LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES
ŒUVRES
- :
peu intéressant * :
assez bon ** :
bon *** :
excellent **** :
exceptionnel Appréciation d'une œuvre en plusieurs mouvements : ex
: Concerto (***/-/**)
Si l'intitulé de l'œuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait |
EECHAUTE Prosper van
(1904-1964)
VIOLON ORCHESTRE
Romantic Lullaby (-)
Oeuvre très classique pour son époque,
mélodique sans toutefois affirmer, me semble-t-il, de thèmes marquants.
EGK Werner (1901-1983)
VIOLON ORCHESTRE
Geigenmusic mit orchester
(1936) (-/**/-)
Cette oeuvre néoclassique se
caractérise par son mélodisme, parfois un peu facile à mon goût, mais pouvant
atteindre un expressivité très intense. Les mouvements rapides imposent un
style à mon avis rudimentaire, notamment par une orchestration éclatante sans
nuance. C'est essentiellement l'orchestration qui déprécie les mouvements
rapides, notamment le troisième bénéficiant d'un soliste plus convaincant. Tout
autre est le second mouvement qui exprime un lyrisme intense. La mélodie
s'égrène sur un fond de célesta qui s'enrichit progressivement. La partie
centrale atteint un pathétique très prenant. L'œuvre évoque parfois dans les
mouvement rapides le style du "Groupe des Six" alors qu'elle rejoint
par son mouvement lent l'ampleur des compositions romantiques les plus
expressives. Le jeu violonistique, présentant peu de grands écarts, se référerait
plutôt au baroque par sa tendance aux ostinati.
EGUIGUREN Fray Fernando (v1743-ap1760)
PIANO
Concerto arioso (**)
EINEM Gogfried von
(1918-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-/-/-)
Oeuvre très classique si l'on
considère l'époque relativement récente à laquelle elle a été écrite. Sur un
rythme très lâche, la thématique imprécise donne, semble-t-il, à l'ensemble une
certaine uniformité malgré un pianisme et une orchestration assez variés au
premier abord. Le second mouvement rappelle parfois le second mouvement du
"Concerto" de Khatchaturian. La densité pianistique du dernier
mouvement apparaît à mon avis très faible et le rythme heurté.
EISBRENNER Werner
(1908-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (*/-/-)
Oeuvre écrite dans un style très
tonal qui fait appel à des effets appartenant parfois au jazz, parfois à la
musique impressionniste et parfois à la musique purement romantique. La
thématique dans l'ensemble manque à mon avis de consistance et surtout d'unité,
tout en conservant un certain intérêt. L'orchestration rappelle plutôt le style
de Reger dans le premier mouvement. Le second mouvement, à l'inverse du
premier, apparaît très mélodique et romantique. Il comporte parfois des effets,
me semble-t-il, d'une grande originalité à la flûte. Le style du troisième
mouvement est plus moderne, plus cuivré dans son orchestration.
ELGAR Sir Edward (1857-1934)
ORCHESTRE
Le style orchestral d'Elgar,
nonobstant quelques touches de modernisme, peut être considéré comme classique
au sens large. Aucune influence particulière n'y perce. "Cokhaigne"
est une oeuvre assez confuse à mon avis, "In the south" affirme une
trame thématique plus nette, bien que d'intérêt limité, me semble-t-il. La
"Symphonie n°1" demeure à mon avis assez terne, malgré quelques
passages très cuivrés, par exemple dans le dernier mouvement.
Cokhaïgne (-)
In the south concert ouverture op 50 1908 (-)
Symphonie n°1 op 55 1904 (-/-/-/-)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto (-/-/-)
Oeuvre à mon avis composée de
longs développements mélodiques sans consistance. L'orchestration me paraît
particulièrement peu originale.
ELIZALDE Federico (1909-1979)
VIOLON
ORCHESTRE
Concerto 1943 (-/-/-)
Ni franchement
néo-classique, ni moderniste, le violon développe un récitatif à mon avis
morne, assez peu mélodique, pourtant très tonal. L'orchestre, diffus très
souvent, ne relève pas une partie soliste qui sombre dans la monotonie. Cette
œuvre ne me paraît pas se départir d'une certaine fadeur.
ENESCO George (1881/1955)
ORCHESTRE
Rhapsodie roumaine n°1 op 11
1908 (***)
Cette superbe rhapsodie
roumaine, effectivement très rhapsodique, présente de nombreux effets communs à
une danse cosaque ou une danse hongroise. Seule, peut-être, l'utilisation
spécifique de glissandi, particulièrement impressionnants dans cette
composition, semble caractéristique de la musique roumaine. On y discerne
d'autre part de nombreux accelerandi, une utilisation importante et à mon avis
très judicieuse des pizzicati. Le traitement
orchestral repose essentiellement, sauf pour la finale, sur les cordes et les
bois, notamment la clarinette. L'œuvre débute d'ailleurs par un solo de cet
instrument. Si les effets rythmiques sont très accusés, on remarquera donc une
relative absence d'éclat et un colorisme limité, notamment par rapport aux
"Galanta dances" de Kodaly et même aux "Danses slaves" de
Dvorak et à certaines rhapsodies
hongroises de Liszt. Dans ce type de composition, Enesco semble ne pas se
départir d'un certain classicisme, notamment par rapport à l'époque. Aucune
allusion au style" impressionniste" en vigueur au début du siècle
n'est perceptible.
ORCHESTRE
Concert Ouverture A M op 32 sur
des thèmes dans le caractère populaire roumain 1948 (-)
Très peu, sinon pas du tout
rhapsodique, cette œuvre contient quelques effets debussystes, notamment un
passage impressionniste à la flûte à découvert dans le 4ème
mouvement. Le tonalisme, assez lâche, apparente cette œuvre à une œuvre
moderne. L'absence de rhapsodisme malgré le titre semble montrer
l'incompatibilité irrémédiable entre modernisme et rhapsodisme.
Suite d'orchestre n°1 op 9 C M
(*/*/-/**)
Cette suite présente des
mouvements de contenu et style très divers. Le premier, le plus original à mon
sens, est un immense tutti de violon insinuant qui s'étire indéfiniment jusqu'à
la coda cependant que s'enfle en arrière-plan un roulement de timbale
particulièrement impressionnant. Ce mouvement rappelle quelque peu le premier
mouvement de la "Faust-symphonie" de Liszt. Le second mouvement
apparaît plus monocorde, peu marquant à mon avis, tandis que le troisième
expose inlassablement le même thème moderato. C'est le 3e mouvement,
utilisant un thème rhapsodique bien caractérisé, qui m'apparaît le plus
marquant. L'introduction, avec un motif au trombone témoigne à mon avis d'une
recherche orchestrale assez audacieuse… et réussie. Cette page haletante
présente parfois des allures de "Nuit sur le mont chauve"
Intermède op 12 (CORDES) (-/-)
Cette œuvre, peu colorée de
par sa structure instrumentale, assez monotone à mon avis, ne me semble pas exploiter les possibilités
pourtant non négligeables de l'orchestre à cordes. Ces dernières ne me
paraissent pas atteindre les effets lyriques qu'elles expriment dans les
meilleures œuvres d'Enesco (notamment la "Rhapsodie n°2" et le second
mouvement de la "Symphonie n°1").
Symphonie n°1 op 13 E f M
(-/*/**)
Le premier mouvement de
cette symphonie, à la recherche d'un esprit de fantaisie, voire d'effets
modernistes, se perd, me semble-t-il, dans une certaine grandiloquente
dépourvue de sentiment pathétique. C'est à mon avis un échec complet. Les deux
mouvements suivants semblent orientés vers une tout autre esthétique. Le
second, à base de tutti de cordes, expose des motifs d'une grande fluidité dans
un style pseudo-impressionniste assez fascinant. Le dernier mouvement me paraît
s'imposer par un déploiement orchestral impressionnant (notamment par l'emploi
des cuivres), sur des motifs rhapsodiques très lapidaires jusqu'à une coda
flamboyante, très lyrique.
Symphonie
n°3 C M op 21 1918 (*/-/-)
Cette œuvre d'Enesco me
paraît plus bruyante que véritablement colorée, et très disparate sur le plan thématique. L'ensemble demeure tonal,
cependant on doit noter le tonalisme très diffus du 3ème mouvement,
qui rappelle Holst. Le style se caractérise par quelques debussymes. Seul le
premier mouvement (moderato un poco mosso) me semble posséder une certaine
dimension dramatique, notamment l'introduction, assez originale à mon goût.
Seul, ce mouvement, peut-être considéré comme rhapsodique, notamment par un
passage caractéristique évoquant le lassan tzigane.
FLUTE PIANO
Cantabile e Presto (1904)
(**/**)
De très beaux moments
caractérisent cette oeuvre à coloration impressionniste, malheureusement
sporadiques.
ENGLUND Einar (1916-1999)
ORCHESTRE
Les symphonies d'Englund
(n°2 et n°4) évoluent dans un style pseudo-expressionniste assez morne à mon
avis, à la lisière entre tonalisme et atonalisme, rappelant parfois Sibelius,
Nielsen ou Chostakovitch.
Symphonie n°2 Merle noir 1948
(-/-/-)
Assez vaguement tonale,
cette oeuvre se caractérise par un symphonisme clair, ni bruyant, ni
incohérent, cependant assez cuivré. La flûte et le piccolo dans l'aigu y
tiennent une place importante, notamment dans le second mouvement en un long
passage d'une stridence particulièrement insistante sur un fondu pianissimo aux
cordes.
Symphonie n°4 nostalgique 1976
(-/-/-/-)
Originale, à défaut
d'engendrer un réel intérêt musical, à ce qu'il me semble, cette symphonie
recherche notamment des effets de couleur instrumentale : cloches, percussions
à nu… peu convaincants à mon avis. Le dernier mouvement apparaît plutôt inspiré
de Prokofiev.
PIANO ORCHESTRE ENGLUND
Concerto n°1 1955 (-/-/-)
Sans être totalement
atonale, cette oeuvre engendre, me semble-t-il, une impression de dureté,
d'insensibilité, d'aridité, ceci malgré quelques passages de haute voltige de
la part du soliste. Le style rappellerait vaguement Constantinescu,
Khatchaturian... Le dernier mouvement, plus tonal, recèle un peu plus, à mon
avis, de matière musicale et d'expressivité. L'orchestration, pourtant assez
cuivré, me paraît incolore.
ERNST Henri (1814-1865)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto op 23 hungarian (**)
Malgré une thématique qui me
paraît d'intérêt limité, cette oeuvre est empreinte à mon avis d'un pathétisme assez
profond. Un incontestable souffle lyrique la traverse, me semble-t-il. On
retiendra le passage où l'orchestre intervient seul en pianissimo. On doit
signaler le contraste étonnant entre la "Fantaisie sur Otello" du
même compositeur, et la présente oeuvre. La "Fantaisie", beaucoup
plus brillante avec un violon dans l'extrême aigu fut écrite beaucoup plus tôt.
Rien ou presque ne subsiste du style paganinien dans le "Concerto" et
on y décèle des sonorités qui préfigurent le "Concerto" de
Tchaïkovski. Le passage de la tessiture du violon de l'aigu vers le medium est
caractéristique de l'évolution du violonisme au milieu du dix-neuvième siècle,
on la retrouve chez Vieuxtemps. Parallèlement, l'orchestre a gagné en
élaboration.
ESCAICH Thierry
ACCORDEON EUPHONIUM
Ground
Oeuvre moderne n'affirmant à mon avis que des
effets très superficiels. Thématique inexistante. L'accordéon est utilisé de
manière très polyphonique.
ETCHEVERRIA Fray Ignacio de
(av1756-1792)
PIANO
Sonate
en mi b M (**)