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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES ŒUVRES

-  :  peu intéressant

*  :  assez bon

**  :  bon

***  :  excellent

****  :  exceptionnel

Appréciation d'une œuvre en plusieurs mouvements : ex :     Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'œuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait

 

 

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CHR

CHRISTOFF Dimiter (1933-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1956 (**/**/**)

Oeuvre très curieuse et déroutante qui se présente comme un amalgame de motifs d'un mélodisme très classique et de motifs de style plus moderne, certains de type ravélien me paraissent très réussis, d'autres plus atonaux déprécient, me semble-t-il, beaucoup l'ensemble. On remarquera un motif très lyrique teinté d'hispanisme dans le premier mouvement, de très beaux motifs à la flûte dans le second mouvement. L'oeuvre s'inscrit dans le style expressionniste russe.

 

CIBBINI-KOZELUCH Katharina (1790-1858)

PIANO

Six Waltzes (**)

 

CILENSEK Johann (1913-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1966 (-/-/-)

Cette oeuvre me paraît moderne, incohérente. Le soliste évolue souvent dans un extrême-aigu dissonant.

 

CIMAROSA Domenico (1749-1801)

FLÛTE ORCHESTRE

Sinfonia concertante en sol M (2 FLÛTES) (-/-)

Concerto écrit typiquement dans le style galant où les solistes ne présentent aucune virtuosité.

PIANO

Les 32 sonates de Cimarosa représentent un pont peut-être unique entre le style baroque et le style galant dans la littérature pour piano. Certaines d'entre elles comme les sonates "n°2", "n°"8 et "n°17" sont plus proches du style galant,  par leur simplicité harmonique et mélodique. Cimarosa évite cependant les cadences trop sommaires de ce style. D'autres comme la "Sonate n°22" ou la "Sonate n°30", d'un pianisme plus virtuose, rappellent d'assez près les soli violonistiques des concertos vivaldiens. Cette "transcription pianistique" assez rare qui, à mon avis, atteint ici parfois des effets sublimes, mérite d'être signalée et pose la question de la pérennité de ces effets pendant la période d'éclipse du Prete rosso. Cimarosa use d'autre part des notes redoublées rapides préfigurant ainsi les virtuoses-compositeurs américains comme Gottschalk ou Grainger. On remarquera aussi, autre signature du style baroque, des marches d'harmonie en particulier dans la "Sonate n°1", procédé abandonné depuis longtemps à cette époque. Enfin, les sonates "n°13", "n°26", "n°29" et surtout "n°22", d'une grande expressivité à mon avis me paraissent empreintes d'un pathétisme troublant.

Sonate n°1 (*)

Sonate n°2 (-)

Sonate n°3 (-)         CIMAROSA

Sonate n°4 (*)

Sonate n°5 (-)

Sonate n°6 (-)

Sonate n°7 (***)

Sonate n°8 (-)

Sonate n°9 (-)

Sonate n°10 (-)

Sonate n°11 (*)

Sonate n°12 (*)

Sonate n°13 (*)

Sonate n°14 (-)

Sonate n°15 (-)

Sonate n°16 (-)

Sonate n°17 (-)

Sonate n°18 (*)

Sonate n°19 (*)

Sonate n°20 (*)

Sonate n°21 (***)       CIMAROSA

Sonate n°22 (***)

Sonate n°23 (*)

Sonate n°24 (-)

Sonate n°25 (*)

Sonate n°26 (-)

Sonate n°27 (-)

Sonate n°28 (-)

Sonate n°29 (**)

Sonate n°30 (**)

Sonate n°31 (*)

Sonate n°32 (-)

 

CLEMENTI Aldo (1925-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (-/-/-)

Oeuvre ultramoderne, à mon avis  cacophonique, inaudible.

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CLEMENTI Muzio (1752-1832)

PIANO

La "Sonate WO14", la "Sonate op 8 n°3" représentent le style galant le plus pur , le plus dépourvu de mystère et d'imprévu, aux thèmes transparents, à mon sens vides de tout intérêt. Clementi semble parfois se complaire inexplicablement dans l'évidence tonale la plus pauvre. Il en est tout autrement de la "Sonate op 2 n°4", de la "Sonate op 8 n°1" qui, sans renier le style galant, proposent une évasion vers une expressivité et une virtuosité très personnalisées, notamment dans les développements ou motifs annexes vers l'extrême-aigu. Clementi utilise aussi avec bonheur les thèmes en accords, notamment en tierces. On ne peut à mon avis qu'admirer ces pièces où l'invention, les contrastes, haussent l'art de Clementi au niveau de celui des plus grands maîtres du piano. Le "Presto" (3e mouvement de la "Sonate op 8 n°1") ainsi que celui de la "Sonate op 13 n°6" s'apparente plutôt à l'écriture beethovénienne avec des accords denses, fortement martelés. En revanche, l'Allegro agitato (2e mouvement de la "Sonate op 13 n°6" offre une écriture où l'accompagnement est réduit au maximum.  La main droite propose des figurations complexes, très fantaisistes et volubiles dans l'extrême-aigu, évoquant presque parfois certains aspect de l'écriture pianistique debusséenne à la manière d'une inprovisation. L'ensemble de la "Sonate op 13 n°6" nous conduit déjà bien loin du style galant vers le romantisme, au sens large du terme. Curieusement, il ne semble pas que les grandes sonates de l'opus 40 de Clementi soient les plus marquantes malgré leur ampleur et leur intention romantique.

Sonate  M WO14 (-/*)

Sonate A M op 2 n°4 (1779 ed) (***/***)

Sonate G m op 8 n°1 (1780 env) (***/**/*)

Sonate B b M op n°3 (1780 env) (-/*/*)

Sonate op F m 13 n°6 1785 (***/**/-)

Rondo en sol M (-)

Air suisse (**)

Rondo (***)

Sonatine en ut M (*/**/***)

Sonate op 40 n°3 1802 (*/-/-)

Sonate op 25 n°5 (**/-/-)

Sonate op 24 n°2 (-/**/-)

Sonate op 40 n°2 1802 (-/-/-/-/-/*)

Les pièces ci-dessous introduisent à des modes stylistiques très différents. Les Duettino révèlent la meilleure veine scarlatienne. L'écriture de ces pièces peut être rattachée au style galant, mais guère plus que l'écriture de Scarlatti elle-même. On remarquera que Clementi utilise peu le mélodisme cantabile, largement exploité par Diabelli ou Mozart par exemple, ce qui constitue de la part de ces compositeurs la marque la plus évidente du style galant. Peu d'évolution avec les meilleures pièces de Scarlatti, sans doute, mais une grande maîtrise, aussi bien en ce qui concerne des motifs ultra-simplistes (au bon sens du terme) obsédants que des développements proches du contrepoint, sans jamais cependant en présenter l'épaisseur gênante, mais plutôt une densité ne se départissant jamais de la clarté. Le Duettino en Do Majeur WO24 est caractéristique de ces motifs accrocheurs dont l'impact est garanti. Un style donc fortement charpenté, à la scansion nette et au dessin mélodique d'une grande limpidité, qui peut parfois laisser totalement indifférent comme dans le Finale in B-flat WO23. Les Musical characteristics nous introduisent dans un art totalement nouveau, qui n'a guère d'équivalent. Peut-être, dans ces pièces athématiques ponctuées de silences, Clementi a réussi là où Chopin avec ses Préludes a échoué. C'est un Clementi mystérieux, virtuose, révolutionnaire qui s'affirme. Si ces pièces n'atteignent pas encore de virtuosité transcendante, elles s'en approchent. Nous considérons ici la version de 1807, révision de la version antérieure de 1787, de sorte que l'on ne peut mesurer jusqu'où va le carcactère réellement révolutionaire de l'oeuvre par rapport à son époque. Ce dont on peut témoigner c'est de l'émotion, de la puissance pathétique qui s'affirme dans ces pages, empruntant des effets pianistiques foudroyants d'une originalité étonnante, une virtuosité conservant certains tours thématiques scarlattiens, mais modernisés. Malgré les titres alla Haydn, alla Haydn, alla Kozeluch alla Vanhal, il semble difficile de n'y voir d'autres références que celles de Clementi lui-même.

Finale in B-flat WO23 (*)

Duettino in Do maggiore WO24 (1812 env) (***/***/***/***/**)

Duettino in Sol magiorre WO25 (1812 env) (***/***)

Duettino in Do maggiore WO26 (1812 env) (***)

Duettino Chasse Allegro in Do maggiore (1812 env) WO27(*)

Duettino Allegro in Do maggiore (1812 env) WO28 (*)

Canone per Cherubini WO 29 (1821) (**)

Toccata in B-Flat major op 11 (1781) (**)

Musical Characteristics op 19 (1787-1807) (****/***/****/***/***/***/**/***/**/*/*/***/***/***/***/*/****/*)

PIANO ORCHESTRE       CLEMENTI

Concerto ut M (*/-/-)

Le pianisme de cette oeuvre, à mon avis sans surprise, à peine plus souple et plus dynamique que dans les concertos de Mozart, ne fait aucune démonstration particulière de virtuosité.  Aucun prémisse du romantisme n'apparaît dans cette oeuvre. Ce sont encore certains effets d'orchestration, comme le petit motif à la clarinette à l'ouverture, qui me paraissent les mieux venus.

 

CLÉREMBAULT Louis-Nicolas (1676-1749)

ORGUE

Basse et dessus de trompette ou de cornet (*)

Caprice sur les grands jeux (-)

FLÛTE VIOLON BASSE CONTINUE

La musique de chambre de Clérambault considérée ci-après se limite à l'utilisation de la flûte, du violon et de la basse continue. Elle révèle une écriture musicale à mon avis guindée, au rythme compassé, limitée, sans aucun lyrisme, sans imagination et au caractère mélodique peu affirmé. Ce style semble plus proche de la musique de Bach (notamment les "Suites") que des œuvres italiennes de l'époque. Dans le premier mouvement de la "Symphonie n°8 l'Impromptu", sur un rythme aussi guindé, le violon présente un ambitus plus important et un jeu plus animé, contenant quelques italianismes.

Symphonie n°7 La Magnifique (1704) (-/-/-/-/-/-)

Symphonie n°6 L'Impromptu (-/-)

Symphonie n°5 Chaconne (-)

Symphonie n°2 La Félicité (-)

Symphonie n°3 L'Abondance (-/-/-/-)

 

CLEVE Halfdan (1879-1951)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°4 op 12 (*/-/*)

 

COCHEREAU Pierre (1924-1984)

ORGUE

Introduction (-)

Moderne

 

CONSTANT Franz

ACCORDEON ORCHESTRE

Concerto op 120 [ORCHESTRE A VENTS]

Cette œuvre moderne à forte tendance atonale présente cependant une orchestration très homogène, souple, sans stridences outrancières. L'instrument soliste, parfaitement au diapason, s'exprime dans une écriture virtuose qui convient, il faut le reconnaître, admirablement au style moderne (beaucoup plus qu'au style classique). Cependant, cette œuvre ne me paraît pas éviter le vide thématique caractéristique des compositions modernes.

 

CONSTANT Marius (1926)

PIANO

Piano-personnage (-)

HARPE

Harpalycé (-)

 

CONSTANTINESCU Pavel (1909-1963)

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1953 (***/****/***)

Cette œuvre à mon avis magistrale allie le style expressionniste russe ainsi que le style impressionniste français. Le premier mouvement présente, me semble-t-il, une superbe cadence pianistique, comprenant des motifs dans le suraigu. Le second mouvement déploie une multitude d'effets pianistiques et symphoniques: motifs solo aux hautbois, aux cordes subtilement divisées ou en unissons farouches. L'œuvre me paraît atteindre une intensité bouleversante. On retrouve ce style chez Palmgren notamment (Concerto pour piano et orchestre n°4)

VIOLON ORCHESTRE

Concerto (-)

Oeuvre plus ou moins tonale composée d'une succession de passages lents ou rapides. L'orchestre intervient peu. Le violon demeure dans une tessiture grave.

 

CONUS

VIOLON ORCHESTRE

Concerto (*/-/-)

Malgré un violonisme élégant, d'une grande souplesse, cette oeuvre exprime à mon avispeu d'idées, si l'on excepte la belle entrée au cor et aux violons. Le soliste n'émerge d'un ensemble figé que dans de rares passages plus dynamiques, et un dernier sursaut en guise de conclusion.

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