SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

icone Écouter
icone Voir une évaluation continue (pour chaque mouvement numéroté)



MAYER Emilie (1812-1883)


ORCHESTRE

Symphonie 4 en B minor 1851  icone   (**/**/***/**) icone

Belle symphonie communiquant un sentiment de grandeur et de puissance. L'orchestration, néanmoins, ne se départit pas d'un classicisme assez compassé: sonorités lourdes et sourdes, empâtées d'où parviennent cependant à s'extraire quelques passages solo, notamment de la clarinette. L'œuvre doit son intérêt à une thématique toujours soutenue. Le 3ème mouvement, le meilleur à mon avis, parvient à se départir d'une certaine pesanteur qui malheureusement plombe cet ensemble.

Faust Ouverture 1880  icone   (**) icone

Faust Ouverture présente une première partie impressionnante de puissance et de grandeur, notamment en un crescendo particulièrement développé. La compositrice cultive la lenteur et les subtilités harmoniques dans une palette orchestrale très peu colorée où dominent les cordes. Malheureusement la seconde partie de l'œuvre se mue en une sorte de scène de bal où se perd le pathétisme affirmé en première partie. L'homogénéité étouffante de ce style symphonique plombe l'atmosphère jusqu'à la finale qui restaure quelque peu le climat initial.

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1850  icone   (***/**/*) icone

Quoiqu'assez en retrait par rapport au style contemporain, ce concerto n'en affirme pas moins (par son premier mouvement) une densité thématique qui le hausse à mon avis jusqu'à l'excellence. Emilie mayer se réfère visiblement à des ouvrages de la lignée de Hummel, Field, Moschelès, Chopin, ne se départissant jamais d'une certaine uniformité rythmique qui emporte tout le mouvement quasiment sans interruption ni contraste. Cette caractéristique peut conduire à une relative lassitude, néanmoins , toujours dans le 1er mouvement, bien compensée par des effets pianistiques incessants et une virtuosité brillante - dans la limitation de son registre, c'est-à-dire essentiellement développement de gammes et arpèges fondus. Le second mouvement vaut surtout par la partie terminale et le 3ème, également par la partie terminale qui rompt avec l'homogénéité quelque peu fatigante du mouvement. Il me semble que le style d'Emilie Mayer est incompatible avec cet exercice de virtuosité légère que constitue un dernier mouvement rapide de concerto.

symphonie 7 F minor 1856  icone   (*/*/-/-) icone

Sans doute la mention "Assez bon" est-elle un peu sévère à l'égard des 1er et 2ème mouvement de cette symphonie d'Emilie Mayer, laquelle cependant n'atteint pas à mon avis l'intérêt de la symphonie 4, ni de la Faust Ouverture. Même sentiment de puissance et de grandeur néanmoins dans le 1er mouvement, selon un style musical que l'on pourrait qualifier de beethovénien, mais sans aucune recherche de colorisme. Le 2ème mouvement manifeste une touche de style wagnérien à l'occasion de la partie centrale en nuance forte. Passage très bienvenu qui ne parvient pas cependant, me semble-t-il, à hausser l'intérêt de ce mouvement lent. Le scherzo qui suit ainsi que le Finale me semblent malheureusement assez vide de contenu, parfois bruyant et surtout l'on n'y retrouve nullement l'atmosphère dramatique des 2 premiers mouvements.

SOMMAIRE


Site optimisé pour norme W3C sous Linux