SOMMAIRE


RÉPERTOIRE CRITIQUE - BRA



LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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BRAEIN Edvard Fliflet (1924-1976)

ORCHESTRE

Vers la mer Ut mot havet (***)

BRAHMS Johannes (1833-1897)

DUO PIANO VIOLON

Sonate op 78 (*/-/*)

Sonate op 100 (*/*/-)

Sonate op 108 (-/-/*/**)

Ces œuvres présentent un violon aigu, clair, très mélodique, assez dynamique, cependant sans aucune virtuosité, rarement pathétique à mon avis (sauf légèrement dans le quatrième mouvement de la sonate op 108). On décèle très peu de doubles cordes et de rares pizzicati. Il me semble que Brahms manifeste ici sa tendance à un classicisme très strict.

ORCHESTRE

Danses hongroises

Ces danses hongroises sont-elles des œuvres originales ou une anthologie du folklore hongrois, ou bien encore une adaptation classique de compositions légères dues à des compositeurs mineurs du XIXème siècle? Nous n'avons en principe aucune raison de douter a priori de l'originalité de ces œuvres, d'autant plus qu'elles sont à mon avis éblouissantes, pour la plupart d'entre elles. Brahms manifeste ici, me semble-t-il, un sens très aigu de l'effet musical. Peut-être moins lyriques que les rhapsodies hongroises de Liszt et moins denses orchestralement que les Danses slaves de Dvorak, elles dépassent peut-être en qualité celles du Hongrois et du Tchèque par leur vivacité, leur sens rythmique, leur légèreté, leurs contrastes très marqués. Brahms, à mon avis, ne réalise jamais un affadissement des effets originels de la musique folklorique, mais au contraire les rehausse. De plus, leur côté musique de Casino, au lieu de les déprécier, à mon sens, leur communique un charme particulier. La n°3 se distingue par son caractère pathétique, la n°11 par son caractère nostalgique. Plus que jamais dans ces œuvres, l'image traditionnelle de Brahms dépeint comme un compositeur lourd et terne se trouve démentie. Nul doute que le genre de la musique légère, au meilleur sens du terme, lui convient admirablement. Les autres transcriptions des pièces initiales pour piano à quatre mains qui complètent jusqu'à 21 les Danses hongroises, sur des orchestrations de Hallén, Schollum, Schmeling de Parlow et de Dvorak me paraissent aussi excellentes que celles dues à Brahms lui-même et elles sont conçues dans le même esprit.

n°1 (***)

n°3 (***)

n°10 (***)

Symphonie n°1 (***/*/*/*)

Malgré son classicisme, l'orchestration de cette œuvre contient des effets originaux, notamment dans le quatrième mouvement : pizzicati, effets de cordes pianissimo en fond... Ces effets n'atteignent pas toujours à mon avis une réelle efficacité On peut signaler dans le premier mouvement des crescendos très lyriques, des petits solos de flûte en contraste qui me paraissent plus convaincants. On remarquera dans les thèmes du dernier mouvement une parenté thématique avec l'Hymne à la Joie (Symphonie n°9 de Beethoven) Malgré un sursaut de dynamisme qui me paraît bien artificiel, l'œuvre se termine à mon avis dans la platitude et l'insignifiance.

Symphonie n°2 (-/-/-/-)

Cette œuvre pourtant tonique, d'une certaine vivacité, animée, se caractérise à mon avis par son inconsistance thématique, sa quasi-absence de pathétisme et de lyrisme.

Symphonie n°3 (**/-/***/**)

Le symphonisme de cette œuvre m'apparaît dans l'ensemble clair, souple, aéré. Bien qu'il demeure dans le plus pur classicisme, Brahms évite les doublures qui rendaient l'orchestration d'un Beethoven à mon avis parfois pesante. Le premier mouvement affirme un style plutôt intimiste pour une symphonie, voire idyllique, tandis que le dernier mouvement vibre d'une passion soutenue, Brahms s'y avère à mon avis plus original dans ses effets. C'est le 3ème mouvement qui me frappe le plus par son unique thème, mais combien mélodieux et d'une tristesse infinie. On remarquera une variation au cor qui me paraît très troublante. Il est fort dommage à mon avis que les parties de transition de ce mouvement accusent une certaine faiblesse. Le classicisme n'exclut pas que l'on sente parler l'âme, et Brahms nous touche ici profondément.

Symphonie n°4 (***/**/*/***)

À mon avis plus lyrique, plus pathétique, plus dense thématiquement que la Symphonie n°3, cette œuvre manifeste également des effets orchestraux plus originaux, notamment par l'emploi très judicieux des pizzicati et du triangle. Brahms utilise également avec beaucoup de bonheur, me semble-t-il, les vents en solo, notamment les bois dans le 4ème mouvement, la trompette dans le premier. Le dernier mouvement contient un passage à mon avis particulièrement troublant à la flûte dans le pianissimo, évoquant quelque peu Wagner (qui l'aurait cru ?) et parfois Dvorak. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un compositeur s'inspire à son corps défendant d'un modèle dont il est le détracteur: Debussy et Saint-Saëns pour le même Wagner, Spohr vis-à-vis de Paganini. D'une manière générale, le symphonisme de Brahms, s'il peut être passionné, demeure toujours intériorisé, n'atteignant jamais le grandiose ou l'exaltation lyrique.

Ouverture tragique op 81 (*)

Bien que thématiquement très faible à mon avis, cette ouverture recèle un certain pathétisme, notamment grâce à quelques crescendos. La marque beethovénienne est sensible plus que dans la Symphonie n°4.

Variations sur un thème de Josef Haydn op 56a (-/-/-/-/-/-/-/-/-/-)

Cette œuvre qui me paraît indigente n'est qu'une succession de sections très courtes où le thème varié est à peine perceptible.

PIANO

Mis à part la célèbre Valse n°15, l'œuvre pour piano de Brahms, pourtant abondante, ne me paraît affirmer que peu d' originalité. Clair, limpide, le pianisme ne me semble guère s'évader d'une conception très classique par rapport à l'époque. Aucun accès de lyrisme, me semble-t-il, ne frémit en ces œuvres souvent monotones dont la thématique m'apparaît presque toujours sans surprise. En outre, aucune évolution de style ne semble s'affirmer au cours de la carrière du compositeur. J'excepterais cependant avec la Valse n°15 la Variation n°3 sur un thème original, et, dans une moindre mesure, les deux sonates op 1 et op 2.

Sonate fa mineur op 5 (-/-/*/-/-)

6 pièces op 118

n°1 Intermezzo la mineur (-)

n°2 Intermezzo la majeur (-)

n°3 Ballade sol mineur (*)

n°4 Intermezzo mi bémol mineur (-)

n°5 Romance fa majeur (-)

Intermezzo mi bémol mineur (-)

4 Ballades op 10

n°1 ré mineur (-)

n°2 ré majeur (-)

n°3 la mineur (-)

n°4 la majeur (-)

Rhapsodie op 79 n°1 (-)

Rhapsodie op 79 n°2 (-)

16 valses

n°1 (**)

n°2 (-)

n°3 (**)

n°4 (-)

n°5 (*)

n°6 (-)

n°7 (*)

n°8 (-)

n°9 (-)

n°10 (-)

n°11 (-)

n°12 (-)

n°13 (-)

n°14 (-)

n°15 (***)

n°16 (-)

Variations sur un thème original op 21 n°1 (-)

4 pièces op 119

n°1 (-)

n°2 (-)

n°3 (***)

n°4 (**)

Scherzo mib mineur op 4 (**)

3 Intermezzi op 117

n°1 mi bémol majeur (**)

n°2 si mineur (*)

n°3 ut d mineur (-)

Variations sur un chant hongrois op 21 n°2 (-)

8 pièces op 76

n°1 Capriccio fa d mineur (-)

n°2 Capriccio la mineur (-)

n°3 Intermezzo lab mineur (-)

n°4 Intermezzo sib mineur (-)

n°5 Capriccio ut d mineur (**)

n°6 Intermezzo la majeur (-)

n°7 Intermezzo la mineur (*)

n°8 Intermezzo ut majeur (-)

Fantaisies op 116

n°1 Capriccio ré mineur (*)

n°2 Intermezzo la mineur (**)

n°3 Capriccio sol mineur (-)

n°4 Capriccio ni majeur (*)

n°5 Intermezzo mi mineur (-)

n°6 Intermezzo mi majeur (-)

n°7 Capriccio ré mineur (**)

Sonate fa d mineur op 2 (**/*/**/*)

Sonate ut majeur op 1 (**/-/**/*)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°1 (*/-/*)

Cette œuvre très statique, à mon avis, ne parvient jamais à exalter le soliste, ni à évoquer le moindre sentiment pathétique, malgré la gravité du ton adopté.

Concerto n°2 (*/**/*/**)

Plus affirmé, il me semble, que le Concerto n°1, cette œuvre vaut à mon avis, essentiellement par son 4ème mouvement dont les thèmes me paraissent denses et variés. Le reste de l'œuvre me paraît confiné dans un style beaucoup moins lyrique.

QUATUOR

Quatuor à cordes n°3 en B bémol majeur op 67 (-/-/-/-)

Œuvre à mon avis dépourvue de caractère et d'expressivité. A peine le premier mouvement apporte-t-il une certaine animation.

QUINTETTE

Quintette en B mineur op 115 (-/-/-/-)

Œuvre à mon avis terne, sans relief. Les différentes parties, peu saillantes, sont fondues en un ensemble homogène, notamment la clarinette, qui presque toujours demeure très discrète. La fin du premier mouvement comporte un court passage plus original.

Quintette op 34 F mineur (-/-/-/-)

Malgré un début très incisif (les premières mesures du premier mouvement), ce quintette, à mon avis, s'épuise vite en développements fastidieux ou motifs peu marquants.

Quintette en si mineur op 115 [CLARINETTE CORDES] (*/-/-/-)

Œuvre qui paraît d'un premier abord receler une certaine expressivité romantique. Il ne s'agit, nous semble-t-il, que d'un effet très superficiel n'emportant jamais l'adhésion et n'imposant aucun motif musical remarquable. La volonté de traiter la clarinette selon son affect propre plutôt que de l'utiliser dans un sens purement décoratif apparaît néanmoins nettement.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto (-/-/*)

Cette œuvre me paraît dans l'ensemble très terne et ennuyeuse. L'orchestration se révèle à mon avis très conventionnelle. La partie soliste me semble écrite dans un style simple sur une thématique rudimentaire. Le premier mouvement, hors un court thème principal quelque peu animé, se compose de longs développements mélodiques dans un rythme lent. Le second mouvement expose une mélodie très simple accompagnée aux bois par de petits motifs mélodiques. Le dernier mouvement comporte un thème principal simple, puissamment orchestré avec appui systématique sur les tempi.

VIOLON VIOLONCELLE ORCHESTRE

Double concerto op 102 (***/**/**)

Le double concerto doit à mon avis essentiellement son intérêt aux thèmes de la partie orchestrale. Celle-ci, où dominent les cordes, se montre extrêmement classique par sa composition instrumentale. Les parties de solistes, à mon avis, bien que remarquablement enchevêtrées et intégrées à l'orchestre, sont nettement moins saillantes, en particulier dans le troisième mouvement. Le style musical de Brahms est ici dynamique, d'une grande clarté. On doit admirer particulièrement, il me semble, le premier mouvement où le compositeur nous prodigue une abondance de thèmes courts, magnifiques, tous bienvenus.

BRAHMS/HÆNDEL

PIANO

Variations sur un thème de Hændel op 24 (-)

BRAHMS/PAGANINI

PIANO

Variations sur un thème de Paganini op 35 (**)

Il est à mon avis un peu regrettable de constater que l'intérêt de cette œuvre est uniquement due au thème du Caprice n°24 que Brahms a pris pour modèle. Toute originalité dans ces variations semble absente, sinon une édulcoration du lyrisme primitif qui habitait à mon sens l'œuvre paganinienne. Il faut cependant saluer la largesse d'esprit de Brahms qui ne craint pas de rendre hommage à un compositeur adoptant un style si différent du sien.

BRAHMS/SCHUMANN

PIANO

Variations sur un thème de Schumann (-)

BREHME Hans (1904-1957)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°2 op 58 (-)

BRICCIALDI Carlo (1818-1881)/ANONYME)

DUO FLÛTE PIANO

Il carnavale di Venezia op 77 (***)

Brillantissimes variations qui demeurent cependant assez proches du thème original. Briccialdi excelle dans le développement mélismatique de la cellule thématique initiale. Cette œuvre constitue le modèle accompli du genre musical de la variation.

BRICCIALDI Giulio

DUO FLÛTE PIANO

Solo romantico op 72 (***/****/***)

Cette œuvre sublime révèle chez le compositeur un sens de la musique concertante particulièrement sûr et achevé. Son mélodisme atteint une grande complexité thématique, bien qu'il ne vise pas à la virtuosité transcendante pour elle-même au sens paganinien. L'œuvre ne comporte en effet aucun passage cadenciel typique. C'est dans la partie centrale, atteignant un pathétisme passionné, que Briccialdi montre toute la mesure de son génie. Un Finale trépidant clôt cette œuvre traversée par un véritable souffle romantique, conformément à ce qu'annonce son titre.

QUINTETTE

Quintette op 124 ré majeur [FLÛTE HAUTBOIS CLARINETTE BASSON COR] (*/**/*)

Quoique secondaire certainement dans la production de Briccialdi, notamment par rapport au Solo romantico, cette œuvre se réfère plutôt à l'esthétique du début du 19e siècle, proche du style galant. Si le métier de Briccialdi éclate avec évidence, on ne peut restreindre cette œuvre à une pure démonstration. la virtuosité de tous les instruments y est limitée, mais ceux-ci sont utilisés de manière à créer des effets qui leur sont spécifiques. On ne peut, me semble-t-il, reprocher à Briccialdi d'avoir écrit une œuvre purement ornementale ou circonstantielle. Tous les mouvements comportent des effets bienvenus, c'est cependant à mon avis le 2ème mouvement qui contient le plus de matière et un lyrisme propre très marqué, une pseudo valse insufflant un sentiment nostalgique assez intense.

BRIDGE Franck (1879-1941)

PIANO ORCHESTRE

Phantasm (-)

Œuvre écrite dans le style post-impressionniste. Le piano me paraît souvent figé, développant des gammes et figurations fondues sans thématique.

BRITTEN Benjamin (1913-1976)

PIANO ORCHESTRE

Diversions PIANO MAIN GAUCHE ORCHESTRE (-)

Concerto op 13 (*/-/*/-)

Œuvre qui me paraît assez variée, d'un modernisme tempéré, cependant peu mélodique.

BRIXI Frantisek Xaver (1732-1771)

ORGUE ORCHESTRE

Pétulants, enlevés, d'une grande vivacité, ces concertos pour orgue se caractérisent cependant par un soliste d'une virtuosité limitée, par rapport aux concertos du même genre de Haendel ou Vivaldi. En revanche, l'aspect très symphonique des parties orchestrales mérite d'être souligné, notamment l'intégration réussie et le traitement des trompettes, pourtant souvent archaïque jusque dans les œuvres de la période galante. Si Brixi ne s'éloigne pas de la thématique baroque vivaldienne, l'on doit signaler un étonnant passage de l'Andante molto du Concerto en D M, dépassant de loin les effets habituels de la musique baroque. Le caractère encore très baroque de ces compositions qui datent probablement du milieu du siècle demeure étonnant. En revanche, les concertos en Fa M, Ut M, Sol M, Ré M me paraissent d'une veine nettement moins riche et surtout leur caractère dynamique très marqué, induisent paradoxalement, à mon sens, une impression de lassitude, voire d'horripilation. La sonorité propre à l'orgue, son style de jeu, semble en opposition avec celui que Brixi lui a imprimé.

Concerto C majeur (*/*/-)

Concerto C majeur 2 (-/-/*)

Concerto D majeur (*/***/-)

Concerto Fa majeur (-/-/-)

Concerto Ut majeur (-/-/-)

Concerto Sol majeur (-/-/*)

Concerto Ré majeur (-/-/-)

BRONSART Ingeborg von (1840-1913)

PIANO

Valse-caprice (***)

BRONSART von SCHELLENDORF Hans (1830-1913)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (**/*/***)

Voisin de ceux de Raff, Gœtz, Reinecke, Rheinberger, ce concerto affirme à mon avis un style tonique, exubérant, parfois peu nuancé, mais exprime une certaine densité d'idées musicales, notamment dans le dernier mouvement qui m'apparaît comme une incontestable réussite. La thématique apparaît parfois inspirée de Chopin.

BROUWER Leo

GUITARE

Suite en ré

Preludio (-)

Allegro burlesco (-)

Andantino (-)




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