SOMMAIRE


RÉPERTOIRE CRITIQUE- HEA


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait


HE Zhan-hau (XXème)/CHEN Gang

VIOLON ORCHESTRE

Concerto Liang Shan-po et Tchou Ying-taï (****)

Sublime oeuvre à mon avis, qui se place comme une des plus originales et des meilleures du genre. Mieux encore que les autres compositeurs de l'école chinoise contemporaine (Houang Siao-fei, Liu Shi-kun), He Zhan-hau a réussi, me semble-t-il, une synthèse de l'art romantico-impressionniste qui dépasse de nombreux modèles européens. Comparablement au "Voïevode" de Tchaïkovski ou à "Petrouchka" de Stravinski, la structure de l'oeuvre correspond à une succession de thèmes répétés se suivant sans recherche de transition, créant ainsi des contrastes thématiques et rythmiques saisissants. La maîtrise compositionnelle atteinte par le compositeur, la puissance des effets à mon avis provoquent l'admiration. He Zhan-hau a, me semble-t-il, remarquablement utilisé le rhapsodisme chinois en l'élevant au niveau de la musique purement classique contrairement à ce qu'avait fait Wu Tsu-chiang dans son concerto pour pipa et orchestre "Petites soeurs de la prairie". Le soliste procède par motifs chromatiques dans le medium souvent accompagnés par un fond à la harpe (comme dans l'ouverture) alternant avec de courtes cadences, à nu, parsemées de doubles cordes. L'alto mêle parfois ses accents plaintifs dans le grave. Une courte cadence à la flûte intervient également vers la fin de l'oeuvre, suivie de gammes évanescentes à la harpe, instrument qui joue un rôle important dans cette oeuvre. Par rapport à de nombreuses oeuvres chinoises, le concerto "Liang Shan-po et Tchou Ying-taï" se caractérise à mon avis par une particulière subtilité et puissance des effets.

HELLER Stephen (1813-1888)

PIANO

Ni redevable à Liszt, ni à Chopin, encore moins à Schumann ou à Beethoven, Heller a développé un style autonome privilégiant les effets rythmiques et abolissant la mélodie cantabile. Ses effets rythmiques, sans jamais tomber dans une quelconque facilité vulgaire ni dans la sécheresse, témoignent plutôt d'une recherche de modernisme allié au classicisme, un autre développement de la virtuosité contrastant avec les effets lisztiens. Les pièces de Heller bénéficient toutes d'une thématique très nette, induisant cependant un sentiment romantique moins marqué que chez la plupart de ses contemporains. L'esthétique très rythmique de Heller pourrait le rapprocher d'Alkan, il s'en distingue par un jeu moins abrupt et en aucun cas empreint de l'ancienne esthétique des clavecinistes. Dans "Retour" (Dans les bois, nouvelle série op 128), Heller développe son style dans une virtuosité très dense, ne se départissant pas d'une certaine sobriété et privilégiant les accords ("Dans les bois" de la "3e Suite op 136" ou la "Couplets de Gaspard" de la même suite par exemple), très riche harmoniquement, évitant les effets démonstratifs, mais évitant toute lourdeur.Sa thématique procède par bribes motiviques juxtaposées, sans toutefois que ce style puisse être qualifié de pré-impressionniste. "Agathe", "Max et Agathe" de la 3e Suite "Dans les bois", par opposition, est une pièce aux accents très romantiques, magnifiquement réussie à mon avis, plutôt en contraste avec la manière habituelle de Heller. "Bruits de forêt" de la suite "Dans les bois, nouvelle série op 128" se caractérise par une recherche de sonorités étouffées. On remarquera assez souvent chez Heller la tendance au monothématisme (comme dans le "Vivace, con gusto" des "Promenades d'un solitaire op 70" ou "Fleur solitaire" de "Dans les bois, nouvelle série op 128"). Malgré leur titre, les oeuvres ci-dessous me paraissent évoquer assez peu une atmosphère bucolique. Le style de Heller, d'une certaine élégance, n'est guère empreint de sensualité. Sur l'ensemble, toutes ces pièces me semblent manifester une très haute qualité, bien peu, à mon avis, peuvent laisser le mélomane indifférent.

Promenade d'un solitaire 6 mélodies sans paroles op 78 (1851) (**/-/***/**/**/***)

Rêveries du promeneur solitaire d'après JJ Rousseau op 101 (1862) (*)

Dans les bois 3e suite op 136 (1873)

Dans les bois (***)

Agathe (***)

Max et Agathe (****)

Couplets de Gaspard (***)

Annette et Gaspard (***)

Fleurs sauvages (*)

Dans les bois, nouvelle série op 128 (1871)

Entrée (*)

Bruits de la forêt (***)

Promenade du chasseur (***)

Fleur solitaire (***)

Légende de la forêt (**)

Ecureuil poursuivi (*)

Retour (***)

Tarentelle op 53 (**)

HENSELT Adolf (1814-1889)

PIANO

Étude op 2 n°1 (**)

Étude op 2 n°2 (*)

PIANO ORCHESTRE

Concerto op 16 (*/-/*)

Oeuvre qui me paraît thématiquement peu consistante et ne communique guère, me semble-t-il, malgré sa difficulté instrumentale, d'impression de virtuosité. Le style est préromantique, à mon avis peu nuancé, d'une exubérance quelque peu désordonnée.

HERZ Henri (1803-1888)

PIANO ORCHESTRE

Brillants, brillantissimes, virtuosissimes, pourrait-on dire des concertos pour piano et orchestrede Herz. Ils n'ont de faiblesse que les défauts consécutifs à leur qualité: les figurations dominent en partie au détriment de thèmes marquants, mais ne s'agit-il pas d'une conception inhérente au genre? Et l'on ne pourra nier la recherche du mélodisme, le refus de tout effet tapageur. Les moments pathétiques ne manquent pas en ces oeuvres, même s'il sont plus significatifs d'un esthétisme calculé que l'expression d'une émotion profonde. C'est la référence à Kullak, dans le genre du concerto "chopinien" qui pourrait rappeler le style de ces oeuvres, notamment par la persistance d'une grande péroraison orchestrale au début des premiers mouvements. On pourrait ajouter des accents gottchalkiens, par l'utilisation des notes répétées. Les mouvements lents eux-mêmes sont l'expression d'une volonté de vituosité affichée et assumée sans complexe. Et l'on admirera, paradoxalement, le sens des effets pianissimo, des demi-teintes, qui s'accorde parfaitement avec la fulgurance du pianisme et même qui en approfondit la prégnance. Sur l'ensemble, on différentiera cependant les conceertos les plus achevés, à notre avis les 1, 7, 8 et les concertos où l'inspiration du compositeur semble moins affirmée, notamment dans les concertos 3; 4 et 5. Ces deux derniers cependant témoignent par leur mouvement lent d'un sens du mélodisme et du pathétisme égal à celui exprimé par le compositeur dans le domaine de la virtuosité.

Concerto n°1 la M op 34 (1928) (***/**/***)

Concerto n°3 D minor op 87 (1835) (***/*/**)

Concerto n°4 E major op 131 (1843) (**/***/*)

Concerto n°5 F minor op 180 (1854) (*/***/**)

Concerto n°7 si m op 207 (1864) (***/***/***)

Concerto n°8 la b M op 218 (1873) (**/***/***)

HERZ/BELLINI

PIANO

Variations sur la "Marche des puritains" de Bellini (*/**)

Variations sur la "Marche nationale: la Parisienne" de Bellini (*/*)

HILLER Ferdinand (1811-1885)

PIANO ORCHESTRE

Ces deux oeuvres de Hiller sont caractéristiques du premier style romantique (Bronsart, Raff, Schellendorf). Les effets souvent outrés à mon avis paraissent gauches et peu raffinés. Le "Konzertstück" semble d'un intérêt plus affirmé, notamment le troisième mouvement. On retiendra un motif en rosalie, d'une grande intensité, me semble-t-il, dans le troisième mouvement.

Concerto n°5 (*/-/*)

Konzertstuck (*/-/**)

HINDEMITH Paul

FLÛTE PIANO

Sonate 1936 (-/-/-)

Oeuvre mélodique, très tonale.

ORCHESTRE

Concerto (12 INSTRUMENTS) (-/-/-/-)

Concerto moderne sans thématique. Le piano et l'orchestre apparaissent très intriqués.

Symphonie Matisse(-/-/-)

Oeuvre moderne sans toutefois adopter une orchestration stridente.

PIANO

Sonata n°3 (1936) (-/-/-/-)

Vaguement tonale, cette oeuvre se départit rarement d'une dynamique à mon avis très fatigante.

PIANO ORCHESTRE

Thèmes et variations Les 4 tempéraments (-/-/-/-)

Oeuvre moderne, incohérente, animée d'une dynamique perpétuelle très fatigante.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto (-)

HOFFMEISTER Franz (1754-1812)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°2 (-/-/*)

La forme de ce concerto apparaît typiquement mannheimienne avec une succession de tutti orchestraux et de soli. Le style de la partie pianistique fait preuve d'une évolution parfois marquée vers le style de Hummel, notamment par de nombreuses modulations, en revanche les parties orchestrales demeurent à mon avis archaïques et assez sommaires.

HOLBROOKE Joseph (1878-1958)

PIANO ORCHESTRE

Piano Concerto n°1 The Song of Gwyn ap nudd op 52 (1908-1920) (-/-/-)

Cette oeuvre représente pour moi un continuum de virtuosité qui n'accroche pas, disperse l'attention au lieu de la concentrer. Et j'y déplore une absence totale d'esprit lyrique. Une oeuvre qui me paraît très décousue; sans aucune unité.

HOLMES Augusta (1847-1903)

ORCHESTRE

Le style symphonique d'Augusta Holmes préfigure, en le dépassant, celui des poèmes symphoniques de Richard Strauss de manière particulièrement caractéristique: rutilance, flamboyance presque provocante, sauvage, effrénée, instrumentation cuivrée alliant effets harmoniques étonnants à une écriture essentiellement mélodique. C'est une orgie sonore inconcevable, un feu d'artifice orchestral d'une virtuosité peu commune. A ces qualités sont associés les défauts qui en découlent logiquement, effets trop agressifs annonçant le modernisme, parfois caractère simpliste de la thématique. Le poème symphonique "Pologne" est à mon sens l'illustration de ces insuffisances, mais elles sont présentes dans tous les autres poèmes symphoniques. Augusta Holmes utilise à mon avis admirablement les solos d'instrument, notamment le trombone qui débute "Andromède", le violon (dans cette même œuvre) ou la clarinette débutant "Irlande", le cor anglais (au centre de ce mouvement). On admirera également la puissance expressive de la mélodie de "La Nuit et l'Amour" accompagnée par la harpe, celle du thème ponctué de silence exposé au début de "l'Ouverture pour une comédie". La genèse de ce style ne m'apparaît dans aucune œuvre de l'époque. On peut cependant signaler l'influence nettement visible du dernier mouvement de la "Symphonie Fantastique", mais aussi des poèmes symphoniques de Saint-Saëns, notamment dans "l'Ouverture pour une comédie". Peut-être pourrait-on signaler le nom de Borodine, particulièrement pour "Irlande", d'empreinte thématique assez russe. Malgré certaines outrances instrumentales, ces œuvres me paraissent receler des moments absolument sublimes, une grande densité thématique et je les considère, pour la plupart, comme des œuvres de premier plan de la littérature symphonique de l'époque. "Irlande" demeure sans doute l'œuvre la plus séduisante de cette série comprenant des moments d'un pathétique extrême et de grands crescendos lyriques, mais elle n'évite pas certains effets instrumentaux à mon avis rudimentaires. "Ouverture pour une comédie" est peut-être l'oeuvre la plus parfaite.

Andromède, poème symphonique (1883) (***)

Irlande, poème symphonique (1882) (***)

Ouverture pour une comédie (1871-1875 ?) (****)

La Nuit et l'amour, interlude de l'ode symphonique Ludus pro Patria (1888) (***)

Pologne, poème symphonique (1883) (*)

HOLST Gustav (1874-1934)

ORCHESTRE

Suite symphonique Les planètes (ORCHESTRE AVEC CHOEURS) (*/****/**/***/*/***/**)

Cette oeuvre fascinante à mon avis occupe une position clé entre la musique atonale et la musique tonale. Holst semble épouser la position de Busoni, c'est-à-dire qu'il ne dérive jamais vers l'atonalisme malgré une forte originalité dans l'utilisation du tonalisme. Certains aspects de l'oeuvre, notamment dans "Jupiter, le porteur de la joie" évoquent le compositeur de la "Fantaisie indienne", "Mercure, le messager ailé" évoque plutôt le Stravinski de la première époque ou même encore Rimski. Il serait plus juste de dire que Holst conserve la structure thématique malgré une forte tendance à créer des effets sonores purement suggestifs. Lorsque c'est particulièrement le cas, comme dans "Pluton, le mystique", la composition, à mon avis, ne parvient pas à captiver l'attention de manière aussi prenante que par une structure thématique plus nette. Les effets recherchés dans cette dernière partie me paraissent pourtant très élaborés, ainsi que l'utilisation des voix alliées au célesta comme un écho céleste lointain. Holst nous suggère ici, semble-t-il, une impression de mystère inégalable. C'est le cas également dans "Vénus, la porteuse de la joie", mais ici avec une assise thématique plus affirmée, notamment la mélodie pianissimo au violon. On ne peut qu'admirer la virtuosité orchestrale de Holst. Accordant la prééminence aux cuivres, il ne donne jamais à mon avis dans le simplicisme du Groupe des Six.

HONEGGER Arthur (1892-1955)

ORCHESTRE

Pacific 231 (**)

Fidéle à l'esthétique du Groupe des Six avec une orchestration naturellement très cuivrée, Honegger atteint ici, me semble-t-il, des effets d'une puissante originalité, correspondant bien à l'argument. Il est remarquable que l'illustration du mouvement mécanique de la locomotive n'empêche pas l'œuvre d'affirmer des motifs effectivement musicaux, parfois très lyriques.

PIANO ORCHESTRE

Concertino (-/-/-)

Oeuvre vaguement tonale, de rythme uniforme. L'ensemble, où piano et orchestre sont toujours très uni, n'affirme pas à mon avis le moindre contraste.

HOROWITZ Vladimir (1904-0989)

PIANO

Danse excentrique (**)

HOSSEIN André (1907-)

PIANO ORCHESTRE

Ces oeuvres à mon avis de haute inspiration se caractérisent par leur couleur orientale marquée ainsi que leur relatif classicisme. Le "Concerto n°1" me paraît le plus saisissant par sa richesse thématique, la coloration de son instrumentation et de son pianisme, sa vivacité rythmique, son exubérance, son lyrisme. Un rythme, lui aussi frénétique, parcourt les mouvements rapides du "Concerto n°2" à l'instrumentation cuivrée à mon avis très somptueuse. Le "Concerto n°3", de structure cyclique, vaut essentiellement, me semble-t-il, par son thème principal rappelant "Asturias" d'Albeniz.

Concerto n°1 Capriccio (***)

Concerto n°2 (**/*/**)

Concerto n°3 (**)

HOTTETERRE Jacques-Martin "Le Romain" (18e siècle)

FLÛTE

Les Suites de Jacques-Martin Hotteterre témoignent d'un art délié, cependant soumis généralement à une thématique de style prébaroque caractérisant la musique française par rapport à l'italienne contemporaine, même si le compositeur semble avoir introduit certines caractéristiques plus modernes. Sur le plan instrumental, la flûte s'exprime parfois avec une certaine volubilité sans cependant jamais atteindre la virtuosité. La meilleure pièce, la plus longue, me paraît être le "Prélude en sol mineur", d'une écriture nettement moins systématique que celle des Suites. Ce sont les "Troisième Suite" et "Quatrième Suite" qui semblent présenter les pièces les plus primesautières au contenu thèmatique le plus caractérisé, comme par exemple la "Courante" de la "Troisième Suite", la "Courante gay" et le "Rondeau gay" de la "Quatrième Suite". En revanche, la "Première Suite oeuvre IV" de pièces à deux dessus s'apparente plus étroitement au style fugué, traditionnel.

Première Suite en sol m n°1 sol m (-/-/-/-/-/-/-/-)

Deuxième Suite n°2 (-/-/-/-/-/-/-)

Première Suite oeuvre IV à deux dessus (2 FLÛTES) (1712) (-/-/-/-/-/-)

Troisième Suite en ré M n°3 (-/-/-/-/-)

Quatrième Suite sonate n°4 (-/-/-/-/-/-)

Prélude sol m L'art de préluder oeuvre VII (1719) (*)

HOWELLS Herbert (1892-1983)

PIANO ORCHESTRE

Oeuvres paradoxales traduisant des influences contradictoires: une dynamique exubérante parfois fatigante alternant avec des séquences mystérieuses: courtes sections à la flûte ou au violon. Des motifs à mon avis parfois élaborés, mais sans réel influx lyrique (ou rarement), et surtout une trame thématique assez peu lisible, souvent décousue. Sur le plan symphonique, les sonorités sont dures, les cuivres rarement adoucis par les bois. Sur le plan pianistique, de l'élaboration, mais tendance générale à la surcharge, style peu mélodique, rude, abrupt, sans souplesse. Une oeuvre écartelée entre l'impressionnisme finissant et le modernisme, qui rappelle parfois les oeuvres concertantes pour piano de Ravel, Constantinescu, Cras - par le style, mais à mon sens pas par la qualité. Dommage car la maîtrise compositionnelle d'Howells, notamment pour l'écriture pianistique, ne me semble pas devoir être mise en doute. Évaluation minutée du premier mouvement du Concerto n°1 (le meilleur à mon avis), elle laisse apparaître une grande variation de l'intérêt selon les plages considérées.

1 ** 2 * 3 * 4 ** 5 * 6 * 7 ** 8 *** 9 *** 10 ** 11 ** 12 * 13 ** 14 *** 15 ** 16 **

Concerto C minor op 4 (1914-1945) (**/-/*)

Concerto n°2 C major op 39 (1925) (-/-/-)

ORCHESTRE

Penguinski (1933) (*)

Par rapport aux concertos pour piano, cette oeuvre révèle un ensemble thématique plus lisible et un mélodisme plus affirmé ainsi qu'une orchestration plus colorée, à mon avis plus originale que le style passe-partout moderniste. Une oeuvre tout de même très courte.


SOMMAIRE


Site optimisé pour norme W3C sous Linux

Valid HTML 4.01 Transitional CSS Valide !