LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES
ŒUVRES
- :
peu intéressant * :
assez bon ** :
bon *** :
excellent **** :
exceptionnel Appréciation d'une œuvre en plusieurs mouvements : ex
: Concerto (***/-/**)
Si l'intitulé de l'œuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait |
BEACH-CHENEY Amy (1867-1944)
PIANO ORCHESTRE
Concerto ut # m 1900 (**/*/**/****)
Dans cette œuvre, à mon avis, d'intérêt
très variable, la compositrice américaine, à l'occasion du quatrième mouvement,
me semble égaler les meilleures productions du genre. Les trois premiers
mouvements contiennent des ébauches de motifs à peine esquissés qui ne
parviennent pas à leur aboutissement. Piano et orchestre se noient
réciproquement, me semble-t-il, dans une certaine confusion. En revanche, le
dernier mouvement me paraît atteindre, à l'instar du concerto de Sgambati par
exemple, le maximum de complexité et de subtilité. On peut remarquer le passage
central pathétique rappelant le second mouvement du "Concerto n°2" de
Chopin. Outre cette influence, on décèle, dans les effets rhapsodiques, des
réminiscences de Dvorak, Busoni (Fantaisie indienne), de Mackeben (Concerto
pour piano), de Grofé (Concerto pour piano)...
BEETHOVEN Ludwig Van
(1770-1827)
ORCHESTRE
On considère que les symphonies
de Beethoven marquent l'avènement d'une conception nouvelle de la musique selon
laquelle le compositeur s'implique au travers d'un lyrisme intense. C'est sans
compter les précurseurs les plus avancés de l'école de Mannheim : Cannabich,
Kraus et surtout Dittersdorff. La nouveauté prétendument apportée par Beethoven
sur le plan purement symphonique, thématique, harmonique est totalement ruinée
par la comparaison avec les symphonies de Dittersdorff, notamment les
"Symphonies sur les métamorphoses d'Ovide" écrites quelque quinze
années avant la première de Beethoven. Néanmoins, il me semble que le créateur
de la "Pastorale" a composé le plus bel ensemble de symphonies jamais
écrites à ma connaissance, développant et généralisant les procédés thématiques
élaborés par ses prédécesseurs. La première symphonie semble baignée d'une lumière
sereine, limpide, légère, il faut sans doute y déplorer une trop grande
répétition des thèmes. La seconde exploite des contrastes plus puissants, le
ton y est nettement plus pathétique.
Avec le premier mouvement de la "Symphonie n°3", Beethoven
atteint certainement le plus haut degré de son art. Ses qualités mélodiques,
harmoniques éclatent en thèmes d'un pathétisme intense. La diversité des idées
me paraît témoigner d'une prodigieuse richesse inventive. Le caractère
impérieux, la recherche d'un surpassement imprègnent le premier mouvement.
Malheureusement, les mouvements suivants de cette symphonie recèlent à mon sens
assez peu de matière musicale. La 4ème symphonie possède un caractère plus
enjoué, plus serein, moins pathétique. Le second mouvement: une mélodie
habilement accompagnée par l'orchestre me paraît le plus marquant. La 5ème
symphonie est certainement le grand chef-d'œuvre de Beethoven. C'est dans cette
composition que l'on ressent le mieux la volonté de surpassement de l'esprit
tendant à s'élever vers un idéal supérieur. Les contrastes y sont violents,
d'un pathétisme bouleversant dans le premier mouvement, la tension dramatique y
est portée à son maximum. Le second mouvement me paraît fascinant sur le plan
de la subtilité et de l'originalité. Ici Beethoven me semble exploiter
magistralement son génie du pianissimo. Jamais le compositeur n'a probablement
poussé son art jusqu'à des limites aussi extrêmes. Incontestablement, il me
semble que le génie atteint ici un de ses sommets les plus élevés. Le début du
4ème mouvement évoque par certains aspects le style de Sibelius, qui s'est
effectivement inspiré des symphonies de Beethoven. La "Symphonie n°6
Pastorale", quoique inégale, utilise sans outrance les procédés de la
musique descriptive. Elle est la plus proche, thématiquement, des
"Symphonies sur les métamorphoses d'Ovide" de Dittersdorff. Le
premier mouvement communique immédiatement une impression champêtre, notamment
par l'utilisation de la flûte. L'orage du 3ème mouvement permet à Beethoven
d'exploiter son sens de la masse orchestrale et des puissants contrastes, on
admirera également l'utilisation des cordes en pianissimo. "Au bord du
ruisseau" me paraît beaucoup moins convaincant, notamment l'évocation du
coucou qui me semble très empruntée, dépourvue d'originalité. Quant à
"Joyeuse assemblée de paysans", ce mouvement utilise un thème
principal qui me paraît un peu facile. Contrastant avec les symphonies les plus
inspirées du compositeur (la 5 et la 6), la "Symphonie n°7" renoue,
me semble-t-il, avec la sérénité des premières symphonies (1, 2 et 4).
Beethoven utilise largement, notamment dans le 3ème mouvement les thèmes
légers, entraînants. Dans le 4ème mouvement de cette symphonie, il semble que
le thème principal, superficiel à mon goût, souffre d'une certaine vulgarité.
Le premier mouvement de la "Symphonie n°8" s'apparente au premier
mouvement de la cinquième. Nous y retrouvons la même puissance d'idéalisme, la
même volonté de se hisser au-dessus de la matière, le même caractère impérieux.
La violence des contrastes y est portée encore plus loin sur une thématique qui
me paraît plus riche, ceci malgré une utilisation de l'orchestre très
classique, notamment les tutti de cordes pour le thème rythmique. Le plan ne se
départit pas non plus du bithématisme: thème rapide forte, rythmique et thème
mélodique lent, souvent confié à la flûte, mais l'exploitation qui en est faite
ici en modifie la signification et la charge d'un sens qu'il n'avait pas
originellement au XVIIIe siècle. Dans la "Symphonie n°9", les motifs
de style mannheimiens sont totalement abandonnés. Bien qu'animé d'un lyrisme
intense, l'on ne ressent pas dans le premier mouvement l'impériosité si
beethovénienne qui caractérisait les premiers mouvements des symphonies
"n°5" et "n°8". Le troisième mouvement, lent, me paraît une
des compositions les plus vides de matière musicale qu'ait écrite Beethoven, et
sa longueur excessive, de surcroît, le rend insupportable à mon goût. Nous lui
pardonnerons aisément en considération de tout ce qu'il nous a donné. Le
quatrième mouvement, à mon avis, vaut essentiellement par son fameux thème
principal. Dans le final, écrit sur les paroles de l'"Hymne à la
joie" de Schiller, Beethoveen ne tire pas des voix (notamment des
choeurs), me semble-t-il, les effets lyriques qu'il aurait pu obtenir pour une
telle composition, de sorte que ce mouvement, qui n'ajoute rien au précédent,
m'apparaît superflu. Il me semble que le compositeur aurait dû se limiter à
l'utilisation des chœurs et non des voix seules qui ne s'accordent pas au
lyrisme particulier du genre symphonique. L'ouverture "Coriolan" est
certainement la meilleure ouverture de Beethoven, celle où l'intensité
dramatique est à mon sens la plus affirmée. La thématique me semble variée,
d'une grande maturité, sans jamais donner dans la facilité. La structure
apparaît plus libre que dans les mouvements de symphonie. D'une diversité de
facture aussi grande que l'ouverture "Coriolan", l'ouverture
"Fidelio" ne me semble pas animée d'une tension aussi intense. Quant
à "Leonore III", bien que remaniée trois fois par le compositeur,
cette ouverture n'a jamais séduit le public de l'époque et ne me séduit pas
plus. Au contraire "Egmont" présente une grande maturité du langage
musical. On y décèle de nombreux effets préfigurant Sibelius.
Symphonie n°1 (**/*/**/**) BEETHOVEN
Symphonie n°2 (***/**/**/**)
Symphonie n°3 (****/*/**/*)
Symphonie n°4 (***/***/***/*)
Symphonie n°5 (****/****/***/***)
Symphonie n°6 Pastorale
(***/*/*/***/***)
Symphonie n°7 (**/***/***/**)
Symphonie n°8 (****/***/***/**)
Symphonie n°9 (***/***/*/***/*)
Ouverture Coriolan (***)
Ouverture Fidelio (***)
Ouverture Leonore III (*)
Ouverture Egmont (***)
PIANO BEETHOVEN
Malgré l'inégalité qu'implique
certainement une production aussi conséquente dans ce genre, l'oeuvre pour
piano seul de Beethoven recèle à mon avis de grandes pages. Comme dans ses
symphonies, le style du maître se caractérise par sa dimension impérieuse, les
effets de force, de puissants contrastes. L'apport de Beethoven dans le domaine
de la musique pour piano s'avère presqu'aussi important que dans le domaine
symphonique, ce qui incline à penser que la nouveauté stylistique tient à la
conception musicale de Beethoven, à la nouveauté de l'inspiration créatrice qui
retentit sur les plans thématique, harmonique, mélodique, indépendamment du
genre instrumental concerné. L'œuvre la plus caractéristique est sans doute la
Sonate "Walstein" où Beethoven affirme son lyrisme grandiose, mais
aussi dans l'introduction lente, un certain art de l'ellipse, de l'utilisation
du pianissimo et du silence dans une concentration extrême. Les parties
mélodiques contiennent généralement plus de réminiscences du style galant alors
que les parties véhémentes sont d’un style plus moderne. On peut signaler aussi
la sonate "Les Adieux", remarquable à mon avis, qui évoque
admirablement le déchirement de la séparation, la langueur de l'absence et la
joie des retrouvailles. Cependant, la meilleure oeuvre est peut-être la
célèbrissime "Lettre pour Élise" où Beethoven montre une autre
facette, plus inattendue, de sa personnalité, l'épanchement sentimental et
l'expression de la nostalgie.
Lettre pour Elise (****)
Sonate n°17 op 31 n°2 La tempête
(***/-/**)
Sonate si b M (*/**/**/-) BEETHOVEN
Sonate 2/I (**/-/*/*)
Sonate op 2/II (-/-/-/-)
Sonate op 2/III (-/-/-/-)
Sonate mi b M op 7 (*/**/**)
Sonate mi M op 22 (*/*/*)
Sonate mi M op 14/I (*/*/-)
Sonate ut m op 10/I (*/-/-)
Sonate fa M op 10/II (*/**/-)
Sonate ré M op 10/III (*/**/-/-)
Sonate Walstein op 53 (***/****/***/*)
Sonate op 49/I (**/**)
Sonate op 49/II (**/-)
Sonate Hammerklavier op 106 (**/*/**/-)
Sonate la M op 101 (*/*/*/*)
Sonate sol M op 14/II (**/-/-)
Sonate mi M op 109 (*/*/*)
Sonate la b M op 110 (-/*) BEETHOVEN
Sonate ut m op 111 (***/**)
Sonate n°13 op 27 n°1 (-/-/-/-)
Sonate n°14 op 27 n°2 Clair de lune (-/-/**)
Sonate n°15 op 28 Pastorale (**/**/-/*)
Sonate op 31 n°1 (*/**/-)
Sonate n°22 op 54 (**/-)
Sonate n°23 op 57 appasionata (***/-/***)
Sonate n°24 op 78 pour Thérèse
(-/-)
Sonate n°25 op79 (*/**/-)
Sonate n°18 op 31 n°3 (**/***/**/**)
Sonate n°26 op 81a Les Adieux
(***/***/***)
Six bagatelles op 126
(-/-/-/*/*/*)
Les bagatelles ne témoignent
certainement pas du génie beethovénien. Assez volubiles, d'apparence
brillantes, notamment la première, elles me paraissent thématiquement
inconsistantes. Signalons le ton de la quatrième, manifestant une certaine
pugnacité, assez caractéristique de Beethoven. Loin d'exprimer la fantaisie et
la grâce qu'on aurait pu attendre de leur titre, ces pièces évoquent plutôt, me
semble-t-il, un bouillonnement vain. Ce jugement sévère doit être tempéré par
l'existence d'un très beau motif, à mon avis, dans la sixième, mais sporadique.
PIANO ORCHESTRE BEETHOVEN
Le "Concerto n°5
l'Empereur" est certainement un des rares concertos de valeur à une date
aussi précoce de l'histoire du genre. Beethoven s'affirme donc comme pionnier
aussi bien dans le domaine de l'œuvre concertiste que symphonique. Dans le
premier mouvement, le compositeur développe de nombreux thèmes très colorés, à
mon avis d'une grande beauté et d'un grand lyrisme. L'ensemble de l'œuvre,
malgré une prestation du soliste qui me paraît remarquable , demeure très
symphonique. Des autres oeuvres pour piano et orchestre ne se détache, à mon
avis, que le "Concerto n°4", qui me paraît nettement moins lyrique et
inventif.
Concerto n°1 (-/-/*)
Concerto n°2 (-/-/*)
Concerto n°3 (-/-/*)
Concerto n°4 (*/*/*)
Concerto n°5 l'Empereur 1869
(***/*/**)
Concerto Wo0 4 (-/*/-)
Concerto (Allegro) (-)
Rondo (-)
PIANO ORCHESTRE
CHŒURS
Fantaisie avec chœur (-)
DUO PIANO VIOLON BEETHOVEN
Sonates
Les sonates pour piano et violon
représentent un genre qui ne me paraît guère propice à l'épanouissement du
génie beethovénien. Elles sont pourtant variées, mettant en relief tour à tour le violon (dans une tessiture assez
grave) et le piano, qui n'est donc pas limité au rôle d'accompagnement. La
"Sonate n°5", la septième sont les seules écrites dans un registre
pathétique avec la neuvième qui est la plus virtuose, la plus impérieuse, la
plus passionnée. Dans ces oeuvres, le langage pianistique apparaît plus évolué
que le langage violonistique, plus classique.
n°1
1799-1801 (-/*/*)
n°2
1799-1801 (-/**/-)
n°3
1799-1801 (-/-/-)
n°4
1799-1801 (-/-/*)
n°5
Le printemps 1801 (-/-/-/*)
n°6 1801-1802 (-/-/-)
n°7 (**/*/-)
n°8 1802 (*/-/-)
n°9 Sonate à Kreutzer 1803
(**/*)
n°10 1812 (*/-/-/-)
PIANO VIOLON VIOLONCELLE ORCHESTRE BEETHOVEN
Triple concerto (**/*/*)
La particularité de ce concerto
dans sa structure et sa thématique se comprend si on l'assimile à un quatuor
dans lequel l'orchestre tiendrait la quatrième partie aux côtés des solistes.
Les motifs lancés par ces derniers se succèdent souvent très rapidement et
s'amalgament de manière à mon avis très réussie. Un souffle haletant traverse
le premier mouvement, dont le style rappelle plutôt Haydn que Mozart. Dans le
second mouvement, le piano se limite souvent à l'accompagnement. Dans le
troisième mouvement, la thématique me paraît plus rudimentaire et le dynamisme
se trouve, me semble-t-il, en porte-à-faux avec le classicisme compassé des
motifs.
QUATUOR
Quatuors à cordes op 28 (1801)
Bien que toute trace de
thématique galante (en particulier les résolutions mélodiques) soient absentes
dans ces pages, l'on y rencontre très peu de véhémence romantique. Le style
témoigne plutôt d'une écriture neutre, parfois assez sommaire à mon avis (par
exemple les 3e et 4e mouvements du "Quatuor n°2" ou le 3e mouvement
du "Quatuor n°3") Seul le 1er mouvement du "Quatuor n°1"
bénéficie d'une trame thématique plus dense et plus variée. Les ressources
propres au quatuor, notamment l'utilisation des basses, sont à mon avis assez peu
exploitées. Il semble que Beethoven ait considéré ici le quatuor beaucoup plus
comme un genre obligée de la littérature musicale qu'il se devait d'aborder
plutôt qu'une forme propice à l'épanouissement de l'inspiration. Celle-ci me
paraît faire totalement défaut à ces compositions.
n°1
en fa M (1798-1800) (*/-/-/-)
n°2
en sol M (1799) (-/-/-/-)
n°3
en ré M (1798) (-/-/-/-)
n°4
en ut m (-/-/-/-)
n°5
en la M (-/-/-/-)
n°6
en si b M (-/-/-/-)
Les quatuors de Beethoven op
127, 130, 131, 132, 135 ne me semblent pas refléter les qualités du compositeur
qui transparaissaient dans un grand nombre de ses oeuvres symphoniques ou
pianistiques, notamment. D'aspect abstrus, surfait, rébarbatif, peu romantique,
évacuant tout lyrisme et parfois tout mélodisme, ces oeuvres m'ont paru souvent
monotones ou sèches, comme si Beethoven avait voulu s'astreindre à des
contraintes d'ordre purement compositionnelles et scholastiques. Si le
"Quatuor op 130" demeure relativement mélodique, de nombreuses
parties, parmi les autres opus, adoptent un rythme souvent fatigant, peu
imaginatif, une structure systématique, rappelant le style contrapuntique, par
exemple les 7e, 8e, 9e, 10e mouvements du
"Quatuor op 131". Le premier mouvement du "Quatuor op 132" semble
renouer avec un certain pathétisme, impression vite démentie par le mouvement
suivant qui en est totalement dépourvu. Le "Quatuor n°16" me paraît
présenter, en dépit d'un manque total d'inspiration à mon avis, l'apparence
d'un lyrisme intense, qui tombe totalement à plat. Le "Quatuor n°10"
me paraît une heureuse exception, notamment avec son électrique 3ème mouvement
comportant un motif à mon goût remarquable à la contrebasse. Dans l'ensemble,
ces quatuors ne me semblent pas destinées à émouvoir le public mélomane.
L'écriture apparaît cependant d'une remarquable maturité. Plus aucune trace des
résolutions mélodiques caractéristiques du style galant n'est perceptible.
L'évolution stylistique du quatuor depuis la fin du XVIIIème siècle étant moins
spectaculaire que celle des autres genres musicaux, ces oeuvres paraissent peu
différentes des quatuors de Debussy ou Ravel par exemple, du point de vue
modernité du style.
Quatuor n°10 mi b M op 74 1908 (**/-/***/-) BEETHOVEN
Quatuor n°12 mi b M op 127 1826 (-/-/-/-)
Quatuor n°14 do d m op 131 1826 (-/-/-/-/-/-/-)
Quatuor n°16 fa M op 135 1826
(-/-/-/-)
Quatuor
op 130 (1825-26) (-/-/-/-/-/-)
Quatuor
op 132 (1825) (-/-/-/-/-)
Quatuor op 133 (1825-26)
(-/-/-/-/-/-)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto (*/-/-)
Cette composition de Beethoven
m'apparaît extrêmement décevante si l'on excepte la magnifique ouverture
orchestrale du premier mouvement. A mon avis, le soliste, peu convainquant, se
perd en développements fastidieux sur une thématique inconsistante. Il me
semble en outre que cette pauvreté est aggravée dans le premier mouvement par
une longueur excessive. Le dernier mouvement se réfère au style mannheimien.
BELLINI Vincenzo
HAUTBOIS ORCHESTRE
Concerto E b M (*)
Concerto typiquement
post-baroque à tendance classique. Soliste volubile. Les mouvements présentent
généralement des parties contrastées.
BENDA Franticek (1709-1786)
VIOLON ORCHESTRE
Ces oeuvres de Benda,
surtout, le Concerto en D M reflète le style post-baroque, précisément les
concertos les moins virtuoses de l'opus 12 de Vivaldi. Si de nombreux soli,
assez vivaldiens, témoignent d'une belle intensité lyrique et d'une certaine
virtuosité, les thèmes orchestraux me paraissent parfois d'intérêt plus limité.
Concerto D M 1760 (**/-/*)
Concerto D m 1760 (-/-/-)
BENDA Georg Antonin
(1755-1795)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto en si M (*/*/*)
Ce concerto baroque rappelle
plutôt Leclair que Vivaldi, en ce qui concerne la structure rythmique. Certains
motifs évoquent au contraire la thématique vivaldienne. Les mouvements sont
assez longs pour un concerto baroque. Le troisième mouvement recèle à mon avis
quelques très beaux motifs en notes redoublées et un en doubles cordes. En
conclusion, l'œuvre me semble comporter quelques moments sublimes noyés dans un
ensemble assez terne.
BENDA Jan Jiri
(1713-1752)
VIOLON ORCHESTRE
Le style de Jiri Benda dans
cette oeuvre apparaît assez comparable à celui de Frantisek Benda, bien que
d'une moindre maturité. Une oeuvre post-baroque au lyrisme généreux, néanmoins
au violonisme mélodique assez simple, peu virtuose, en ce qui concernent les
mouvements rapides. Le rythme régulier, assez compassé, du premier mouvement le
rapprocherait plutôt des transcriptions de Bach pour violon et orchestre. Le
mouvement lent se caractérise au contraire par son élaboration motivique sans
aucune concession aux facilités du style galant. On admirera particulièrement
les résolutions mélodique,s les modulations très subtiles qu'il contient ainsi
que l'expressivité qui s'en dégage.
Concerto D M (-/**/-)
BENJAMIN Arthur (1893-1960)
PIANO ORCHESTRE
Concerto quasi una fantasia
(-/-/-)
Oeuvre présentant à mon avis un
style d'un tonalisme assez lâche, peu mélodique, d'un rythme quelque peu fatigant.
L'intérêt thématique me paraît faible. L'orchestration est souvent bruyante
malgré son classicisme. Le piano est écrit dans le même style cacophonique,
rompu parfois par un passage plus brillant. On notera dans la partie lente un
solo de trompette assez étonnant. La finale me semble très confuse.
Concertino (-)
L'œuvre apparaît plus classique
que le "Concerto quasi una fantasia", moins cacophonique et moins
bruyante à mon goût, tout en demeurant dans le même rythme incessant. On y sent
parfois l'influence du jazz.
VIOLON ORCHESTRE
Rumba jamaïca (*)
Malheureusement très très courte,
cette rumba, originalement pour orchestre, à mon avis, ne manque pas de charme.