RÉPERTOIRE CRITIQUE - BIA
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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES œUVRES - : peu intéressant * : assez bon ** : bon *** : excellent **** : exceptionnel Exemple pour une œuvre en plusieurs mouvements : Concerto (***/-/**)
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BIBER Franz von (1644-1764) VIOLON Il semble que les sonates pour violon seul au XVIIème siècle soient avant tout une démonstration de virtuosité. Les sonates de Biber, notamment la "Sonata representativa", atteignent presque le niveau de virtuosité des œuvres de la première moitié du XVIIIème siècle, en revanche la thématique paraît peu affirmée. Les effets de bariolages sont développés, notamment dans le "Praeludium" de la "Sonata I", l'"Aria e variatio" de la "Sonata III". De même on y rencontre les figurations rapides dans l'extrême-aigu comme chez Vivaldi, notamment dans "Nachtigal", "Cucu" de la "Sonata representativa". Dans la même sonate, "Die Katz" présente des effets humoristiques de glissando en imitation. La partie la plus intéressante de cette sonate pourrait être la "Marche des Mousquetaires" dont les effets rappellent quelque peu la fameuse "Danse du sabre" de Khatchaturian. La "Passacaglia" de la "Sonate VI" présente à mon avis beaucoup d'expressivité, notamment dans un motif en doubles cordes lent; de même le "Praeludium" de la "Sonata II" me paraît empreint d'un certain pathétisme. Sonata I 1681 (*/*/-/-) Sonata II (*/-/*) Sonata III (-/*/*) Sonata IV (-/-/-/-/-) Sonata representativa 1681 Allegro (-) Nachtigal (*) Cucu (*) Fresh (-) Dide Henn & Der Hann (-) Die Wachtel (-) Die Katz (-) Musqetir Mars (**) Allemande (-) Sonata V 1681 (-/-/-/-) Sonata VI 1681 (-/**/*/-/*) Sonata VII 1681 (-/-) Sonata VIII 1681 (-/-/-/-/-) Sonata la pastorella 1681 (-) LUTH Passacaglia 1681 (-) MUSIQUE DE CHAMBRE (VIOLON, VIOLE D'AMOUR, ALTO, HARPE, CLAVECIN, THÉORBE, VIOLONCELLE, VIOLE DE GAMBE) Les Partitas de Biber, réunies sous l'appellation générale d'"Harmonia artificioso -Ariosa" oscillent entre des caractéristiques très archaïques, d'un mélodisme à mon avis étriqué et des caractéristiques très évoluées consécutives du développement important de la virtuosité introduite par Biber (ou d'autres violonistes de l'époque ?). De nombreuses parties (les 5 premières partitas, d'une manière générale) me paraissent répétitives, peu imaginatives, néanmoins dans un rythme d'une certaine vivacité. Il est remarquable que Biber n'utilise jamais le style fugué des contrapuntistes de l'époque et se réfère, semble-t-il, plus à la musique profane des cours princières, notamment dans l'"Arietta variata" de la "Partita VII", par ses cadences résolutives en particulier, son tonalisme très franc. Certaines pièces plus virtuoses brillent particulièrement notamment dans la "Partita VI" avec une belle série de variations, mais aussi le "Praeludium" de la "Partita II", la "Sonata" de la "Partita IV". Les meilleures pièces de ces partitas, me semble-t-il, contiennent en germe de nombreux effets de virtuosité de la musique baroque à son plus haut degré tels qu'on les rencontre chez Tartini, Vivaldi, Locatelli... Partita I (1696) Sonata (-) Allemande (-) Gigue (-) Aria (-) Sarabande (-) Finale (-) Partita II (1696) Praeludium (**) Allemande (-) Balleto Partita I (-) Aria presto (-) Gigue (-) Partita III (1696) Praledium (-) Allemande (-) Amener (-) Balleto (-) Gigue (-) Ciacona canon in unisono (-) Partita IV (1696) Sonata (*) Allemande (-) Trezza (-) Aria (-) Canario (-) Gigue (-) Policinello (-) Partita V (1696) Intrada (-) Aria (-) Balleto (-) Gigue (-) Passacaglia (-) Partita VI (1696) Praelidium (-) Aria e variatio (**) Finale (-) Partita VII (1696) Praeludium (***) Allamande (-) Sarabande (-) Gigue presto (-) Aria (-) Trezza (-) Arietta Variata (-) BIZET Georges (1838-1875) ORCHESTRE Wagner, Rossini, Tchaïkovski, telles sont les influences contradictoires que Bizet semble avoir concilié dans son "Ouverture en la majeur". La coloration harmonique procède de Wagner alors que le mélodisme rappelle parfois Rossini. En outre, certains passages évoquent l'orchestration caractéristique des ballets tchaïkovskiens. L'ouverture "Patrie" ne me semble qu'un pâle reflet de cette œuvre. Ouverture Patrie (*) Ouverture la M (***) PIANO L'œuvre pour piano de Bizet semble placée sous le signe du mélodisme, et parfois d'une simplicité presque schumanienne. Mais l'auteur de "Carmen" y ajoute, me semble-t-il, son sens de la couleur et de la vivacité. Les harmonies me paraissent souvent subtiles comme dans la "Bohémienne". Bizet semble demeurer dans une conception classico-romantique pure qui ignore totalement les prémisses de l'impressionnisme debusséen. Grande valse de concert op 20 (***) Premier nocturne fa M (**) Variations chromatiques (*) Premier caprice (***) Deuxième caprice (***) Chasse fantastique (**) Romances sans paroles (*) Thème brillant (-) Valse en ut M (***) Trois esquisses musicales Ronde turque (***) Sérénade (***) Caprice (***) Marine (-) Nocturne en ré (-) Magasins des familles (-) Les chants du Rhin L'aurore (-) Le départ (-) Les rêves (*) La bohémienne (***) Confidences (-) Le retour (***) Quatre préludes n°1 (-) n°2 (-) n°3 (*) n°4 (-) BLISS Arthur (1871-1975) PIANO ORCHESTRE Concerto (*/*/*) œuvre sporadiquement tonale sur des bribes de motifs qui me paraissent très décousus. L'orchestration est à mon avis variée, assez colorée. BLOCH Ernest (1880-1959) VIOLON ORCHESTRE Concerto (-/-/-) Concerto moderne, à mon avis, insipide. Le troisième mouvement est plus dynamique, mais ne recèle pas plus, me semble-t-il, de matière musicale. Suite hébraïque (-) Le début de l'œuvre, d'un mélodisme oriental assez charmeur, cède vite la place à de longs développements n'engendrant à mon avis que lassitude et ennui. Le violon domine un orchestre discret. L'ensemble est clair, tonal, très classique. BLUMENFELD Félix (1863-1931) PIANO ORCHESTRE Allegro de concert in A major op 7 (1889) (-) Une écriture plus que sommaire à mon avis pour cette oeuvre à tendance extressionniste. Piano à la thématique très diatonique, sans guère de nuance. Le mélodisme (très primaire à mon sens) communique néanmoins à cette oeuvre une certaine chaleur. BOCCHERINI Luigi (1743-1805) QUINTETTE Boccherini se montre, me semble-t-il, un esprit très volubile, malgré la relative limitation lyrique qu'impose le genre du quintette. Le piano prend la place principale bien qu'il se montre peu virtuose, mais s'exprime en thèmes courts d'une particulière efficacité. De petits thèmes au violon, et parfois des passages en tutti reprenant les thèmes principaux, créent à mon avis, un effet puissant évoquant quelque peu les tutti d'un orchestre dans un concerto. La conception est donc assez symphonique. Le nombre de mouvements de ces quintettes est variable, 4 à 5, le mouvement lent peut se trouver en second ou troisième position. Le style de Boccherini me paraît aimable, dynamique, très tonal sans abonder dans l'ultratonalisme du style galant. Il exploite, à mon sens, la pœsie particulière des motifs lents comme le fait Mozart ("Andante lento" du G418). Quintetto secondo G414 (***/*/***/**) Quintetto terzo G415 (***/*/***/***/***) Quintetto sesto G418 (**/*/**/***) TRIO Très caractéristiques de la musique de chambre par opposition à la musique concertante, ces œuvres, à la thématique souvent un peu étriquée, ne manifestent aucune intention lyrique. L'ensemble demeure assez terne, restreignant les effets à de petits motifs très "intimistes" à l'ambitus limité, et évitant tout son tenu. On pourrait presque employer le terme de micro-musique. Boccherini utilise cependant avec habilité les différents plans instrumentaux pour les intégrer dans un ensemble thématique cohérent atteignant une certaine complexité. On peut déplorer sur l'ensemble un certain manque de dynamisme, sauf dans le prestissimo (4ème mouvement) du "Trio n°2" et l'"Allegro" (2er mouvement) du "Trio n°6" aux accents plus vigoureux. On doit signaler l'intérêt du "Minuetto" (3ème mouvement) du "Trio n°1" et de l'"Andantino" (2ème mouvement) du "Trio n°4", remplis d'effets particulièrement subtils. Six trios à cordes op 14 1773 Trio n°1 fa M (**/-/***) Trio n°2 ut m (*/-/**/*) Trio n°3 la M (*/-/-) Trio n°4 ré M (-/***/-) Trio n°5 mi b M (-/-/-) Trio n°6 fa M (-/-/-) VIOLONCELLE ORCHESTRE Les concertos pour violoncelle de Boccherini déploient une virtuosité instrumentale certaine, notamment dans le "Concerto n°3", virtuosité, qui toutefois n'engendre pas, à mon avis, d'effet lyrique affirmé. Le soliste est exploité dans une tessiture relativement aiguë sans pourtant apporter, me semble-t-il, d'éclat particulier à ces œuvres. S'agit-il d'une limitation liée à l'instrument lui-même? Il est remarquable que les œuvres pour contrebasse (notamment le "Duo concertant" de Bottesini) s'affirment, à mon avis, d'une qualité supérieure aux œuvres pour violoncelle, d'une manière générale. Une particularité remarquable signe les "Concerto n°2" et "n°1": l'existence de cadences solistiques en fin de mouvement exploitant le mélodisme typiquement ibérique (sont-elles autographes?), ce que ne fait pas Boccherini dans une autre occasion. Concerto n°1 G477 (-/-/-) Concerto n°2 G479 (-/-/-) Concerto n°3 G dur G480 (-/-/-) Concerto en ré M G478 (-/-/-) Concerto B m G 482 (-/-/*) BODOROVA Sylvie (1954-) GUITARE ORCHESTRE Ces Canzoni de Sylvie Bodorova, d'un classicisme plus marqué que dans les œuvres de ses compatriotes Macha et Fiser, ne manquent pas de thèmes d'un appréciable intérêt, l'ensemble cependant me paraît disparate. C'est la 3e Canzone qui me semble la plus dense, notamment par des interventions successives du soliste et de l'orchestre dans une structure hachée, puis par un solo très mélodique. Nous retrouveons dans cette œuvre le voisinage de formules relativement modernes et d'un mélodisme plus classique. La Canzone di chiusura, à mon sens la Canzone la plus réussie est une œuvre enthousiasmante qui déborde de vie et de sensibilité. Tre Canzoni da suonare per guitara ed orchestra d'archi (1980-1985) Canzone d'apertura (*) Canzone d'amore (*) Canzone di chiusura (***) BœCK Auguste de (1865-1937) VIOLON ORCHESTRE Concerto (***/*/**) Le style de de Bœck ne s'apparente déjà plus au style romantique de l'école franco-belge. On y pressent plutôt la manière de l'école russe à la fin du XIXème siècle. Le premier mouvement est à mon avis animé par un très beau thème, légèrement nostalgique. On notera un curieux motif en notes trillées. Un passage en pizzicato à la fin du mouvement évoque quelque peu le "Concerto" de Glazounov. Le dernier mouvement semble accuser un manque de contraste qui le rend vite lassant, à mon goût. De trop longs développements mélodiques me paraissent nuire à l'intérêt du mouvement. BOIELDIEU François (1775-1834) HARPE ORCHESTRE Concerto en ut M (-/-/**) Cette œuvre brillante, virtuose, malgré la maturité de l'écriture, ne me paraît recéler que peu de matière musicale. Les parties orchestrales sont de style nettement plus mannheimien que la partie soliste, très variée, très virtuose. On notera que la harpe utilise peu les séries d'arpèges, procédés assez spécifique à cet instrument. Le second mouvement (Andantino) présente une certaine coloration pathétique par son ouverture, ce que ne confirme pas la suite du mouvement. Le dernier mouvement (Rondeau) présente des parties orchestrales, me semble-t-il très sommaires, en revanche l'instrument soliste expose pour chacune des deux parties successives un thème caractéristique, assez incisif, constituant à mon avis le seul intérêt musical du mouvement, et même du concerto entier. PIANO ORCHESTRE Concerto fa M (-/-) œuvre qui me paraît limitée à la thématique mannheimienne sans la moindre surprise. Les tutti orchestraux et les soli s'alternent assez nettement. BOELY Alexandre Pierre François (1785-) ORGUE Fantaisie et fugue en si b (-) Un poco lento en mi M (-) Toccata en si m (-) Fugue en fa dièse m (-) Andante con moto en sol m (*) Allegro ma non troppo (-) Canon à l'octave (-) BONFA Luis GUITARE Manha de Carnaval (-) Passelo no Rio (**) BORODINE Alexandre (1833-1887) ORCHESTRE Dans les steppes de l'Asie centrale (*) Malgré le programme qui aurait pu lui communiquer un certain caractère d'originalité, cette œuvre ne me paraît affirmer aucun thème marquant. Symphonie n°2 (**/**/-/*) Cette belle symphonie, à mon goût, présente une orchestration très cuivrée (surtout au premier et second mouvement), claire, très aérée, contrastée, surtout rythmiquement. Le premier mouvement se termine par la reprise fortissimo au trombone du thème principal. On notera l'emploi de la harpe dans le troisième mouvement lent. Le style est très rhapsodique. Danses polovtsiennes (**) Suite de thèmes folkloriques, le meilleur me paraît être le premier. Le second comporte un motif de 4 notes descendantes en pizzicati. L'orchestration est plus classique, plus compacte, plus touffue que dans les symphonies. Symphonie n°3 inachevée (*/**) D'une orchestration moins contrastée, moins dynamique que la "Symphonie n°2", cette œuvre utilise moins les cuivres et plus les bois. Le second mouvement impose, à mon avis, un magnifique thème principal, malheureusement la longueur de la partie centrale lente plus faible avant le retour de ce thème, nuit, me semble-t-il, à l'intérêt du mouvement. Symphonie n°1 (1862-1867) (**/-/-/-) Dans cette symphonie, comme dans les deux autres, Borodine accorde une prééminence à l'utilisation des cuivres, largement supérieure aux habitudes de l'époque et il y déploie une certaine virtuosité. Cette prédilection, et c'est en cela une caractéristique remarquable, ne détruit nullement le mélodisme et n'entraîne aucun stridence. Borodine atteint toujours une grande souplesse et une grande subtilité dans l'écriture des cuivres et percussions. Il évite même tout effet de péroraison et s'épanche plus naturellement vers une certaine suavité, la recherche d'effets feutrés, progressifs. Malgré ces qualités sur le plan de l'écriture, cette œuvre ne me séduit pas plus que les autre symphonies du maître en raison d'un thématique à mon avis très limitée. Signalons cependant des effets rythmiques de trépidation assez bienvenus, une grande densité du tissu musical dans le premier mouvement. QUATUOR Quatuor n°1 op 11 D M (1885) (*/*/***/-) Cette œuvre me paraît receler une matière musicale extrêmement variable, surtout concentrée dans le charme envoûtant de quelques motifs mélodiques. Le premier mouvement est essentiellement mélodique, le 3e très homogène, enfin le 4e, plus dynamique, plus rythmique, m'apparaît plus proche d'une divagation vide de substance musicale. De ce constat sévère, l'on doit excepter le 3e mouvement lent (Notturno Andante): moment magique où s'exprime le pathos presque maladif d'une mélodie angoissante, étourdissante, au caractère rhapsodique très marqué. Borodine utilise très largement le procédé de répétition des motifs d'un registre à l'autre. BORTKIEWITCH Serge (1877-1952) PIANO ORCHESTRE Concerto n°1 1913 (*/-/-) Concerto très classique par rapport à sa date de parution. Le style évoque Grieg ou Tchaïkovski, en plus sommaire cependant, il me semble. L'orchestre utilise beaucoup les cordes en larges passages mélodiques. BOSCHSA Nicolas-Charles (1798-1856) HARPE Etude Allegro agitato (**) BOTTESINI Giovanni (1821-1889) CONTREBASSE ORCHESTRE Tarentelle (***) La "Tarentelle" me paraît une œuvre magistrale qui s'impose véritablement comme l'hymne à la contrebasse. Il me semble que Bottesini réussit à insuffler à son instrument un lyrisme foudroyant malgré la contrainte du registre grave peu propice à ce type d'effusion. On peine à croire la manière dont il parvient à surmonter et faire oublier le caractère ingrat de l'instrument pour lui donner son plein épanouissement. Concerto (*/*/*) Bien que varié, énergique, virtuose comme la "Tarentelle", ce concerto n'en a pas, me semble-t-il, la qualité thématique, ni le lyrisme. L'orchestre à cordes s'intègre bien à la partie solistique. On notera une cadence à la fin du premier mouvement (autographe ?) se terminant sur un bel accelerando. Concerto [ORCHESTRE A CORDES] EN b M (**/*/*) Ce concerto présente une partie soliste de très haute virtuosité, une orchestration sporadique, mais très intégrée au soliste, affirmant des effets très originaux. Cependant, l'œuvre ne contient à mon avis guère de motifs d'intérêt musical supérieur. CONTREBASSE PIANO L'élévation de la pensée, la hauteur d'inspiration caractérisent de nombreuses œuvres pour contrebasse et piano de Bottesini, à l'instar du Duo concertant pour contrebasse, violon et orchestre. Les longues pièces lyriques sont souvent mieux traitées par Bottesini que les pièces courtes, conséquence sans doute de l'ethos qu'impose l'instrument. L'"Allegro di Concerto alla Mendelssohn" (quoique la référence à Mendelssohn apparaisse de pure forme) se distingue à mon avis par la profondeur de l'expression, une succession sans faiblesse de thèmes et motifs très virtuoses utilisant tous les registres de l'instrument, notamment l'extrême aigu. La partie centrale, en forme de cadence, qui se termine par un grand accelerando entremêlant les thèmes du piano et de l'orchestre, constitue sans doute l'apothéose de ce mouvement. Plus animé, le "Bolero" impose un motif rythmique (très peu rhapsodique) après une introduction lente en forme de cadence. Il nous faut signaler cependant l'existence de certaines œuvres dépourvues de tonus, de virtuosité et à mon avis d'intérêt comme "l'Elégie en D M"," l'Introduction e gavotte en A M". Elégie n°1 en D (**) Allegro di Concerto Alla Mendelssohn (****) Melodia (**) Bolero (***) Elégie n°3 Romanza patetica (**) Introduction et Gavotte (*) Capriccio di bravura (**) Elégie n°2 Romanza Drammatica (*) Allegretto Capriccio (*) Rêverie (-) Tarentella en A m (***) Mélodie en E m (**) Allegro capriccioso F b m (*) Elégie D M (-) Capriccio di bravura A M (*) Introduction e gavotte A M (-) CONTREBASSE VIOLONCELLE ORCHESTRE Concerto en G M (*/***/***/-) Ce concerto bénéficie d'une orchestration très originale dans ses effets, elle-même virtuose bien que ses interventions soient sporadiques. Les solistes s'expriment souvent dans le style d'une cadence de haute virtuosité selon une expression très dramatique. L'Allegro (2e mouvement), présentant un thème en staccato très serré, est sans doute le mouvement le plus remarquable de cette œuvre. CONTREBASSE VIOLON ORCHESTRE Duo concertant (***) Le nom de duo s'applique pleinement à cette œuvre car les solistes réalisent une parfaite fusion, s'alternant ou s'accompagnant intimement. Curieusement, la contrebasse est beaucoup plus utilisée dans sa tessiture aiguë que grave. Il en résulte des timbres à mon avis d'une grande originalité. Le style général de l'œuvre apparaît incontestablement paganinien (thématiquement surtout), moins cependant que dans les concertos de Spohr ou les premières œuvres de Wieniawski. L'orchestre, où dominent les cordes, demeure assez discret, mais ses interventions me paraissent toujours judicieuses. La structure, très variée, à mon avis, évite tout effet systématique et toute monotonie, bien que la place prépondérante soit accordée aux motifs lents. BOULANGER Lili (1893-1918) DUO PIANO VIOLON "Cortège" semble préserver un bon équilibre et une bonne fusion entre le style classico-romantique et le style moderne en conciliant l'expressivité de la mélodie cantabile avec les effets modernes. Un charme indéfinissable se dégage de cette composition. "Nocturne", de ce point de vue paraît moins convaincant, tout en réservant à l'auditeur des subtilités inattendues. Nocturne (**) Cortège (***) BOULOGNE Joseph (CHEVALIER DE SAINT-GEORGE) (1739-1799) VIOLON ORCHESTRE Si elles demeurent assez typiques du style mannheimien, les œuvres pour violon et orchestre de Boulogne se caractérisent par un grand dynamisme. La mélodie garde cependant, à mon avis, un aspect rudimentaire. Sur l'ensemble se dégage le troisième mouvement du "Concerto op 9 n°9" dont les soli me paraissent très enlevés. Notamment, un thème, qui me paraît assez beau, fait se superposer un motif au violon et à l'orchestre. Le "Concerto op 3 n°1" me semble faire preuve d'une fraîcheur et d'une vivacité remarquables, le soliste s'y révèle très incisif, particulièrement dans le dernier mouvement. Concerto op 8 n°9 (*/-/**) Concerto op 5 n°2 (-/*/-) Concerto op 3 n°1 (*/*/*) Concerto op 4 n°1 (-/-/*) BOUNINE Rewol (1924-1976) PIANO ORCHESTRE Concerto en sol m (-/*/-) Cette œuvre demeure à mon avis d'un modernisme tempéré. Le piano fait parfois preuve d'un certain mélodisme. Le premier mouvement est dynamique avec de nombreuses notes piquées. VIOLON ORCHESTRE Symphonie concertante op 43 (-/-/-) Concerto relativement tonal. Le soliste, à mon avis, se noie dans un accompagnement orchestral surchargé, martelé systématiquement, en particulier par des pizzicati. BOWEN York VIOLON ORCHESTRE Concerto in E minor op 33 (1915) (**/*/**) Violon harmonieux, ondoyant, fluide, volubilité sans virtuosité manifeste, intégration parfaite à un orchestre lui-même souple, coloré, varié, telles sont les caractéristiques majeures de cette oeuvre. Sur le plan harmonique, on peut ajouter qu'il s'agit d'une oeuvre néo-classique très tonale. L'écriture associe un mélodisme chromatique à un jeu violonistique très legato. Sur le plan thématique, l'oeuvre possède à mon avis un thème principal très attractif, mais l'ensemble me paraît demeurer relativement terne. le dernier mouvement introduit un passage plus contrasté et plus lyrique au moyen d'une cadence terminale assez bienvenue. PIANO ORCHESTRE Concerto n°1 E flat op 11 (1903) (-/*/-) Une oeuvre de structure et de contenu assez hétérodoxe. Le mouvement lent se trouve remplacé par un scherzo. L'ensemble propose quelques épisodes parfois assez lyriques, mais dérivant vers un discours anecdotique, notamment par les interventions du trombone dans le premier mouvement. |