les autres mouvements de la Symphonie in G. On ne peut manquer d’admirer notamment le scherzo très aérien, une sorte de pirouette symphonique, tellement éloignée des pesanteurs classiques. La Rhapsodie dahoméenne présente la même richesse symphonique, voire supérieure, sur le plan de l’originalité. Elle évolue selon un pseudo-rhapsodisme mal défini, vaguement orientalisant ou américain. On pense à Grofé pour cette capacité à évoquer une certaine vie ambiante locale. Grofé, que de nombreux passages - tant de cette rhapsodie que de la Symphonie - pourraient évoquer, notamment l’utilisation mélodique du hautbois, les irruptions brusques du pianissimo au forte... Il ne m’apparaît pas impossible que le compositeur de la Suite Mississipi (1926) ait pu s’inspirer de De Bœck, mais il est sans doute plus probable que ce sont d’autres œuvres contemporaines ou antérieures qui aient communément véhiculés ces effets aux deux compositeurs. Il est possible aussi que ce soit des effets rhapsodiques plus largement répandus.

Symphonie en sol 1895    (***/***/**/***) icone

Rhapsodie Dahoméenne 1893    (***) icone

VIOLON ORCHESTRE

Concerto 1929    (***/*/**)

Le style de de Bœck ne s'apparente déjà plus au style romantique de l'école franco-belge. On y ressent plutôt la manière de l'école russe à la fin du XIXème siècle. Le premier mouvement est à mon avis animé par un très beau thème, légèrement nostalgique. On notera un curieux motif en notes trillées. Un passage en pizzicato à la fin du mouvement évoque quelque peu le "Concerto" de Glazounov. Le dernier mouvement semble accuser un manque de contraste qui le rend vite lassant, à mon goût. De trop longs développements mélodiques me paraissent nuire à l'intérêt du mouvement.

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