SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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GLASS Philip (1937-)


ORCHESTRE

L'ensemble des œuvres qui suivent s'inscrivent typiquement dans le style des œuvres répétitives. Les thèmes répétés sont généralement de courtes cellules de quelques notes. Ce type de musique porte le concept de répétitivité, déjà au cœur de toute musique, à ses limites extrêmes. Il communique, me semble-t-il parfois une angoisse lancinante qui le rapprocherait de la musique moderne, malgré le tonalisme assez franc adopté par Glass. On ne peut nier la séduction de la répétitivité en elle-même, d'autant plus que Glass a su, à mon avis, compenser la monotonie consécutive de ce style par un certain art de la variation orchestrale. De ce point de vue, on retiendra le Prélude, premier mouvement d'Akhnaten, extrêmement répétitif, mais manifestant à mon avis une réelle recherche symphonique. Dans le premier et le troisième mouvement du Concerto pour violon, Glass utilise quelques effets violonistiques baroques très vivaldiens, des marches d'harmonies en les parant d'un déploiement orchestral assez fascinant. Le rythme, dynamique, est le second élément qui permet à Glass d'éviter, dans une certaine mesure, la torpeur qu'engendre la répétitivité. Malgré ces qualités, la pauvreté thématique inhérente au style répétitif, à mon avis, hausse rarement l'intérêt de ces œuvres au-dessus d'un effet de jouissance presque organique très primaire, vite lassant. C'est encore le concerto pour violon, qui, à mon avis, exprime le mieux, les qualités de Philip Glass.

Company 1983    (-/-/-/-)

Akhnaten 1984    (-/-)

Symphony 2 op 28 1993  icone   (**/**/**) icone

Philip Glass parfois convaincant dans cette symphonie... parfois moins. Tout d'abord, il faut remarquer que l'œuvre obéit idéalement au concept de musique répétitive: répétition d'ostinati variés par des modulations et des nuances piano forte sans transition, mais il n'en tire pas, à mon sens, tout l'intérêt. Si les ostinati (les gimmicks pour employer le langage originel du jazz) sont souvent bienvenus, leur exploitation m'a paru tendre vers un mode bruyant. Dérive dommageable d'autant plus que ce recours au dynamisme agressif n'était, à mon sens, nullement nécessaire à Glass qui utilise un style suffisamment original. En revanche, il réussit magnifiquement dans le registre grave pianissimo grâce au basson et au trombone. Le meilleur moment est sans doute la première partie du premier mouvement et le dernier mouvement, sauf la partie terminale. L'ostinato rythmique principal de ce dernier mouvement apparaît d'une étonnante simplicité. L'utilisation de la flûte dans un sens mélodique en première partie du deuxième mouvement, est sans doute louable, mais ne produit pas, me semble-t-il l'effet escompté.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto 1987    (*/-/*)



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