RÉPERTOIRE CRITIQUE- BRA
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (***/-/**)
Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait
BRAHMS Johannes (1833-1897)
DUO PIANO VIOLON
Sonate op 78 (*/-/*)
Sonate op 100 (*/*/-)
Sonate op 108 (-/-/*/**)
Ces oeuvres présentent un violon aigu, clair, très mélodique, assez dynamique, cependant sans aucune virtuosité, rarement pathétique à mon avis (sauf légèrement dans le quatrième mouvement de la sonate op 108). On décèle très peu de doubles cordes et de rares pizzicati. Il me semble que Brahms manifeste ici sa tendance à un classicisme très strict.
ORCHESTRE
Danses hongroises 1858-1869 (transcription)
n°1 (***)
n°3 (***)
n°10 (***)
Ces danses hongroises sont-elles des œuvres originales ou une anthologie du folklore hongrois, ou bien encore une adaptation classique de compositions légères dues à des compositeurs "mineurs" du XIXème siècle? Nous n'avons en principe aucune raison de douter a priori de l'originalité de ces œuvres, d'autant plus qu'elles sont à mon avis éblouissantes, pour la plupart d'entre elles. Brahms manifeste ici, me semble-t-il, un sens très aigu de l'effet musical. Peut-être moins lyriques que les rhapsodies hongroises de Liszt et moins denses orchestralement que les "Danses slaves" de Dvorak, elles dépassent peut-être en qualité celles du Hongrois et du Tchèque par leur vivacité, leur sens rythmique, leur légèreté, leurs contrastes très marqués. Brahms, à mon avis, ne réalise jamais un affadissement des effets originels de la musique folklorique, mais au contraire les rehausse. De plus, leur côté "musique de Casino", au lieu de les déprécier, à mon sens, leur communique un charme particulier. La "n°3" se distingue par son caractère pathétique, la "n°11" par son caractère nostalgique. Plus que jamais dans ces œuvres, l'image traditionnelle de Brahms dépeint comme un compositeur lourd et terne se trouve démentie. Nul doute que le genre de la musique légère, au meilleur sens du terme, lui convient admirablement. Les autres transcriptions des pièces initiales pour piano à quatre mains qui complètent jusqu'à 21 les "Danses hongroises", sur des orchestrations de Hallén, Schollum, Schmeling de Parlow et de Dvorak me paraissent aussi excellentes que celles dues à Brahms lui-même et elles sont conçues dans le même esprit.
Symphonie n°1 (***/*/*/*)
Malgré son classicisme, l'orchestration de cette œuvre contient des effets originaux, notamment dans le quatrième mouvement : pizzicati, effets de cordes pianissimo en fond... Ces effets n'atteignent pas toujours à mon avis une réelle efficacité On peut signaler dans le premier mouvement des crescendos très lyriques, des petits solos de flûte en contraste qui me paraissent plus convaincants. On remarquera dans les thèmes du dernier mouvement une parenté thématique avec l'Hymne à la Joie ("Symphonie n°9" de Beethoven) Malgré un sursaut de dynamisme qui me paraît bien artificiel, l'œuvre se termine à mon avis dans la platitude et l'insignifiance.
Symphonie n°2 (-/-/-/-)
Cette œuvre pourtant tonique, d'une certaine vivacité, animée, se caractérise à mon avis par son inconsistance thématique, sa quasi-absence de pathétisme et de lyrisme.
Symphonie n°3 (**/-/***/**)
Le symphonisme de cette œuvre m'apparaît dans l'ensemble clair, souple, aéré. Bien qu'il demeure dans le plus pur classicisme, Brahms évite les doublures qui rendaient l'orchestration d'un Beethoven à mon avis parfois pesante. Le premier mouvement affirme un style plutôt intimiste pour une symphonie, voire idyllique, tandis que le dernier mouvement vibre d'une passion soutenue, Brahms s'y avère à mon avis plus original dans ses effets. C'est le 3ème mouvement qui me frappe le plus par son unique thème, mais combien mélodieux et d'une tristesse infinie. On remarquera une variation au cor qui me paraît très troublante. Il est fort dommage à mon avis que les parties de transition de ce mouvement accusent une certaine faiblesse. Le classicisme n'exclut pas que l'on sente parler l'âme, et Brahms nous touche ici profondément.
Symphonie n°4 (***/**/*/***)
À mon avis plus lyrique, plus pathétique, plus dense thématiquement que la" Symphonie n°3", cette œuvre manifeste également des effets orchestraux plus originaux, notamment par l'emploi très judicieux des pizzicati et du triangle. Brahms utilise également avec beaucoup de bonheur, me semble-t-il, les vents en solo, notamment les bois dans le 4ème mouvement, la trompette dans le premier. Le dernier mouvement contient un passage à mon avis particulièrement troublant à la flûte dans le pianissimo, évoquant quelque peu Wagner (qui l'aurait cru ?) et parfois Dvorak. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un compositeur s'inspire à son corps défendant d'un modèle dont il est le détracteur: Debussy et Saint-Saëns pour le même Wagner, Spohr vis-à-vis de Paganini. D'une manière générale, le symphonisme de Brahms, s'il peut être passionné, demeure toujours intériorisé, n'atteignant jamais le grandiose ou l'exaltation lyrique.
Ouverture tragique op 81 1880 (*)
Bien que thématiquement très faible à mon avis, cette ouverture recèle un certain pathétisme, notamment grâce à quelques crescendos. La marque beethovénienne est sensible plus que dans la "Symphonie n°4".
Variations sur un thème de Josef Haydn op 56a (-/-/-/-/-/-/-/-/-/-)
Cette œuvre qui me paraît indigente n'est qu'une succession de sections très courtes où le thème varié est à peine perceptible.
PIANO
Mis à part la célèbre "Valse n°15", l'œuvre pour piano de Brahms, pourtant abondante, ne me paraît affirmer que peu d' originalité. Clair, limpide, le pianisme ne me semble guère s'évader d'une conception très classique par rapport à l'époque. Aucun accès de lyrisme, me semble-t-il, ne frémit en ces oeuvres souvent monotones dont la thématique m'apparaît presque toujours sans surprise. En outre, aucune évolution de style ne semble s'affirmer au cours de la carrière du compositeur. J'excepterais cependant avec la "Valse n°15" la "Variation n°3 sur un thème original", et, dans une moindre mesure, les deux sonates "op 1" et "op 2".
Sonate fa m op 5 (-/-/*/-/-)
6 pièces op 118
n°1 Intermezzo la m (-)
n°2 Intermezzo la M (-)
n°3 Ballade sol m (*)
n°4 Intermezzo mi b m (-)
n°5 Romance fa M (-)
Intermezzo mi b m (-)
4 Ballades op 10
n°1 ré m (-)
n°2 ré M (-)
n°3 la m (-)
n°4 la M (-)
Rhapsodie op 79 n°1 (-)
Rhapsodie op 79 n°2 (-)
16 valses
n°1 (**)
n°2 (-)
n°4 (**)
n°4 (-)
n°5 (*)
n°6 (-)
n°7 (*)
n°8 (-)
n°9 (-)
n°10 (-)
n°11 (-)
n°12 (-)
n°13 (-)
n°14 (-)
n°15 (***)
n°16 (-)
Variations sur un thème original op 21 n°1 (-) BRAHMS
4 pièces op 119
n°1 (-)
n°2 (-)
n°3 (***)
n°4 (**)
Scherzo mib m op 4 (**)
3 Intermezzi op 117
n°1 mi b M (**)
n°2 si m (*)
n°3 ut d m (-)
Variations sur un chant hongrois op 21 n°2 (-)
8 pièces op 76
n°1 Capriccio fa d m (-)
n°2 Capriccio la m (-)
n°3 Intermezzo lab m (-)
n°4 Intermezzo sib m (-)
n°5 Capriccio ut d m (**)
n°6 Intermezzo la M (-)
n°7 Intermezzo la m (*)
n°8 Intermezzo ut M (-)
Fantaisies op 116
n°1 Capriccio ré m (*)
n°2 Intermezzo la m (**)
n°3 Capriccio sol m (-)
n°4 Capriccio ni M (*)
n°5 Intermezzo mi m (-)
n°6 Intermezzo mi M (-)
n°7 Capriccio ré m (**)
Sonate fa d m op 2 (1852-53) (**/*/**/*)
Sonate ut M op 1 (**/-/**/*)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°1 (*/-/*)
Cette oeuvre très statique, à mon avis, ne parvient jamais à exalter le soliste, ni à évoquer le moindre sentiment pathétique, malgré la gravité du ton adopté.
Concerto n°2 (*/**/*/**)
Plus affirmé, il me semble, que le "Concerto n°1", cette oeuvre vaut à mon avis, essentiellement par son 4ème mouvement dont les thèmes me paraissent denses et variés. Le reste de l'œuvre me paraît confiné dans un style beaucoup moins lyrique.
QUINTETTE
Quintette en B m op 115 (-/-/-/-)
Œuvre à mon avis terne, sans relief. Les différentes parties, peu saillantes, sont fondues en un ensemble homogène, notamment la clarinette, qui presque toujours demeure très discrète. La fin du premier mouvement comporte un court passage plus original.
Quintette op 34 F m (1862-1864) [2 VIOLONS ALTO VIOLONCELLE PIANO] (-/-/-/-)
Malgré un début très incisif (les premières mesures du premier mouvement), ce quintette, à mon avis, s'épuise vite en développements fastidieux ou motifs peu marquants.
Quintette en si mineur op 115 [CLARINETTE CORDES] (*/-/-/-)
Oeuvre qui paraît d'un premier abord receler une certaine expressivité romantique. Il ne s'agit, nous semble-t-il, que d'un effet très superficiel n'emportant jamais l'adhésion et n'imposant aucun motif musical remarquable. La volonté de traiter la clarinette selon son affect propre plutôt que de l'utiliser dans un sens purement décoratif apparaît néanmoins nettement.
QUATUOR
Quatuor à cordes n°3 en B b M op 67 (-/-/-/-)
Œuvre à mon avis dépourvue de caractère et d'expressivité. A peine le premier mouvement apporte-t-il une certaine animation.
VIOLON ORCHESTRE
Concerto (-/-/*)
Cette oeuvre me paraît dans l'ensemble très terne et ennuyeuse. L'orchestration se révèle à mon avis très conventionnelle. La partie soliste me semble écrite dans un style simple sur une thématique rudimentaire. Le premier mouvement, hors un court thème principal quelque peu animé, se compose de longs développements mélodiques dans un rythme lent. Le second mouvement expose une mélodie très simple accompagnée aux bois par de petits motifs mélodiques. Le dernier mouvement comporte un thème principal simple, puissamment orchestré avec appui systématique sur les tempi.
VIOLON VIOLONCELLE ORCHESTRE
Double concerto op 102 1887 (***/**/**)
Le double concerto doit à mon avis essentiellement son intérêt aux thèmes de la partie orchestrale. Celle-ci, où dominent les cordes, se montre extrêmement classique par sa composition instrumentale. Les parties de solistes, à mon avis, bien que remarquablement enchevêtrées et intégrées à l'orchestre, sont nettement moins saillantes, en particulier dans le troisième mouvement. Le style musical de Brahms est ici dynamique, d'une grande clarté. On doit admirer particulièrement, il me semble, le premier mouvement où le compositeur nous prodigue une abondance de thèmes courts, magnifiques, tous bienvenus.
BRAHMS/HÆNDEL
PIANO
Variations sur un thème de Hændel op 24 (-)
BRAHMS/PAGANINI
PIANO
Variations sur un thème de Paganini op 35 (**)
Il est à mon avis un peu regrettable de constater que l'intérêt de cette oeuvre est uniquement due au thème du "Caprice n°24" que Brahms a pris pour modèle. Toute originalité dans ces variations semble absente, sinon une édulcoration du lyrisme primitif qui habitait à mon sens l'œuvre paganinienne. Il faut cependant saluer la largesse d'esprit de Brahms qui ne craint pas de rendre hommage à un compositeur adoptant un style si différent du sien.
BRAHMS/SCHUMANN
PIANO
Variations sur un thème de Schumann (1854) (-)
BRAEIN Edvard Fliflet (1924-1976)
ORCHESTRE
Vers la mer (Ut mot havet) (1944-1954?) (***)
Remarquable mélodie au basson, puis au violon dont le pur néoclassicisme n'exclut pas l'originalité.BREHME Hans (1904-1957)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°2 op 58 (-)
Oeuvre atonale qui me paraît incohérente, bruyante.BRICCIALDI Giulio
FLÛTE PIANO
Solo romantico op 72 (***/****/***)
Cette oeuvre sublime révèle chez le compositeur un sens de la musique concertante particulièrement sûr et achevé. Son mélodisme atteint une grande complexité thématique, bien qu'il ne vise pas à la virtuosité transcendante pour elle-même au sens paganinien. L'oeuvre ne comporte en effet aucun passage cadenciel typique. C'est dans la partie centrale, atteignant un pathétisme passionné, que Briccialdi montre toute la mesure de son génie. Un Finale trépidant clôt cette oeuvre traversée par un véritable souffle romantique, conformément à ce qu'annonce son titre.
QUINTETTE
Quintette op 124 ré majeur [FLÛTE HAUTBOIS CLARINETTE BASSON COR] (*/**/*)
Quoique secondaire certainement dans la production de Briccialdi, notamment par rapport au "Solo romantico", cette oeuvre se réfère plutôt à l'esthétique du début du 19e siècle, proche du style galant. Si le métier de Briccialdi éclate avec évidence, on ne peut restreindre cette oeuvre à une pure démonstration. la virtuosité de tous les instruments y est limitée, mais ceux-ci sont utilisés de manière à créer des effets qui leur sont spécifiques. On ne peut, me semble-t-il, reprocher à Briccialdi d'avoir écrit une oeuvre purement ornementale ou circonstantielle. Tous les mouvements comportent des effets bienvenus, c'est cependant à mon avis le 2ème mouvement qui contient le plus de matière et un lyrisme propre très marqué, une pseudo valse insufflant un sentiment nostalgique assez intense.
BRICCIALDI Carlo (1818-1881)/ANONYME)
FLUTE PIANO
Il carnavale di Venezia op 77 (***)
Brillantissimes variations qui demeurent cependant assez proches du thème original. Briccialdi excelle dans le développement mélismatique de la cellule thématique initiale. Cette oeuvre constitue le modèle accompli du genre musical de la variation.
BRIDGE Franck (1879-1941)
PIANO ORCHESTRE
Phantasm 1931(-)
Œuvre écrite dans le style post-impressionniste. Le piano me paraît souvent figé, développant des gammes et figurations fondues sans thématique.
BRITTEN Benjamin (1913-1976)
PIANO ORCHESTRE
Diversions (PIANO MAIN GAUCHE ORCHESTRE) (-)
Oeuvre moderne à l'orchestration outrancière.
Concerto op 13 (*/-/*/-)
Oeuvre qui me paraît assez variée, d'un modernisme tempéré, cependant peu mélodique.
BRIXI Frantisek Xaver (1732-1771)
ORGUE ORCHESTRE
Pétulants, enlevés, d'une grande vivacité, ces concertos pour orgue se caractérisent cependant par un soliste d'une virtuosité limitée, par rapport aux concertos du même genre de Haendel ou Vivaldi. En revanche, l'aspect très symphonique des parties orchestrales mérite d'être souligné, notamment l'intégration réussie et le traitement des trompettes, pourtant souvent archaïque jusque dans les oeuvres de la période galante. Si Brixi ne s'éloigne pas de la thématique baroque vivaldienne, l'on doit signaler un étonnant passage de "l'Andante molto" du "Concerto en D M", dépassant de loin les effets habituels de la musique baroque. Le caractère encore très baroque de ces compositions qui datent probablement du milieu du siècle demeure étonnant. En revanche, les concertos en Fa M, Ut M, Sol M, Ré M me paraissent d'une veine nettement moins riche et surtout leur caractère dynamique très marqué, induisent paradoxalement, à mon sens, une impression de lassitude, voire d'horripilation. La sonorité propre à l'orgue, son style de jeu, semble en opposition avec celui que Brixi lui a imprimé.
Concerto C M (*/*/-)
Concerto C M (-/-/*)
Concerto D M (*/***/-)
Concerto Fa M (-/-/-)
Concerto Ut M(-/-/-)
Concerto Sol M(-/-/*)
Concerto Ré M(-/-/-)
BRONSART Ingeborg von (1840-1913)
PIANO
Valse-caprice (***)
BRONSART von SCHELLENDORF Hans (1830-1913)
PIANO ORCHESTRE
Concerto 1876 (**/*/***)
Voisin de ceux de Raff, Goetz, Reinecke, Rheinberger, ce concerto affirme à mon avis un style tonique, exubérant, parfois peu nuancé, mais exprime une certaine densité d'idées musicales, notamment dans le dernier mouvement qui m'apparaît comme une incontestable réussite. La thématique apparaît parfois inspirée de Chopin.
BROUWER Leo
GUITARE
Suite en ré
Preludio (-)
Allegro burlesco (-)
Andantino (-)
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