RETOUR SOMMAIRE

NOUVEAUTÉS - 01/01/2006

LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES

- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel

Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait



ABSIL Jean (1893-1974)

PIANO ORCHESTRE

Oeuvres animées d'une exubérance perpétuelle, surtout dans le second concerto. Le piano est sans cesse dissonant, l'orchestration sans couleur. Le style évoque vaguement Ravel.

Concerto n°1 1937 (-/-/-)

Concerto n°2 1967 (-/-/-)

ADAMS John

VIOLON ORCHESTRE

Le "Concerto" pour violon se caractèrise par une écriture atonale sans effets de modernisme outrancier. Le 3e mouvement revient même à un certain pseudo-tonalisme, sans pour autant à mon avis affirmer la moindre thématique digne d'intérêt. "Shaker loops" manifeste de manière plus prononcé des effets modernistes, voire très modernes, musique figée, lancinante, à mon goût très fatigante.

Concerto (1993) (-/-/-)

ORCHESTRE

Shaker loops (-/-/-/-)

ADDINSELL Richard (1904-1977)

PIANO ORCHESTRE

Concerto de Varsovie 1942 (***)

Cette oeuvre d'inspiration très lisztienne est écrite dans le plus pur style romantique. Le deuxième mouvement n'est qu'un court intermède précédant le troisième qui est en fait une reprise des thèmes du premier (concerto de forme cyclique). Le premier mouvement, très court, est composé de motifs rapides et d'un motif lent, à mon avis, superbe. L'œuvre se distingue par son lyrique et sa coloration rhapsodique.

ALBENIZ Isaac (1860-1909)

PIANO

Les innombrables pièces pour piano qu'a écrites Albeniz se caractérisent généralement par une rare tonicité, un sens du contraste très prononcé. Mais c'est surtout par l'utilisation du rhapsodisme que l'art d'Albeniz me paraît véritablement éblouissant. "C'est l'oeil qui voit" écrivait Jankélécitch à propos du compositeur catalan, caractérisant ainsi son sens aigu de l'évocation descriptive. "Cantos de Espana" regroupe des pièces de cette veine où l'influence de Liszt, pour notre plaisir, n'est pas reniée. On trouve dans ce recueil des pièces impressionnistes comme "Zambra granadina" qui évoquent Chabrier ("Sous-bois" des "Pièces pittoresques") ou Liapounov ("Leshinga" des "Études transcendantes"). En revanche, Iberia ne me convainc pas. Albeniz semble ici avoir perdu son imagination juvénile. Le passage du créateur d'"Asturias" à la Schola Cantorum ne m'apparaît pas positif. D'autre part, les debussysmes que l'on y décèle n'ajoutent rien, me semble-t-il, à ces compositions un peu compassées. Il me paraît regrettable qu'un certain nombre de critiques se bornent à répéter le jugement de Debussy sur "Iberia" comme s'il représentait une vérité absolue. "L'automne", les sonates, œuvres de jeunesse au pianisme peu virtuose, parfois un peu lourd à mon avis, proposant souvent des thèmes en accords successifs martelés, évoquent peu, hors quelques agréments, le style d'Albeniz. Quelques chopinismes discrets y apparaissent. Le plus étonnant dans ces pièces est l'absence totale de l'influence lisztienne et plus encore l'absence de rhapsodisme. La pièce la plus intéressante est sans doute l'"Allegro" de la "Sonate n°4" qui donne quelques prémisses de ce que sera l'art d'Albeniz (on y remarquera notamment un motif cantabile développé sur un fond d'accords redoublés).

L'automne (Valse) 1885 (-)

Sonate n°3 1885 (*/-/-)

Sonate n°4 1885 (**/-/-/*)

Sonate n°5 1885 (-/*/-/-)

Cantos de Espana

Preludio (Asturias) (****)

Oriental (**)

Bajo la palmera (Cuba) (**)

Cordoba (***)

Seguidillas (Castilla) (***)

Iberia

Évocation (*)

El puerto (*)

Fête-Dieu à Séville (**)

Rondana (**)

Almeria (-)

Triana (*)

El Albaïcin (**)

El polo (*)

Lavapies (**)

Malaga (-)

Jerez (-)

Eritana (-)

Malaguena (**)

Mallorca (***)

Puerta de tierra (**)

Rumores de la caleta (****)

Tango (***)

Zambra granadina (***)

Zaragoza (***)

Six feuilles d'album

Les "Six feuilles d'album" (ici Serenata, Capricho catalan, Zortzico) sont des pages plus mélodiques, moins prenantes à mon goût, plus pâles (Zortzico notamment) que les nombreuses pages plus percutantes des "Cantos de Espana, elles n'en recèlent pas moins, à mon sens, une grande densité thématique.

Preludio (***)

Serenata (***)

Capricho catalan (***)

Zortzico (*)

Cadiz (***)

Granada (***)

Sevilla (***)

La Vega (*)

La Vega, pièce de grande dimension, se caractérise par une tiédeur rhapsodique qui paraît un renoncement à mon avis dommageable. Le compositeur semble promouvoir une recherche vers un renouvellement quelque peu moderne ou vers un impressionnisme qui ne me convainc guère. Cette longue pièce pseudo-debusséenne, complexe, ne me paraît pas exprimer la sève des meilleures pièces d'Albeniz.

PIANO ORCHESTRE

L'influence lisztienne domine dans le "Concerto" et la "Rhapsodie". Le pianisme me paraît souvent heurté, sans grande souplesse. Ces défauts ne se ressentent pas dans le dernier mouvement du concerto de style impressionniste, au mélodisme évanescent, nuancé, feutré rappelant la "Ballade pour piano et orchestre" de Fauré.

Concerto n°1 1887 (**/*/***)

Raphsodie espagnole (**)

ALBERT Eugène d'(1864-1932)

ORCHESTRE

Suite d'orchestre Aschenputtel op 33 (-)

Oeuvre légère, sensuelle, écrite, me semble-t-il, sur un rythme de musique facile. La flûte s'y exprime largement.

PIANO ORCHESTRE

Concerto (2 PIANOS ORCHESTRE) (-)

Concerto très court dont le mouvement lent n'est lui-même qu'un intermède. L'ensemble traduit une exubérance qui va, me semble-t-il, jusqu'à la confusion. La partie orchestrale me paraît rudimentaire et la partie pianistique totalement dénuée de nuances.

Concerto n°1 B minor op 2 (1881) (***/****/-/***)

Le "Concerto n°1" représente peut-être l'apogée d'un certain style pré-impressionniste qui fleurira particulièrement avec Massenet, Cras, Novak, Rachmaninov... Il se caractérise par une virtuosité évanescente engendrant des effets sporadiques, très éloignés des effets de bravoure romantiques. Ce dépassement aboutit à une expression de volupté grisante particulièrement élevée et raffinée. Une alliance aussi du mélodisme avec les plus extrêmes avancées harmoniques. Pianisme très symphonique qui se mêle à l'orchestre lui-même en constituant un flux d'une grande plasticité, très nuancé où toute rugosité semble gommée, annihilée. On remarquera dans le second mouvement l'évolution du matériau thématique selon une progressivité hésitante et très lente. Un style qu'il est convenu de nommer - par commodité - post-wagnérien. Le "Concerto n°2", à notre sens, ne présente aucune des qualités que pouvait montrer le premier. D'Albert semble verser dans une tendance pseudo-moderniste qui, même si elle reste limitée, n'en ruine pas moins, nous semble-t-il, tous les effets subtils dont le concerto précédent était l'illustration. On notera que le "Concerto n°1", dans la seule indication bibliographique qui nous est fournie, mentionne un 3e mouvement, lequel n'est en fait qu'une variante du premier (exceptée une finale de 4 minutes environ). Il ne nous paraît donc pas concevable d'indiquer 2 fois le même mouvement. L'intitulé suivant indique donc un concerto en 4 mouvements en non en 5, le 3e étant celui qui comporte un fugato (Cadenza), le 4e est le scherzo (Dasselbe Zeitmass).

Concerto n°2 E major op 12 (1893) (-/-/-/-)

ALBINONI Tommaso (1671-1750)

VIOLON ORCHESTRE

Concerto op 9 n°4 (*/*/*)

Bien que vénitien contemporain de Vivaldi, Albinoni ne semble pas dans cette oeuvre suivre l'orientation de son célèbre compatriote. Aussi bien par la thématique que par la rythmique, Albinoni conserve un style relativement sage, assez peu porté aux expansions lyriques et à la virtuosité. On peut signaler un certain abus des marches d'harmonies.

Adagio (voir GIAZOTTO Remo)

HAUTBOIS ORCHESTRE

Concerto C M op 9 n°5 (-/-/-)

Oeuvre typiquement baroque au rythme et à la structure systématiques, ne présentant à mon avis aucun motif digne d'intérêt.

ALKAN Charles Valentin (1813-1888)

DUO PIANO VIOLON

Grand duo concertant op 21 (-/-/-)

Cette oeuvre présente un piano animé, brillant. Il en est de même du violon bien que cet instrument demeure dans une tessiture assez grave. Le style pianistique semble moins heurté que dans de nombreuses pièces pour piano, malheureusement la thématique me semble demeurer très inconsistante.

DUO PIANO VIOLONCELLE

Sonate de concert op 47 (-/-/-/*)

Dans cette pièce brillante et variée, le piano joue plus souvent le rôle d'accompagnement que dans le "Grand duo concertant". La pièce apparaît plus uniforme.

PIANO

La richesse et l'originalité de l'oeuvre pianistique de Valentin Alkan me paraît incontestable, malgré sa grande inégalité. Alkan a conservé plus que tout autre le style des clavecinistes du XVIIIème siècle, ce qui se ressent par les nombreux agréments et le rythme particulier de ses pièces. La virtuosité chez Alkan est volontaire, impérieuse, souvent heurtée, tombant quelquefois dans des effets bruyants, comme chez Liszt dans sa première manière. S'il n'exploite pas comme ce dernier les extrême-aigus, en revanche il le surpasse peut-être pour l'exploitation des extrême-graves. Une des pièces les plus réussies est peut-être le "Menuet op. 39 n°5" ou le "Festin d'Esope".

Saltarelle (***)

Sonatine op 61 (*)

Zorcico: danse ibérique (*)

Comme le vent op 39 n°1 (*)

En rythme molossique op 39 n°2 (**)

Scherzo diabolico op 39 n°3 (**)

Festin d'Esope op 39 n°12 (***)

Allegro moderato op 39 n°4 (*)

Andantino op 39 n°5 (***)

Menuet op 39 n°6 (****)

Presto op 39 n°7 (*)

2ème Nocturne (**)

Gigue (-)

Marche n°1 (*)

Barcarolle (*)

Sonatine (*/*/*/*)

Quasi Faust (*)

Grande sonate Les 4 âges (*/*/*/*)

Menuet op.51 n°3 (*)

Barcarolle op.65 (*)

Fantaisie n°1 (*)

Fantaisie n°2 (*)

Fantaisie n°3 op.41 (***)

Toccatina op 75 (*)

Allegro barbaro (**)

Le chemin de fer (Étude) (*)

Le tambour bat au champ (*)

Scherzetto (**)

25 préludes dans tous les tons majeurs et mineurs op 31

L'opus 31 révèle un Alkan très différent de celui qui prévalait dans la sonate "Les quatre âges" ou dans "Le chemin de fer". A la pugnacité rythmique, aux effets de contrastes heurtés, à l'exploration vertigineuse de l'extrême-grave, le compositeur substitue un style noble et grave, peu rythmique. Les motfs cantabile, souples, mélodiques, simples s'imposent au détriment de la virtuosité tapageuse. il semble même qu'Alkan évolue vers un certain minimalisme, un dépouillement presque religieux et ascétique. A peine le prélude n°10 rappelle les complexités du style des clavecinistes que le compositeur avait illustré abondamment, un prélude qui préfigure l'utilisation du même style par Chabrier dans sa "Fête villageoise". Sur le plan de l'intérêt musical, un grand nombre de ces préludes m'apparaissent lassants, dépourvus de substance, voire insignifiants ou simplistes pour certains, comme le 19, le 21 le 22... En revanche, l'on ne peut nier, me semble-t-il, la valeur mélodique de quelques-uns comme le 9, le 10, le 14 et surtout le 13, le 2 qui se hausse au niveau du génie dont Alkan nous avait montré l'exemple dans maintes pièces d'un style bien différent.

n°1 (**)

n°2 (***)

n°3 (*)

n°4 (-)

n°5 (*)

n°6 (**)

n°7 (-)

n°8 (**)

n°9 (***)

n°10 (**)

n°11 (-)

n°12 (**)

n°13 (***)

n°14 (**)

n°15 (*)

n°16 (*)

n°17 (*)

n°18 (*)

n°19 (-)

n°20 (*)

n°21 (-)

n°22 (-)

n°23 (*)

n°24 (*)

n°25 (-)

PIANO ORCHESTRE

Les concertos da camera d'Alkan apparaissent comme de remarquables constructions qui pourtant, à mon avis, n'engendrent aucun effet musical. Le piano, virtuose, brillant, présente un style beaucoup plus nuancé, plus délié, moins abrupt que celui des pièces pour piano du compositeur. L'orchestration, très variée, incisive, se trouve particulièrement bien intégrée à la partie solistique, formant un ensemble homogène. Ces œuvres ne manquent pas de thèmes, mais aucun à mon avis, n'est réellement convainquant.

Concerto da camera n°1 1828 (*/*/-)

Concerto da camera n°2 1829 (*/*/*)

TRIO PIANO VIOLON VIOLONCELLE

Trio op 30 (-/*/-/-)

Cette pièce présente les mêmes caractéristiques de clarté, de brillant que la sonate de concert.

ALMEIDA Laurindo

GUITARE

Brazilliance (-)

AMALIA Anna Duchesse de Weimar (1739-1807)

ORCHESTRE

Concerto (12 INSTRUMENTS CEMBALO OBLIGÉ) (*/-/-)

Oeuvre très typiquement mannheimienne dans laquelle il me paraît vraiment impossible de trouver une originalité quelconque.

PIANO ORCHESTRE

Divertimento (PIANO ORCHESTRE À CORDES) (-/-)

Oeuvre mannheimienne qui me paraît utiliser le langage convenu de l'époque.


RETOUR SOMMAIRE