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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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GOUVY Théodore (1819-1898)


DUO CLARINETTE PIANO

Sonate op 67 1875    (***/*/**) icone

Théodore Gouvy fournit avec L’Allegro moderato de sa Sonate une excellente prestation compositionnelle pour flûte, en exploitant le contraste entre un motif principal assez abrupt et des figurations très fluides et progressives - souvent en marche d’harmonie. Le Rondo final, en forme de ritournelle, également ne me paraît pas indigne d’intérêt dans un style évoquant quelque peu la musique médiévale.

ORCHESTRE

Au diapason des autres œuvres symphoniques dans le milieu du grand siècle - sans présenter d’avancées remarquables - Gouvy manifeste dans ses symphonies 1, 2, 3, 5 un style totalement indépendant du style viennois ou post-viennois. Ce style est même expurgé des beethovénismes qu’on pouvait rencontrer dans la Symphonie Fantastique de Berlioz en 1830, mais il ne présente en aucun cas les hardiesses tant instrumentales, symphoniques ou thématiques de cette dernière. Cette totale indépendance de Gouvy à l’égard du style viennois, comme on la rencontre aussi par exemple chez Hérold ou Salieri - dans ses rares œuvres symphoniques ou concertantes - semblerait montrer que le classicisme viennois n’a peut-être pas représenté une étape obligatoire de l’évolution musicale aux 18e et 19e siècles. Si l’on considère plus en détail les symphonies de Gouvy, l’ensemble présente à mon avis, malgré une bonne tenue et quelques pages d'un intérêt appréciable, des limitations préjudiciables. Manque de thèmes marquants dans l’ensemble, trop grande répétition de formules rythmiques stéréotypées, relative uniformité, surtout dans la Symphonie 5. En revanche, Gouvy utilise l’instrumentation à son avantage, notamment dans les derniers mouvements, les plus originaux, de la Symphonie 1. J’ai même accordé l’excellence - mais c’est le seul mouvement dans ce cas - au 4e mouvement de cette symphonie, le plus varié, le plus original, même sur le plan rythmique. En définitive, je conseillerais la Symphonie 1 dont tous les mouvements, à mon avis, présentent un intérêt appréciable plus ou moins affirmé, en revanche je déconseillerais les 3 autres symphonies, à mon goût d'un intérêt nettement moindre. Dans la Symhonie 5, le compositeur semble se limiter à l’anecdote dans ces tranquilles mouvements, très répétitifs, dépourvus de toute sève et où le manque d’ambition est navrant. Paradoxalement, la Fantaisie symphonique (1879) - surtout le 1er mouvement - et les Paraphrases symphoniques (1896) introduisent un affect dramatique qu’on n’avait pas rencontré dans les symphonies. Les Paraphrases symphoniques restent une exposition très sage d’un thème à mon avis relativement médiocre. C’est le 1er mouvement de la Fantaisie symphonique qui révèle une réelle dimension, notamment par un magnifique crescendo en fin de mouvement générant un déploiement orchestral remarquable. Cet heureux effet demeure sporadique et isolé. Gouvy ne s’impose pas comme compositeur symphonique, malgré son orchestration relativement élégante et riche. Et guère d’évolution stylistique dans ces œuvres, même pour les Paraphrases symphoniques très tardives (1896).

Symphonie 1 op 9 1845    (**/**/**/***) icone

Symphonie 2 op 12 1854    (*/**/*/*) icone

Symphonie 3 op 20 1852    (*/*/*/*) icone

Symphonie 5 op 30 1865    (-/-/-/-) icone

Paraphrases symphoniques op 89 1896    (*) icone

Fantaisie symphonique (version de la Fantaisie pour 2 pianos) 1879    (**/*/-) icone



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