RÉPERTOIRE CRITIQUE- DUC
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (***/-/**)
Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait
DUCLOS Pierre
VIOLON ORCHESTRE
Romance la M (*)
Cette romance, dans le medium, possède, me semble-t-il, une expressivité et un charme certains. L'accompagnement orchestral est très réduit.
DUKAS Paul (1865-1935)
ORCHESTRE
L'Apprenti sorcier (****)
Oeuvre phare, s'il en est, l'"Apprenti sorcier" représente à mon avis, une palette extraordinaire des possibilités orchestrales acquises depuis la "Fantastique". Le programme se prête aux contrastes saisissants: l'atmosphère féerique du château au début, l'animation progressive des ballets, le crescendo de l'inondation, l'arrivée du sorcier... C'est un des meilleurs exemples de musique à programme où le déroulement de l'action se révèle d'une particulière fécondité musicale. On demeure confondu, me semble-t-il, aussi bien par la subtilité des effets ainsi que par leur intensité lyrique.
DUPARC Henri (1848-1933)
ORCHESTRE
Léonore, poème symphonique d'après Bürger 1882 (**)
Style rappelant Liszt, Wagner, Saint-Saëns, sans doute caractéristique de l'époque et orienté vers le pré-impressionnisme. Duparc exploite une cellule thématique d'inspiration ibérique qui communique un charme certain à son oeuvre.
Aux étoiles, entracte pour un drame inédit 1911 (-)
Oeuvre courte, se limitant à une longue période mélodique à mon avis assez peu saillante.DUSSEK Johann Ladislav (1760-1812)
PIANO ORCHESTRE
Malgré des traits brillants et une certaine recherche de mélodisme, ces oeuvres me paraissent plus guidées par la forme que par l'inspiration.
Concerto n°3 (*/*/*)
Concerto E b M op 70 (-/-/*)
Cette oeuvre évoque le style fluide, sans aspérité de Hummel. Des gammes, des motifs peu contrastés sont développés dans un continuum rythmique interdisant, me semble-t-il, tout effet réellement lyrique. Seul, à mon avis, le dernier mouvement rehausse quelque peu cet ensemble bien terne.
Concerto B flat major op 63 (2 PIANOS) (*/-/-)
Cette présente oeuvre offre le témoignage d'une évolution très avancée vers le style post-galant: gammes évanescentes, virtuosité feutrée, sans heurt, atmosphère éthérée, mais relative pauvreté thématique, absence de contraste, régularité rythmique lassante. Au-delà de Hummel (largement), mais en-deçà de Chopin et Moschelès.
PIANO
Le premier mouvement de la Sonata op 61 présente un style d'une grande maturité pour l'époque, mais en dépit de cette caractéristique nul thème, à mon avis, ne s'en dégage. L'autre mouvement de cette sonate ainsi que les 4 mouvements de la Sonata op 64 présentent, me semble-t-il, un ensemble d'une rare uniformité et d'un ennui consternant.
Sonata in F d m op 61 Elégie harmonique sur la mort du Prince Louis Ferdinand (*/-)
Sonata in A b M op 64 (-/-/-/-)
Concerto (2 PIANOS) op 26 (**/*/-)
Sans rompre avec le style galant, Dusik introduit dans cette oeuvre une densité et une vigueur qui lui communiquent un intérêt parfois soutenu (dans le premier mouvement).
DVORAK Antonin (1841-1904)
ORCHESTRE
Les symphonies de Dvorak, jusqu'à la 7 incluse me semblent relever du symphonisme post-classique viennois par de nombreux aspects archaïques. On y discerne notamment une structure rythmique assez guindée, marquée par des scansions très marquées avec les trombones, communiquant une certaine lourdeur. La structure instrumentale est assez massive et sommaire. Seules, de courtes sections à la flûte ou à la clarinette agrémentent cette densité un peu statique. Par rapport à Beethoven, Dvorak manifeste un emploi plus rare des grands tutti de cordes et son style est moins mélodique. Aucune de ses symphonies ne me paraît se distinguer, sinon le début du 1er mouvement de la "Symphonie n°1", le 1er mouvement de la "Symphonie n°3", d'une écriture plus lyrique et plus mélodique. Le rhapsodisme ne s'exprime qu'épisodiquement , par exemple dans le 3e mouvement de la "Symphonie n°1", les 1er et 3e mouvement de la "Symhonie n°6". La "Symphonie n°7" apparaît cependant d'une écriture plus souple et plus mélodique. La "Symphonie n°8" témoigne, à mon sens, d'une rupture manifeste. Elle ne présente quasiment aucune caractéristique du style symphonique post-viennois pour s'orienter vers un style d'un grand raffinement, traduisant souvent par des harmonies très modernes une impression de mystère. Il faut y adjoindre l'utilisation des instruments en courtes sections individualisées, notamment le violon. Dvorak renonce aux effets de force un peu primaires, notamment par une utilisation moins constante du trombone sur les tempi. Cette symphonie contient des passages étonnants qui dépassent en "modernisme" la 9, d'un symphonisme romantique plus "classique". Malgré ces qualités, l'effet ne se fait nullement sentir à mon avis sur la thématique et cette symphonie me semble d'un intérêt qui n'est pas supérieur aux précédentes. C'est dans la "Symphonie n°9", très rhapsodique, que s'exprime enfin la subtilité symphonique de Dvorak alliée à une inspiration puissamment lyrique, grandiose, exploitant le rhapsodisme avec un renouvellement remarquable de la thématique. De nombreux effets préfigurent Sibelius qui a probablement beaucoup puisé dans cette oeuvre exceptionnelle. L'"Ouverture carnaval", le poème symphonique "Le pigeon des bois", d'une certaine maturité d'écriture, ne se distinguent pas à mon avis, des symphonies sur le plan de l'intérêt thématique ni de la conception.
Symphonie n°1 1865 (*/*/-/-)
Symphonie n°2 1888 (-/-/*/-)
Symphonie n°3 1873 (**/*/-)
Symphonie n°4 1874 (-/-/**/*)
Symphonie n°5 1875 (*/-/-/-)
Symphonie n°6 1880 (**/*/**/-)
Symphonie n°7 1884-1885 (-/-/*/-)
Symphonie n°8 1889 (-/-/-/-)
Ouverture carnaval op 92 1891 (-)
Le pigeon des bois op 110 1896 (-)
Scherzo capriccioso op 66 1883 (-)
Symphonie du Nouveau Monde 1889 (***/****/***/****)
Cette symphonie puissamment lyrique à mon avis nous prodigue un déploiement orchestral grandiose qui atteint une dimension apocalyptique, notamment à la fin du dernier mouvement. Malgré la multiplication des plans sonores et l'utilisation de toute la palette instrumentale, la thématique conserve une grande clarté. Les contrastes violents communiquent à l'œuvre un pathétisme très prenant, notamment dans le premier mouvement où un thème lent pianissimo à la flûte alterne avec les envolées des cordes et un thème principal très cuivré. Le second mouvement expose au cor anglais une mélodie profondément nostalgique (comme le fera plus tard Rodrigo dans son célèbre "Concerto de Aranjuez"). On remarquera dans ce mouvement l'accompagnement par les vibratos des cordes divisées, en partie centrale, avant la réminiscence du thème du premier mouvement sous la forme d'un crescendo qui plonge rapidement dans l'ombre. La coloration rhapsodique américaine et slave contribue à l'originalité de cette œuvre à mon avis exceptionnelle.
Danses slaves op 46 (transcription)
n° 1 (***)
n°2 (***)
n°3 (**)
n°4 (**)
n°5 (-)
n° 6 (-)
n° 7 (**)
n° 8 (**)
L'orchestration se prête particulièrement au style de ces pièces pianistiques en raison de la simplicité du mélodisme et de leur densité harmonique. Le caractère rhapsodique s'en trouve également renforcé.
PIANO
Les "Danses slaves" présentent, à l'instar du "Concerto pour piano", un pianisme dense avec de nombreux accords, bien que le mélodisme évolue selon des thèmes simples, bien marqués. L'empreinte rhapsodique est naturellement très nette. Certaines pièces sont très dynamiques comme la "n°9 op 72", d'autres nostalgiques comme la "n°10 op 72". En raison du style pianistique de Dvorak, le piano 4 mains semble lui convenir particulièrement, notamment dans la "n°7 op 72").
Humoresque (**)
Mazurka (*)
Danses slaves op 46
n°1 (**)
n°2 (***)
n°3 (**)
n°4 (**)
n°5 (**)
n°6 (****)
n°7 (PIANO 4 MAINS) (***)
n°8 (**)
Danses slaves op 72
n°9 (***)
n°10 (***)
n°11 (***)
n°12 (-)
n13 (*)
n°14 (*)
n°15 (***)
n°16 (-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (**/**/**)
Ce concerto me paraît écrit dans un style très romantique et très lyrique. L'orchestration tient une place prédominante. Très puissante et d'un caractère grandiose, elle accuse sans doute un certain manque d'éclat et de dynamisme. La partie solistique s'affirme par une virtuosité orientée vers la densité, où les contrastes sont peu marqués. L'ensemble reste à mon avis un peu figé, même si l'œuvre ne manque pas d'expression, ni de thèmes de grande qualité.
QUATUOR
Quatuor américain fa M op 96 (*/-/-/*)
Bien qu'effectivement rhapsodique, cette oeuvre ne tire pas parti, me semble-t-il, de la saveur particulière de la musique américaine. Les motifs me paraissent timides, souvent mal affirmés.
Quatuor ut M op 61 (-/-/-/-)
Ce quatuor, à mon avis, ne dégage jamais de thèmes marquants. Aucun instrument n'émerge de cet ensemble très monotone où aucune marque rhapsodique n'est sensible.
VIOLON ORCHESTRE
Concerto (**/***)
Concerto de style assez purement romantique, d'une virtuosité lyrique, d'une sonorité franche et puissante. Le premier mouvement, inégal, se termine par une cadence très courte, mais ravissante à mon avis (est-elle autographe?). L'intérêt du second mouvement est ravivé, me semble-t-il, par le second thème, avec cor. C'est le dernier mouvement qui révèle à mon avis le génie de Dvorak. Tous les thèmes, dans un enchaînement remarquable, me paraissent excellents. La structure, classique, alterne le thème principal et les soli, avec un thème lent en partie centrale.
Humoresque (transcription) (**)
Oeuvre très courte, mais agréable à mon avis, construite sur deux thèmes très récitatifs
Mazurka (transcription) (*)
Oeuvre courte, d'une belle sonorité à mon avis. Le violon, semble-t-il, demeure un peu terne dans les développements.
VIOLON VIOLONCELLE ORCHESTRE
Rondo (**)
VIOLONCELLE ORCHESTRE
Concerto op 104 1895 (-/-/-)
Cette oeuvre présente un caractère romantique, même véhément, très affirmé (surtout dans le premier mouvement), la thématique à mon avis apparaît malheureusement déficiente.
DYENS Roland
GUITARE
Tango en Skai (***)
GUITARE ORCHESTRE
Concerto en si 1991 (GUITARE ORCHESTRE DE 21 GUITARES) (-/-/-)
Dyens utilise souvent des notes obstinées ou des cellules courtes répétées. Dans l'ensemble, l'œuvre adopte un style légèrement jazzé. Ce concerto reste tonal, bien que Dyens ait tenté de lui imprimer une grande originalité, notamment dans la mélodie. Tous ces effets me paraissent cependant d'une faible efficacité musicale.
OCTUOR GUITARE
Rythmimaginaires 1989 (-)
Dans cette partition, Dyens adopte un style plus moderne, notamment dans l'instrumentation, qui comprend des effets de cordes: crissements et autres bruitages, effets très contestables qui ne vont pas, semble-t-il, au delà de la simple originalité.
Côté sud (1988) (-)
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