RÉPERTOIRE CRITIQUE - LIA
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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES - : peu intéressant * : assez bon ** : bon *** : excellent **** : exceptionnel Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements : Concerto (***/-/**)
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LIADOV Anatole (1855-1914) ORCHESTRE Les oeuvres orchestrales de Liadov se présentent typiquement comme un continuum instrumental où n'émerge pas à mon avis guère de motifs susceptibles de retenir l'oreille. Même le "Baba-Yaga" ne parvient pas à introduire chez ce compositeur un minimum de tonicité. Issu du wagnérisme, ce style semble avoir radicalisé la tendance à considérer l'harmonie elle-même comme seule matière musicale, niant ainsi les ressources de la mélodie et du rythme. Le résultat de ce parti-pris ne conduit à mon avis qu'à l'insignifiance. On trouve ce style chez Brull. D'une autre manière, Liadov semble s'orienter comme Monpou, Satie, et même Séverac, vers un certain minimalisme. Fragment d’apocalypse (*) 8 chansons populaires (*) Le lac enchanté (*) Baba-yaga (*) Kickriamoes (*) La tabatière à musique (*) LIAPOUNOV Serguéï ((1859-1924) PIANO Prélude op 26 n°1 (*) Mazurka op 9 n°1 (***) Berceuse op 11 n°1 (**) Études transcendantes LIAPOUNOV Les "Études transcendantes" représentent à mon avis incontestablement un chef-d'oeuvre pianistique. A la lisière entre le style lisztien et le style impressionniste, ces pièces se caractérisent, me semble-t-il, par un raffinement extrême et une souplesse inégalée. L'exploitation des aigus est particulièrement poussée, jusqu'à une certaine magie indicible, notamment dans "Harpes éoliennes", "Ronde des Sylphes", "Carillon". Seule l'"Élégie à la mémoire de Liszt", longue pièce assez touffue, représente à mon avis un échec total. En revanche, "Leshinga", avec son charme ibérique obsédant, préfigure Albeniz. Liapounov réussit également l'exploit de concilier une clarté lumineuse avec une densité pianistique peu ordinaire. D'une remarquable souplesse pianistique par opposition au pianisme encore mal dégrossi des "Études transcendantes" de Liszt, ces pièces surpassent, à mon avis, celles, plus célèbres, qui leur servirent de modèle, ou peut-être, plus véritablement, de prétexte. 1 Berceuse (*) 2 Ronde des fantômes (***) 3 Carillon (****) 4 Terek (***) 5 nuit d’été (*) 6 Tempête (*) 7 Idylle (*) 8 Chant épique (***) 9 Harpes éoliennes (*) 10 Leshinga (***) 11 Ronde des sylphes (**) LIAPOUNOV 12 Élégie à la mémoire de Liszt (-) PIANO ORCHESTRE LIAPOUNOV Rien ne permet de rapprocher le "Concerto n°2", souvent confus à mon avis et peu imaginatif, de la superbe "Fantaisie sur des thèmes ukrainiens". Le style de cette oeuvre est typiquement pseudo-impressionniste. L'influence de Liszt (celui de la "Fantaisie hongroise") est assez nette, celle de Chopin également dans le coulé particulier des gammes, ainsi que celle plus tardive d'Arenski ("Fantaisie"). Toutes ces caractéristiques se retrouvent par ailleurs dans le "Konzertstück" de Cécile Chaminade. En première partie, le thème principal est traité en diverses variations, toutes éblouissantes à mon avis. Après une exposition de ce thème en une variante rythmique pour tout l'orchestre, l'œuvre s'enrichit de très nombreux motifs dans un rythme irrésistible, tout en gardant cette souplesse caractéristique du style de Fauré et d'Arenski. L'exploitation des graves et des aigus me paraît particulièrement poussée, et la cristallinité des timbres confère à l'oeuvre une luminosité sans pareille. Par la densité des idées, la maturité pianistique, la subtilité des nuances, cette fantaisie mérite sans doute de figurer parmi les plus belles oeuvres pour piano et orchestre. Fantaisie sur des thèmes ukhréniens (****) Concerto n°2 (*) LIEBERMANN Lowell (1961-) PIANO ORCHESTRE Les deux concertos de Liebermann, d'un style très comparable, peuvent être rapprochés de la tendance ravélienne comme les œuvres pour piano et orchestre de Britten, Nat, Moleiro, Casadesus... L'instrument soliste, dans un rythme souvent continu, adopte une écriture tonale, très dissonante mais souple, très chromatique, traduisant une dureté émaciée, une absence de coloration caractéristique. L'orchestration, très cuivrée, présente à mon avis des effets outrés, assez désagréables. Malgré cela, l'on peut discerner quelques passages expressifs et une certaine densité thématique. Les effets de vrituosité ne sont pas absents, on remarquera notamment dans le 2ème mouvement du "Concerto n°1" des glissandi très ravéliens. Le 3ème mouvement de ce même concerto, affirme à mon avis une trame thématique nettement plus lisible. On peut regretter que la laideur d'une orchestration inutilement agressive masque les qualités réelles de ces deux concertos sur le plan thématique. Au travers de ces pages Libermann m'apparaît plutôt comme un "tonaliste contrarié" qui se serait fourvoyé dans le moderne pour se conformer au style de son époque. Concerto n°1 op 12 (-/-/**) Concerto n°2 op 36 (*/-/-/-) PIANO Album for the Young op 43 (1993) n°6 Ostinato (-) n°8 Rainy day (**) n°10 Lullaby (-) n° 11 starry Night (-) n°12 Hommage à Fauré (-) n°14 hommage à Alkan (-) Ces pièces, très consonantes, simples, mélodiques et presque intimistes, traduisent une écriture nettement plus tonale et expressive que les concertos. "Rainy day" me paraît une belle pièce, lancinante, harmoniquement très subtile. FLÛTE ORCHESTRE Concerto op 39 (-/-/-) Cette oeuvre très tonale, voire très néoclassique, se caractérise par une teinte mélodique originale. Si l'on peut lui accorder des qualités de tenue, (variété, volubilité) aussi bien pour le soliste que pour l'orchestre, on ne peut y déceler aucun thème à mon avis digne d'un intérêt supérieur. LINDPAINTNER Peter Joseph von (1791-1856) BASSON ORCHESTRE Concerto M op 4 1816 (***/*/***) Cette oeuvre apparaît caractéristique du premier romantisme, notamment par les épisodes orchestraux développés alternant avec les soli. L'ouverture impose un thème très entraînant repris dans une longue cadence orchestrale au centre du mouvement. Un basson expressif, virtuose, explorant un large spectre de tessiture, permet de compenser la sonorité grave, terne, peu compatible par sa nature avec l'éthique du concerto. On ne peut qu'admirer la performance de Lindpainter qui ne craint pas d'opposer une orchestration grandiose et puissante au timbre limité du soliste. Dans le 3e mouvement, en dépit toujours du caractère plutôt nostalgique et sombre attaché au basson, le compositeur exploite, à mon avis avec succès, un thème primesautier, d'une élégance incisive. L'orchestration, dans ce mouvement, moins lyrique, présente une certaine épaisseur héritée du style post-mannheimien. C'est donc, me semble-t-il, un exploit que réalise Lindpainter en réussissant cette œuvre avec un instrument peu adapté a priori à la fonction de soliste qui lui est ici dévolue. LIPATTI Dinu (1917-1950) PIANO ORCHESTRE Concertino (-/-/-/-) Oeuvre à mon avis monotone, purement classique, ne reflétant pas de personnalité marquée. Dans le premier mouvement, l'orchestration, sur un rythme régulier, accompagne le soliste sans interruption. Le second mouvement est une mélodie confiée au violon, de faible intérêt, me semble-t-il. Le dernier mouvement, proche d'un mouvement fugué, à mon avis conserve la même régularité dépourvue d'imagination. Danses roumaines (-/-/-) Symphonie concertante 1938 (2 PIANO ORCHESTRE) (-) LISZT Franz (1811-1886) ORCHESTRE Fantaisies hongroises (transcriptions) La version orchestrale de ces rhapsodies met particulièrement en valeur leur caractère dramatique, notamment en ce qui concerne les parties lentes (lassan) par les basses de l'orchestre comme dans le premier mouvement du "Faust". L'orchestration de Liszt apparaît à mon avis brillante, utilisant les cuivres et percussions avec éclat, mais parfois, me semble-t-il, avec un certain manque de raffinement. En revanche, l'originalité symphonique de Liszt se révèle surtout par l'utilisation des solos instrumentaux à nu, la flûte, la clarinette, le trombone ou encore le violon. Les parties rythmées (friska) réalisent une utilisation judicieuse de pizzicati. Si les rhapsodies "n°1", "n°3", "n°4", et surtout la "n°2", envoûtent par leur richesse thématique, les rhapsodies "n°5" et "n°6" semblent traduire à mon avis une inspiration quelque peu essoufflée. n°1 (***) n°2 (****) n°3 (***) n°4 (***) n°5 Héroïde élégiaque (**) n°6 Carnaval de Pest (*) Préludes (*) Faust-Symphonie 1857 (***/*/*/-) Cette œuvre se caractérise par une orchestration très aérée, très limpide, dans laquelle les instruments s'expriment souvent en soliste par de courts motifs, notamment le violon. Le symphonisme de Liszt se révèle très coloré, parfois éclatant, en raison de l'emploi souvent à nu des percussions. On remarquera l'utilisation de la harpe dans la partie centrale du second mouvement ("Gretchen"). Il est remarquable que Liszt ait affirmé une certaine modernité dans une conception très mélodique de la thématique. De nombreux effets préfigurent Sibelius, et évoquent l'atmosphère dramatique, mystérieuse de certains poèmes symphoniques de Saint-Saëns ("La Jeunesse d'Hercule") et des ballets tchaïkovskiens, en revanche on ne saurait déceler aucune influence wagnérienne. Sur l'ensemble, on peut sans doute déplorer une trop grande longueur des mouvements. Le premier, qui atteint 30 minutes et présente une grande disparité thématique, n'est pas exempt à mon avis de passages plus faibles. Il est empreint d'une grandeur tragique certaine, propre à évoquer l'âme tourmentée de Faust, en revanche dans "Méphistophélès" (qui reprend le premier thème de "Faust"), Liszt n'atteint pas le "satanisme" que Berlioz avait su si magnifiquement peindre dans la "Scène de Sabbat" de la "Symphonie fantastique", ni de certaines œuvre symphoniques de Tchaïkovski ("Symphonie pathétique"). Quant au second mouvement ("Gretchen"), malgré quelques motifs remarquables, il sombre à mon avis dans une monotonie mortifère. L'œuvre se termine par un "Andante mistico" pour chœur, ténor et orchestre qui, pensons-nous, n'ajoute rien à l'ensemble. Poèmes symphoniques Touffus, imaginatifs, débordants, lyriques, d'une originalité incontestable, les poèmes symphonique de Liszt semblent plus souvent présenter un caractère d'expérimentation plutôt que d'oeuvre achevé. Si le compositeur utilise des effets très personnalisés, parfois d'une grande hardiesse, il ne s'affranchit pas, à ce qu'il me semble, de procédés archaïques, rémanence du premier dix-neuvième siècle. Pire que cela, son insistance sur des effets de batterie, de fanfare, de tambour, à mon avis, confinent à une certaine vulgarité. On peut citer à ce sujet Mazeppa qui nous offre (à ce qu'il me semble) toute la panoplie d'un regrettable étalage de trivialité, voisinant avec un thème d'une magie admirable. Le lyrisme touche parfois à la grandiloquence gratuite, malgré des passages imprégnés d'une ferveur romantique presque miraculeuse. Cette dimension romantique demeure prépondérante, malgré parfois une préfiguration d'effets dépassant cette esthétique : une recherche de mystère s'exprimant par des bribes de motifs noyés dans le silence, également des tonalités fuyantes inusités. Sur le plan stylistique, il semble que l'on puisse établir un ordre de filiation assez net entre Liszt, puis Saint-Saëns, enfin Tchaïkovsky (dans la musique de ballet), voire plus loin Glazounov. Il s'agit probablement d'une simplification occultant de nombreux autres compositeurs. Aucune de ces pièces, dont le génie à mon avis, éclate sporadiquement, n'atteint l'excellence car elles sont généralement, à mon avis, dépréciées par l'irruption de thèmes plus grossiers ou, encore, plus souvent, par de larges passages sans thématique captivante, ce qui n'empêche pas Liszt d'y déployer une rutilance symphonique à mon avis aussi bruyante que creuse. C'est, me semble-t-il, le cas d'Orpheus, de la Bataille des Huns, de Hamlet... En revanche, de nombreuses pièces me paraissent atteindre une valeur musicale élevée, malgré leur inégalité : Tasso, les Préludes, Prometheus, Mazeppa, les Idéaux. 1 Ce qu'on entend sur la montagne (*) 2 Tasso, lamento e triomfo (**) 3 Les Préludes (**) 4 Orpheus () 5 Prometheus (**) 6 Mazeppa (**) 7 Bruits de fête (-) 8 Héroïde funêbre (*) 9 Hungaria (*) 10 Hamlet (-) 11 la Bataille des Huns (-) 12 les Idéaux (**) PIANO LISZT Les "Études transcendantes" sont caractéristiques de la première manière du romantisme et de la virtuosité, celle-ci apparaît à mon avis souvent gauche, sans souplesse, heurtée, outrée comparablement à celle de nombreuses pièces d'Alkan, de Schumann, Hiller, Henselt, Deryschock... Quelques joyaux, me semble-t-il, parsèment cependant ces études ("Fusées", "Ricordanza"). Les "Rhapsodies hongroises" représentent peut-être le sommet de l'art lisztien. Dans ces oeuvres, le pianisme manifeste une extraordinaire souplesse et donne libre cours à sa virtuosité, qualités qui sont rehaussées encore par le charme si spécial de la musique folklorique hongroise. Les rhapsodies se présentent généralement sous la forme d'une longue introduction suivie d'une partie plus rythmée, rhapsodique. Il semble que l'intérêt musical est plus affirmé lorsque la marque rhapsodique est plus sensible. Les pièces les moins rhapsodiques sont sans doute la dixième et la onzième. "Les années de pèlerinage", à mon avis, déçoivent par rapport à de superbes pièces comme "Le rossignol" ou "Rêve d'amour". Liszt, sous l'influence mystique qui l'animait à la fin de sa vie, semble avoir contribué lui-même à stériliser son art en refusant souvent la virtuosité qui est pourtant l'essence de son génie. "Les années de pèlerinage" témoignent cependant de la recherche d'effets subtils, annonciateurs de Debussy, (notamment: bribes de mélodie à la main droite seule entrecoupées de silences, tonalités spéciales...), mais ces effets ne semblent pas toujours probants, et le compositeur me paraît souvent tomber dans l'insignifiance. Quant aux "Deux légendes", et "Bénédiction de Dieu dans la solitude", ces pièces révèlent un Liszt à mon avis sans vitalité, privé d’imagination, qui ne fait que ressasser quelques restes. La "Sonate en si mineur", de même, me semble confuse, recelant parfois quelques sonorités pré-impressionnistes. On y sent, je crois, l’impuissance d’un compositeur fini. Nous lui pardonnerons en pensant aux merveilles musicales qu'il nous a données. Fantaisie de concert (*) LISZT Rêve d’amour (***) Le rossignol (****) 2ème polonaise (-) Les années de pèlerinage intégrale LISZT Première année: la Suisse 1835 La chapelle de Guillaume Tell (*) Au lac de Wallenstadt (-) Pastorale (-) Au bord d'une source (-) Orage (***) Vallée d'Obermann (***) Églogue (**) Le mal du pays (***) Les cloches de Genève: nocturne (-) Deuxième année: l'Italie 1849 Sposalizio (-) Il pensieroso (-) Canzonetta des Salvator Rosa ((*) Sur le 47ème sonnet de Pétrarque (-) Sur le 123ème sonnet de Pétrarque (-) Après une lecture de Dante (-) Troisième année: l'Italie 1877 Angelus (*) Aux cyprès de la villa d'Este (1ère pièce) (-) Aux cyprès de la villa d'Este (2éme pièce) (**) Les jeux d'eau à la villa d'Este (**) Sunt lacrymae rerum (en mode hongrois) (-) Marche funèbre (In magnis et voluisse sat est) (-) Sursum corda (-) Rhapsodies hongroises LISZT n°1 1851(*) n°2 1851 (***) n°3 1851 (*) n°4 1851 (***) n°5 1851 héroïque (**) n°6 1851 (***) n°7 1851 (**) n°8 1851 (**) n°9 1851 Carnaval de Pest (*) n°10 1851 (**) n°11 1851 (*) n°12 1851 (**) n°13 1851 (*) n°14 1851 (****) n°15 1851 (***) n°16 1882 (-) n°17 1882 (-) n°18 1882 (-) n°19 1882 (***) Études transcendantes LISZT n° 1 Preludio (**) n° 2 Fusées (***) n° 3 paysage (*) n° 4 Mazeppa (**) n° 5 Feux-follets (**) n° 6 Vision (*) n° 7 Eroïca (**) n° 9 Ricordanza (***) n° 8 Wilde jagd (**) n° 10 Appassionato (*) n° 11 Harmonies du soir (**) n° 12 Chasse-neige (*) Sonate en si mineur (-) Deux légendes Saint-François d’Assise; la prédication aux oiseaux (*) Saint François de Paul marchant sur les flots (-) Bénédiction de Dieu dans la solitude (-) PIANO ORCHESTRE LISZT Les oeuvres les plus typiques de la transcendance lisztienne me paraissent la "Fantaisie hongroise" et le "Totentanz". Liszt y atteint une virtuosité éclatante en des thèmes irrésistibles de brio, de dynamisme, mais aussi des motifs lents marqués par une sérénité intense et rêveuse. Le pianisme exploite magnifiquement à mon avis les extrême-graves et les extrêmes aigus, les agréments, notamment les trilles, notes répétées, les glissandi... L'orchestration, au diapason, s'exprime en touches vives, dans un style nettement plus classique. Le "Concerto à la mode hongroise", orchestré par Tchaïkovski, appartient à cette même veine, de même la "Fantaisie sur les ruines d'Athènes". La Fantaisie sur "Lelio" de Berlioz témoigne, me semble-t-il, d'une maturité plus accomplie sur le plan stylistique (bien qu'elle ne date que de 1935), Liszt y multiplie les effets impressionnistes où le compositeur se cherche incessamment en une multitude de motifs sans lien aboutissant à des effets grandioses. En revanche, les concertos, composés de thèmes qui paraissent souvent préfabriqués, ne me convainquent guère. Dans ces oeuvres, l'orchestration, comme le pianisme, très aérée, me paraît manquer de lyrisme véritable et de dynamique. "Malédiction", oeuvre à mon avis d'un style dépouillée, malgré quelques effets saisissants, sombre parfois dans la monotonie. Concerto n°1 1949 (**) Concerto n°2 1857 (**) LISZT Concerto pathétique (*) Fantaisie hongroise 1852 (****) Malédiction 1840 (**) Rhapsodie hongroise n°13 (-) De profundis (***) LISZT Le style de cette oeuvre contraste avec l’intention affirmée par le compositeur dans le titre. Liszt nous offre ici, à mon avis, une brillante prestation solistique. La thématique, très riche, témoigne d’une grande aisance dans les transitions. Il s’agit comme dans les autres fantaisies sur des thèmes d’opéra de Liszt d’un kaléidoscope de motifs. Quelques passages (dont un constitué d’accords plaqués lents) témoignent d’une recherche de pathétisme, de même que certaines sonorités que l’on pourrait qualifier d’outre-tombe. Mais la finale ne fait guère d’illusion sur la ferveur de l’abbé Liszt et rappelle plutôt le brillant pianiste du "Galop chromatique". Ce "De profundis", par rapport à son argument, apparaît à mon avis comme une mauvaise synthèse du lyrisme pianistique et de l’esprit mystique, en revanche, il s’agit sans doute d’une oeuvre excellente sur le plan purement musical. Concerto posthume (-) Concerto pathétique (2 PIANOS ORHESTRE) (-) LISZT/BEETHOVEN PIANO ORCHESTRE Fantaisie d’après "Les ruines d’Athènes" de Beethoven (1848) (****) LISZT/BERLIOZ PIANO ORCHESTRE Fantaisie d’après "Lélio" de Berlioz 1834 (***) LISTZ/CELENO PIANO ORCHESTRE Totentanz 1849 (***) LISZT/SCHUBERT PIANO ORCHESTRE Wanderer Fantaisie d’après Schubert (*) LISZT/TCHAÏKOVSKI PIANO ORCHESTRE Concerto à la mode hongroise (***) LISZT/WEBER PIANO ORCHESTRE Polonaise d’après Weber (**) |