RÉPERTOIRE CRITIQUE - BAD
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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES - : peu intéressant * : assez bon ** : bon *** : excellent **** : exceptionnel Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements : Concerto (***/-/**)
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BADEN-POWELL GUITARE Retrato brasileiro (-) Deve ser amor (-) Canto de Oshana (-) BALADA Leonardo (1933) VIOLON ORCHESTRE Concerto n°1 (1992) (-/-/-) Cette œuvre moderne présente des effets d'orchestration bizarres, plus stridents que bruyants. On remarquera l'importance des percussions au détriment des cuivres. La partie de soliste apparaît d'une écriture plus conventionnelle, notamment dans le 3e mouvement. ORCHESTRE Les oeuvres orchestrales de Balada ci-dessous, tout en demeurant modernes, adoptent parfois sporadiquement une structure plus tonale, notamment dans "Shadows" de "Folk dreams"et surtout dans la "Sardana", Balada passe délibérément d'un langage atonal à la plus évidente structure tonale sur des motifs à mon avis ultrasimplistes. Folk dreams Line and Thuner (1996) (-) Shadows (1994) (-) Echoes (1998) (-) Fantasias sonoras (1987) (-) BALAKIREV Mily (1837-1910) ORCHESTRE Russia poème symphonique (*) Ouverture populaire sur des thèmes russes (*) Thamar poème symphonique (1861-82) (*) Symphonie n°1 (-/**/*/**) Symphonie n°2 (**/*/**/**) L'on peut reprocher à Balakirev dans le premier mouvement une exploitation outrancière du thème principal, bien qu'il me paraisse très beau. L'orchestration me semble colorée, subtile. Le plus beau moment de l'oeuvre me paraît être la mélodie de la "Romanza" (début du troisième mouvement) rappelant quelque peu "Schéhérazade" (Rimski-Korsakov), où le compositeur s'exprime à mon goût avec beaucoup de grâce. PIANO Islamey (-) Cette oeuvre me paraît très confuse et peu mélodique. Nocturne n°3 ré (*) Sonate ré b m (***/*/*/-) PIANO ORCHESTRE Ces deux concertos, oeuvres qui me semblent de qualité certaine, apparaissent très différents l'un de l'autre du point de vue style et inspiration. Le pianisme, toujours très clair, semble supérieur à celui d'Islamey, quelque peu confus à mon goût. Le "Concerto n°1", très court, écrit en un mouvement, montre un style pianistique proche de Chopin, L'orchestration, que je trouve très belle, se caractérise notamment par des motifs dans l'extrême aigu confiés aux bois. Un univers sépare ce deuxième concerto du premier, tant du point de vue du pianisme, de l'orchestration que de l'expression. A la timidité du premier s'oppose le ton impérieux du second, le mélodisme du premier cède la place au dynamisme. Certains passages du mouvement lent (l'ouverture à la clarinette basse et aux cordes) rappellent le deuxième mouvement du "Concerto" de Khatchaturian. C'est une des premières manifestations du style expressionniste russe avec le "Concerto" Concerto n°1 (**) Concerto n°2 (**/**/**) BALBASTRE Claude Bénigne (1727-1799) CLAVECIN D'une grande volubilité, le style de Balbastre, très caractéristique du baroque, apparaît dégagé de l'influence du polyphonisme. Le rythme conserve un caractère saccadé, sans cependant sombrer dans l'uniformité. Les agréments sont utilisés avec parcimonie. On doit déplorer, à mon goût, dans le premier livre une répétition excessive des thèmes, même dans les meilleures pièces comme la "d'Héricourt" ou la "Castelmore". Certaines pièces présentent peut-être une longueur excessive comme la "Lamarck" ou la "Berville". Pour ma part, je regrette encore une fois que de telles pièces demeurent ignorées alors qu'on nous assène perpétuellement le contrapuntisme ennuyeux et étriqué du "Clavecin bien tempéré" de Bach. Premier Livre de clavecin 1759 La de Caze (*) La d'Héricourt (***) La Ségur (*) BALBASTRE La Montmartel ou la Brunoy (-) La Boullongne (**) La Castelmore (***) La Courteille (*) La Bellaud (**) La Lamarck (*) La Berville (-) La Lugeac (-) La Suzanne (**) La Genty (-) La Malesherbe (-) La Berryer ou la Lamoignon (*) La Laporte (*) La Morisseau (-) BANTOCK Granville (1868-1946) ORCHESTRE Les œuvres symphoniques ci-dessous de Bantock s'apparentent à deux styles très différents. "Old English Suite", "Russian Scenes" sont assez conformes au style mélodique du Groupe des Six, avec toutefois moins d'agressivité, mais un caractère rudimentaire tout aussi accusé. Hebridian Symphony est écrite au contraire dans un style symphonique très proche de Sibelius. Old English Suite (1909) (-/-/-/-) Russian Scene (1899) (-/*/*/*/*) Hebridian symphony (1915) (****/***/***/***) Dans le sillage des poèmes symphoniques de Sibelius et des œuvres impressionnistes de Debussy, notamment "Jeux" composé en 1913, cette œuvre très prenante évoque le mystère attaché aux montagnes des Hightland environnées de brume. Sur un fond mouvant des cordes dans le grave s'étirent des motifs au violon, à la flûte, à la clarinette, au basson jusqu'à un solo de violon totalement à découvert, pianissimo, mystérieux… L'orchestration, utilisant notamment la harpe, le celesta nous dévoile des sonorités hallucinantes digne des partitions impressionnistes les plus subtiles. Le second mouvement introduit une dimension lyrique tandis que le troisième mouvement s'épanche en un déploiement symphonique frénétique. L'influence de Holst et de Dvorak semble manifeste dans ce mouvement notamment par une utilisation somptueuse des cuivres qui n'est jamais bruyante. On y remarquera également un très long ostinato de trompette maintenant une tension presqu'insoutenable sur laquelle évolue l'orchestre. Le dernier mouvement, reprenant l'harmonie sourde de l'ouverture et les motifs solo du violon apporte un apaisement dans un style évoquant aussi Dvorak ou la Fantaisie indienne de Macdowell. On ne peut nier l'ampleur, la richesse, la puissance évocatrice de ces pages sublimes où l'on peut déplorer cependant quelques rares passages transitoires de moindre intérêt. Pagan Symphonie 1923 (***/*/-/*/-/-) La première partie de l'oeuvre, en un mouvement d'amplification, évoque l'impressionnisme très allusif de la "Symphonie des Hébrides". La suite, malheureusement, évoluant vers un style quelque peu agressif, parfois presque moderne (le 5e mouvement) ou un style purement classique très récitatif (le 4e mouvement), rompt le charme absolument sublime de cette première partie. On notera des solo de bois d'un intérêt variable (flûte puis clarinette dans le 2e mouvement). Fifine at the fair a deference of inconstancy 1901 (***/*/-/*/-) Bantock affirme dans le premier mouvement de cette oeuvre où évolue des cordes selon une utilisation extrêmement originale, son génie au suprême degré. A cette syntaxe d'un impressionnisme achevé se mêle un motif de nature mélodique bouleversant , sans que la différence de nature entre ces deux parties affectent l'unité musicale. La suite, parfois très dynamique, en relation avec l'argument de l'oeuvre, me paraît manifester une certaine dispersion thématique, malgré un solo de clarinette dans le 3e mouvement d'une certaine originalité. On remarquera la même hétérogénéité de style que dans la "Pagan Symphonie" entre le récitatisme mélodique (ici le 4e mouvement), l'impressionnisme pur (le 1er mouvement) et un modernisme atténué (le second mouvement). Ballade héroïque n°1 1944 (-) Ballade héroïque n°2 1944 (***) Seule seconde ballade apparaît réellement héroïque, notamment par ses effets de trombone mêlés à une trame orchestrale en filigrane très subtile. L'influence de Dvorak semble percer, plus précisément celle de la "Symphonie du Nouveau Monde".VIOLONCELLE ORCHESTRE Poème saphique (1909) (*) Ce poème saphique révèle un violoncelle très mélodique, cependant à mon avis assez peu marquant sur le plan thématique. Dans cette oeuvre, l'impressionniste, le grand inventeur de sonorités nouvelles qu'est Bantock, ne semble nullement se retrouver BANTZER Claus ORGUE Maria durch ein Dornwald ging (improvisation) (-) Cette improvisation brillante présente des effets apparemment très orignaux, mais à mon avis musicalement inefficients. BARBER Samuel (1910-1981) ORCHESTRE Adagio [CORDES] (transcription) (***) Le miracle de l'Adagio de Barber, c'est sa suprême lenteur, son infinie lenteur. Lenteur qui est un des effets caractéristiques de la musique nordique largement réutilisée par la musique moderne tonale. Une grande concentration, une grande noblesse se dégagent de cette page évoluant vers un crescendo pathétique où les cordes divisées par leurs modulations expriment admirablement d'impalpables impressions sonores, cependant que la coda s'évapore dans l'évanescence. Cette atmosphère particulièrement sereine compense l'ennui passager que pourrai, provoquer cette mélodie au renouvellement parfois un peu problématique. Symphonie n°1 1937 (**/-/-/***) Cette oeuvre se caractérise par un symphonisme à mon avis particulièrement éblouissant, un caractère très tonal, une exploitation préférentielle des cordes par rapport aux cuivres, assez rare, même parmi les classicisants contemporains. Dans la même logique, c'est également la veine mélodique qui domine, s'insérant dans une structuration orchestrale aux plans sonores très complexe. Le 3e mouvement apparaît cependant légèrement plus cuivré, évoquant parfois Prokofiev dans sa rythmique. Le plus impressionnant est certainement le 4e mouvement. Il débute par une mélodie exposée au hautbois, puis aux cordes, qui s'enfle en un immense crescendo se développant par l'adjonction successive de cordes, bois, cuivres et percussions, et aboutissant à un déchaînement sonore inouï. Le style rappelle par l'exploitation de la lenteur, voire parfois de l'arythmie, bien des pages de Sibelius, dans une coloration orchestrale plus émaciée. Symphonie n°2 1947 (-/-/-/-) Peu saillante à mon avis par rapport à la symphonie n°1, cette oeuvre présente cependant les caractéristiques principales manifestées par le compositeur: tonalisme très strict, atmosphère dramatique, utilisation relativement parcimonieuse des vents par rapport aux cordes. Si le 3e mouvement apparaît plus dissonant, le 3e réserve de larges passages de cordes divisées, procédé dont Barber s'est fait une spécialité. Il paraît indispensable de rappeler que cette symphonie fut détruite par le compositeur et donc exhumée après sa mort, donc sans son consentement. PIANO ORCHESTRE Concerto op 38 (-/*/-) Oeuvre tonale, cependant qui me paraît sans aucune thématique. VIOLON ORCHESTRE Concerto 1941 (***/*/*) Sur une orchestration très aérée, parcimonieuse, feutrée, procédant par de légères ponctuations, évolue un violon discret dont la souple volubilité semble s'épancher sans heurt ni contrastes. Une grande expressivité, une grande nostalgie se dégagent cependant des thèmes très caractérisés (deux thèmes principaux, un mélodique, l'autre plus rythmique) constituant le mouvement. De nombreuses hésitations, passages pianissimo, communiquent à ce mouvement un caractère parfois intimiste et mystérieux. L'utilisation des percussions, dépourvue de la moindre agressivité, semble se fondre au contraire dans la suavité de l'ensemble. Les crescendos utilisent plus largement les tutti de cordes. Opérant une rupture totale, le troisième mouvement révèle un soliste émacié, presque incolore, désincarné, animé d'une perpétuelle vélocité sur un rythme à la forte scansion, presque haletant. Sa teneur thématique me semble cependant réduite. PIANO Sonata op 26 (1949) (-/-/-/-) Une écriture virtuose dans le sens de la densité, évoquant Scrabo de Ravel à la rythmique incessante. Le langage est dissonant, même s'il n'atteint jamais l'atonalisme. Une oeuvre à mon avis très froide qui n'éveille guère l'enthousiasme. BARRAUD Henri (1900-) PIANO ORCHESTRE Concerto (*/-/-) Oeuvre moderne sans être totalement atonale. Le piano, souvent cantonné dans l'extrême-aigu, est très dissonant. BARRIOS Agustin (1885-1944) GUITARE A peine romantiques, à peine marquées par le rhapsodisme sud-américain, ces pièces se caractérisent par leur facture classique, exprimant rarement quelques traits virtuoses ou originaux. La thématique est généralement bien caractérisée, à mon avis d'envergure limitée, parfois un peu facile (par exemple la "Pepita"). Malgré cela, on pourra admirer "Un sueno en la floresta", une pièce utilisant largement les trémolos propre au jeu de la mandoline. Aucune évolution perceptible du compositeur n'apparaît dans ces pièces datant de 1917 à 1943. Maxixe (-) Un sueno en la floresta (1917) (**) Vals (Vals brillante) op 8 n°4 1923 (-) Humoresque 1921 (-) Sarita (Mazurka) 1920 (-) Madrigal Gavota 1918 (-) Vidalita con Variaciones 1914 (**) Junto a tu corazon Vals 1928 (-) Mabelita 1920 (-) Tu y yo (Gavota romantica) 1918 (*) Villancido de Navidad 1943 (-) Pepita 1913 (*) Suite andine Aconquija 1928 (-) Aire de zamba1923 (-) Cordoba 1924 (-) Cueca 1925 (-) Una Limosnita por el Amor de Dios (*) BARTEVIAN Ara (XXème) ORCHESTRE Dans ces oeuvres, le style de Bartevian, proche de celui du Groupe des Six (simplicité harmonique, mélodisme franc, orchestration éclatante) s'en distingue par un dynamisme moins prononcé, un recours moindre aux cuivres auxquels il préfère souvent les bois. On ne trouve nulle trace du style expressionniste russe (Kabalevski, Khatchaturian, Taktakichvili, Novak...) Rhapsodie caucasienne (-) Dans une forêt en novembre (-) Scènes pittoresques (-) BARTOK Bela (1881-1945) DUO CELESTA PIANO Musique (-) PIANO Mikrokosmos n° 114 à 153 (-) Dans ces pièces dépourvues de tout mélodisme et de toute référence tonale, Bartok tente de compenser cette absence par des effets de rythme. Il y réussit parfois, me semble-t-il, mais quelle que soit la subtilité des ces effets, à mon avis ils ne paraissent guère suffisants pour masquer l'insuffisance thématique de ces oeuvres. PIANO ORCHESTRE Bartok adopte dans ses concertos un style caractérisé par une exubérance perpétuelle et un rythme qui, à mon avis, interdisent tout effet lyrique. Chromatisme et rythme supplantent définitivement mélodie et tonalité. Le "Concerto n°3" présente un ensemble moins atonal, le piano procède souvent par suite d'accords dissonants, mais comporte aussi de nombreux agréments qui tempèrent la rudesse du style. Concerto n°1 (-/-/-) Concerto n°2 (-/-/-) Concerto n°3 (**/**/*) Rhapsodie (*) Scherzo (*) Concerto (2 PIANOS ET PERCUSSIONS) (-/-/-) VIOLON ORCHESTRE Rhapsodie n°1 (-) Cette rhapsodie développe une suite de thèmes simples, d'un mélodisme un peu facile à mon goût, d'ailleurs peu rhapsodiques. BATH Hubert (1883-1945) PIANO ORCHESTRE Rhapsodie des Cornouailles (**) Cette oeuvre, écrite dans un style assez strictement romantique, manifeste de la part du compositeur, me semble-t-il, une maîtrise pianistique et orchestrale élevé, mais la brièveté de l'œuvre ne me permet pas suffisamment d'apprécier ses qualités sur le plan thématique. On remarquera en particulier à l'instrument soliste un passage rapide fulgurant dans l'extrême-aigu. Certaines harmonies rappellent Macdowell et le rhapsodisme américain. BAX Arnold (1883-1953) PIANO ORCHESTRE Concerto (-/-/-) (PIANO MAIN GAUCHE) Moderne, bruyant, atonal, tel m'apparaît ce concerto. Le piano, peu volubile, évolue souvent dans le grave ou le medium (dans le premier et le troisième mouvement). |