RÉPERTOIRE CRITIQUE- MAA
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (***/-/**)
Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait
MACDOWELL Edward (1861-1908)
ORCHESTRE
Suite indienne n°2 op 48 1897 (***)
Assez différent de celui des concertos, le style de Macdowell dans cette oeuvre, plus imprégné de wagnérisme, s'oriente vers le symphonisme de Sibelius. Négligeant souvent les cuivres, notamment les trompettes, le compositeur développe de longues cadences en tutti de cordes, en particulier les vibratos dans le grave comme dans la "Symphonie du Nouveau Monde". Quelques appels de trombone rappellent vaguement cette oeuvre. MacDowell utilise aussi parfois les pizzicati et les motifs à la flûte. Cette évolution stylistique à la fin du XIXème siècle marque la réaction contre le gigantisme symphonique et le colorisme qui avaient atteint leur apogée avec "Shéhérazade" (Rimski-Korsakov).
PIANO ORCHESTRE MACDOWELL
L'oeuvre pour piano et orchestre de Macdowell, bien que parfois inégale à mon avis, atteint une originalité et un lyrisme exceptionnels. Le dernier mouvement du "Concerto n°2" (Molto allegro) me paraît un joyau comptant parmi les plus belles pages du genre. Le rhapsodisme américain très discret des oeuvres de MacDowell leur confère en fait une couleur très reconnaissable, que l'on retrouve (avec de nombreuses tournures thématiques comme les gammes chromatiques à la tierce) dans le Concerto de Beach-Cheney. Ce qui est le plus remarquable dans le style de Macdowell à mon avis, c'est la fusion des effets pseudo-impressionnistes de l'époque et du grand romantisme à la manière de Tchaïkovski, Grieg, Scharwenka, notamment par l'utilisation de crescendos très pathétiques et d'une grande virtuosité. La thématique de ces œuvres, me semble-t-il, manque parfois d'unité, notamment dans le premier mouvement du "Concerto n°1".
Concerto n°1 1882 (**/*/***)
Concerto n°2 1885 (***/***/****)
MACHA Otmar (1922)
GUITARE ORCHESTRE
Chrismas Concertino for Guitar and strings 1995 (***/-/-)
La caractéristique de cette oeuvre, du moins du 1er mouvement, l'Allegro moderato, est de présenter un style et un jeu guitaristique extrêmement varié, intégrant des accents rhapsodiques légèrement hispanisants et affirmant une certaine bravoure instrumentale. La recherche de la virtuosité pour ce soliste me paraît si peu pratiquée qu'il me semble justifié de mettre cette oeuvre en exergue. En contraste avec la cadence solo suit un passage d'un intensité rêveuse et d'une sérénité magiques.Lles mouvements suivants ne manifestent pas à mon sens, la même originalité, notamment le dernier, mouvement enjoué, d'envergure à mon avis limitée.MACHADO Celso
GUITARE
Xaranga do vovo (-)MACKEBEN (1897-1953)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (***/**/***)
Écrit dans un style post-impressionniste où toutes les influences romantiques sont intégrées, ce concerto témoigne à mon avis de la part du compositeur d'une maîtrise compositionnelle très affirmée, ainsi que d'une souplesse remarquable tant dans le pianisme que dans l'orchestration. L'œuvre apparaît de structure cyclique puisque l'on retrouve dans le troisième mouvement les thèmes du premier. Ce concerto est parsemé de nombreuses cadences pianistiques rappelant les concertos de Tchaïkovski.
MACKENZIE Alexander CAMPBELL (1847-1935)
PIANO ET ORCHESTRE
Scottish Concerto op 55 (1897) (***/***/***)
Une oeuvre que l'on pourrait rapprocher de nombreux concertos proches du "Concerto n°1" de Tchaïkovsky, comme ceux de Scharwenka ou de Sgambati sans que l'on puisse bien distinguer l'influence réelle du créateur de "Fatum" de l'empreinte stylistique caractérisant l'époque. Une orchestration puissante qui s'impose par de larges péroraison du trombonne à défaut d'effets subtils et nuancés. Des accents tchaïkovskiens ou pseudo-tchaïkovskiens évidents également dans le pianisme, et même des passages très comparables. La virtuosité exubérante alliée à un mélodisme cantabile cher également au compositeur de la "Pathétique". Malgré toutes ces analogies stylistiques, l'originalité propre des motifs et thèmes ne me paraît pas devoir être mise en doute, de même en ce qui concerne l'intensité lyrique. Un passage profondément émouvant sur une thématique pseudo-russe ou pseudo-nordique (à défaut d'empreinte écossaise reconnaissable) dans le premier mouvement après l'exposition orchestrale et les premiers arpèges. Un grand concerto.
MAGIN Milosz (1929-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°1 (-/-/-)
Concerto moderne, dans le même sens que Prokofiev, c'est-à-dire que l'atonalisme n'y est pas total. Le caractère moderne se traduit surtout par la monotonie du rythme (de tempo rapide) et l'absence de thématique. Le second mouvement est représenté par de longs tutti aux cordes presque statiques. Le troisième mouvement, très court, reprend le continuum rapide du premier mouvement.
MAGNARD Alberic (1865-1914)
ORCHESTRE
Style orchestral très ascétique où traînent quelques sonorités rappelant Sibelius. Cordes et bois dominent sur les cuivres. Peu de couleur instrumentale, des motifs nets, un peu froids à mon avis, classiques.
Symphonie n°4 op 21 1912 (-/-/-/*)
Chant funèbre op 9 1895 (-)
MAHAULT Antoine (18e siècle)
ORCHESTRE
Symphonie en G M (vers 1741) (**/-/*)
Cette oeuvre, attribuée initialement à Stamitz, apparaît assez typiquement vivaldienne par la vivacité du rythme, la succession des motifs (le thème du 1er mouvement Allegro rappelle le fameux thème du Concerto "Le printemps" de Vivaldi). Elle présente en revanche certains effets très orientés vers le style galant. On s'explique difficilement l'affadissement de ce style vers la mollesse affligeante du pur style galant, mais il est vrai que l'on constate une évolution identique dans certaines oeuvres du Prete rosso lui-même (op 9 et 12). Cette oeuvre qui appartiendrait aux premières symphonies de Mannheim semble montrer l'évolution très progressive du style musical au milieu du 18e siècle.
MAHLER Gustav (1960-1911)
ORCHESTRE
Malher se révèle sous un jour très différent d'une oeuvre à l'autre. Le polymorphisme de ces oeuvres, qui peuvent témoigner aussi bien du lyrisme le plus intense comme de sa négation la plus absolue, pose un problème insolubre et constitue un mystère. Difficile de croire que cet ensemble hétéroclite soit le fruit d'un seul compositeur. Les symphonies "n°4" et "n°5" ne représentent guère à mon avis qu'un déploiement symphonique vide de thème et confinant parfois à ce qui me paraît être un superficialisme assez stupéfiant. On peut y déplorer des dysharmonies incompréhensibles, à moins qu'il ne s'agisse de provocation ou encore d'un essai hasardeux vers un modernisme assez vain. Ce style étale à mon sens un esprit canaille assez désagréable. En contraste, la "Symphonie n°9", sans grand relief à mon avis, relève du style classico-romantique le plus neutre. C'est dans la symphonie n°6 et la "Symphonie n°10", que se manifeste, me semble-t-il, le génie de Mahler. Dans cette dernière œuvre d'inspiration wagnérienne, le compositeur manifeste de manière achevée son art des juxtapositions stylistiques saisissantes, des ruptures thématiques osées, des brisures inopinées. Son orchestration est nerveuse, variée, colorée, atteignant parfois une véritable orgie symphonique. Le pathétisme intense de cette œuvre m'apparaît fort éloigné du ton dépourvu de toute affectivité qui caractérise les autres symphonies (4 et 5). En cela, et par de nombreuses autres affinités stylistiques, Mahler, à mon avis, rappelle beaucoup Anton Rubinstein.
Symphonie n°1 (*/-/-/*)
Très peu mahlérienne, très classico-romantique, cette oeuvre ne semble guère se différentier du style de l'époque. Si le wagnérisme n'y est pas absent, notamment dans le dernier mouvement, il serait sans doute outré de classer Mahler parmi les post-wagnériens en considération de cette symphonie. La marque wagnérienne - qui d'ailleurs n'est que la réutilistion de certains effets de musique nordique - n'apparaît pas signer particulièrement l'oeuvre. Rien, d'autre part, ne pourrait préfigurer le fameux "histrionisme" futur de Mahler. On remarquera de nombreux passages mélodiques. Une orchestration dans l'ensemble souple, huilée, présentant une belle facture, sans aucun effet outrancier, mais j'avoue que rien ne me paraît recéler la moindre émotion. On peut admirer un certain déploiement orchestral (notamment dans le dernier mouvement) mais c'est une admiration qui, pour ma part, n'entraîne pas l'adhésion.
Symphonie n°2 (**/-/-/-/-)
Symphonie n°3 (*/-/-/-/-/*)
Symphonie n°4 (-/-/-/-)
Symphonie n°5 (-/-/-/-/-)
Symphonie n°6 (1903-1904) (**/*/*/-)
Un Mahler transfiguré par rapport à celui des symphonies 5 et 6. Des motifs sublimes, au thématisme déstructuré parfois, comme l'introduction du 4e mouvement. Cependant des effets tirés visiblement de la musique nordique, du "wagnérisme" (qui a même origine) et aussi des effets tirés de l'école russe. Pas nouveau par rapport à l'époque et même en-deça des effets symphoniques hallucinants développés par le magicien de l'orchestre, "Il professore", le maestro par excellence, bien sûr, Rimski. En deça même des avancées fulgurantes de Ries vers le pseudo-impressionnisme musical, et en deça des réussites les plus foudroyantes de Bruckner. Bruckner, beaucoup plus brut de décofrage parfois, parfois sommaire, mais jamais vulgaire. Mahler largement en retrait par rapport au développent du style nordique tel qu'il s'exprime dans la Symphonie n°1 de Sibelius. Sans contester l'originalité de cette symphonie n°6 de Mahler, il apparaît évident qu'elle véhicule de nombreux effets issus des oeuvres les plus avancées de l'époque et qu'elle en constitue plutôt une réutilisation dans un cadre plus archaïsant, celui du style post-viennois. Mahler ne s'affranchira jamais de cette poisse symphonique un demi-siècle après son obsolescence, et il en rajoute. Navrant parfois. Sur l'ensemble, une utilisation instrumentale originale, à dominante de cuivres et de percussions, sans cacophonie, mais, on peut le regretter, sans cette finesse qui caractérise les meilleurs chefs-d'oeuvres symphoniques. Soyons juste néanmoins. Des thèmes presque toujours superbes, presque sans interruption, pour une oeuvre très longue (le dernier mouvement atteint 30 minutes dans cette interprétation). Mais malheureusement, çà et là, des vulgarités regrettables. A part cela, que peut-on critiquer dans cette symphonie? Un 3e mouvement lent thématiquement un peu insuffisant, un quatrième mouvement trop monumental: la "folie des longueurs" selon le principe: plus une symphonie est longue, plus elle est profonde, plus elle est géniale. L'étirement du temps: aussi une découverte de la musique nordique qu'on a trop facilement accordé aux vedettes musicales en place, Wagner au premier chef après un siècle de mépris à l'égard de la musique nordique. Rendons à Halvorsen, Grieg, Gades, Berwald, Aulin, Sibelius... l'origine et l'exploitation de découvertes que d'autres se sont accaparés, même si on doit parfois reconnaître aussi leur génie.
Symphonie n°7 (1904) (**/*/**/*/*)
La symphonie n° 7 de Mahler, pas une mauvaise symphonie à mon avis: de la substance, oui, mais rares passages excellents, dont le thème principal, très sporadique, du premier mouvement. Et surtout: longue traversée du désert - désert thématique - en seconde partie dans ce premier mouvement démesurément long (25 minutes environ). En revanche, un mouvement plus égal (le 4e) dans le style viennois le plus rococo. À signaler - caractéristique étonnante - quelques velléités de rhapsodisme (de nature indéterminé). Mahler, un compositeur aux antipodes du rhapsodisme, englué dans le symphonisme autrichien post-classique, même s'il est renouvelé par une certaine coloration wagnérienne et une once de modernisme... qui dérive à mon avis vers des effets bruyants. Le caractère bruyant dans la symphonie: souvent, une manière pour un compositeur, d'éviter d'admettre son propre vide et masquer son absence d'inspiration. Le cas, me semble-t-il, dans le dernier mouvement de cette symphonie 7. Et malheureusement, dans cette oeuvre, des témoignanges de la vulgarité malhérienne, en particulier l'intervention des cloches dans ce dernier mouvement... parmi bien d'autres vulgarités. Néanmoins, sur l'ensemble, je pense que Mahler aurait pu tirer une symphonie honnête à partir de tout ce fatras en l'élaguant au lieu de l'allonger selon la mode de l'époque. Une mode selon laquelle plus on est long, plus on est profond.
Symphonie n°9 1909 (-/-/-/*)
Cette très longue, trop longue à mon goût, symphonie, relève d'un style romantique assez pur, évitant les outrances instrumentales dont à mon avis Mahler nous gratifie parfois. Le ton paraît anecdotique, ne recélant aucune tension (sauf peut-être dans le dernier mouvement), ce qui contraste singulièrement avec la "Symphonie n°10". Le premier mouvement (Andante comodo) me semble un essai vers un pseudo-impressionniste guère convaincant. Le quatrième mouvement (Adagio) est constitué presqu'entièrement de longues tenues aux cordes assez wagnériennes. A mon avis, quelques beaux crescendos bien rehaussés par les roulements de timbale émergent de cette trame thématique assez floue.
Symphonie n°10 inachevée 1911 (****/**/***/**/***)
La "Symphonie n°10" me paraît une œuvre symphonique majeure, particulièrement émouvante et originale. Elle contraste considérablement avec les symphonies "n°4", "n°5" ou "n°9", tant par sa valeur à mon avis que par le style qui s'affirme ici réellement post-wagnérien, au sens le plus positif du terme. Mahler me semble avoir véritablement transcendé Wagner (tout au moins ce que l'on considère comme le style wagnérien), non seulement par la forme, mais par l'esprit, atteignant la profondeur, la subtilité la plus élevée qui se puisse concevoir à mon sens. Le premier mouvement, le plus wagnérien, le plus élaboré à mon avis, exploite le contraste entre un thème mélodique développé aux cordes, d'une lenteur précisément wagnérienne avec un thème en style de menuet, plus léger, remarquablement orchestré. L'ensemble évolue vers un crescendo pathétique. Un second crescendo débutant par des accords pathétiques à l'orgue aboutit à un passage très original, purement malhérien (notamment une tenue de trompette fortissimo), qui m'apparaît ici très réussi (alors que ce type d'instrumentation est souvent à mon avis générateur d'incongruité dans les autres symphonie du compositeur). Le retour du thème lent, presque figé, atteint une grande intensité, rejoignant les développements impressionnistes de Sibelius. On y remarquera des glissandi de cordes étonnants et à mon avis bienvenus. Le second mouvement exploite un excellent thème d'allure burlesque, qui cependant se dissout à mon avis en développement fastidieux, malgré la rutilance de l'orchestration. Le 3ème mouvement, assez bref, en revanche, de style bucolique, se développe avec une virtuosité orchestrale assez extraordinaire. Le dernier mouvement, d'une extrême originalité lui aussi, débute par une suite de frappements espacés de timbale entre lesquelles l'orchestre émet des figurations quasi-impressionnistes en sourdine. Une mélodie pathétique est exposée à la flûte, puis aux violons. La suite se développe sur une thématique un peu lâche, essentiellement aux cordes.
MALAWSKI Arthur (1904-1957)
PIANO ORCHESTRE
Étude symphonique (-)
Oeuvre à mon avis moderne, bruyante et cacophonique.
MALLING Otto (1848-1915)
PIANO ORCHESTRE
Concerto C m op 43 (1890) (**/-/**)
Une oeuvre du post-romantisme finissant, mélodique et présentant une structure thématique simple malgré quelques passages cadentiels virtuoses plus affirmés. L'ensemble me paraît relativement peu imaginatif, mais l'on ne peut nier, dans le premier mouvement, la marque d'un pathétisme parfois magique et, parfois, un certain charme nordique. Un beau thème principal, de nature rhapsodique dans le 3e mouvement. La partie orchestrale ma paraît malheureusement très faible.
MALIPIERO Gian Francesco (1882-1973)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto 1932 (-)
Malipiero, dont le mérite principal est la révision d'un bon nombre de concertos vivaldiens, n'a produit ici, me semble-t-il, qu'une oeuvre insignifiante, légèrement atonale, sur un rythme cependant varié.
MANEN Joan (1883-1971)
PIANO VIOLON ORCHESTRE
Poème symphonique 1936 (-)
Les solistes semblent mal s'individualiser d'un amalgame symphonique qui me paraît confus et cacophonique.
MANFREDINI Francesco (1684-1762)
VIOLON ORCHESTRE
Les 12 concerti de l'opus 3 de Manfredini sont représentatifs, suivant les œuvres, de l'évolution opéré depuis le concerto grosso, par exemple le "Concerto n°1" ou le "Concerto n°12", jusqu'au concerto de soliste, ces derniers composent la plus grande partie du recueil. Ces œuvres n'atteignent pas, tant sur le plan de la dynamique que de la virtuosité, la plupart des concertos de Vivaldi, de Tartini ou d'Albinoni. L'allegro (1er mouvement) du "Concerto n°4" au style haché est caractéristique du style archaïque. Certains effets violonistiques cependant apparaissent assez complexes, mais c'est leur répétition systématique qui limite, me semble-t-il, leur efficacité musicale. On exceptera le premier mouvement du "Concerto n°11" comportant un solo déjà impressionnant, qui le place au niveau de l'opus 4 de Vivaldi. Une comparaison rapide de date semble montrer que Francesco Manfredini ne se place pas en précurseur par rapport à Vivaldi, en revanche on ne peut affirmer que son style soit précisément emprunté à ce compositeur, sauf peut-être dans le 3ème mouvement du "Concerto n°5".
Concerti grossi op3 (1718)
Concerto op 3 n°1 (-/-/-)
Concerto op 3 n°2 (-/-/-)
Concerto op 3 n°3 (-/-/-/-)
Concerto op 3 n°4 (-/-/-/-)
Concerto op 3 n°5 (-/-/-/*)
Concerto op 3 n°6 (-/*/-)
Concerto op 3 n°7 (-/-/-)
Concerto op 3 n°8 (-/-/-/-)
Concerto op 3 n°9 (-/-/-/*)
Concerto op 3 n°10 (-/*/-/-)
Concerto op 3 n°11 (**/-/-)
Concerto op 3 n°12 (-/-/-)
MANFREDINI Vincenzo (1737-1799)
PIANO ORCHESTRE
Concerto si b M (-/-/-)
Concerto très typiquement mannheimien à mon avis sans aucune imagination et aux thèmes particulièrement étriqués.
MANNINO Franco
VIOLON ORCHESTRE
Le style violonistique de Mannino consiste généralement en longues tenues à mon avis très monotones. Ses oeuvres sont atonales sans être d'une disharmonie provocante. L'ensemble paraît figé.
Concerto op 62 (-)
Concerto op 40 (3 VIOLONS ORCHESTRE) (-)
Des parties rapides répétitives alternent avec des parties lentes insipides.
MARAIS Marin (1656-1728)
ORCHESTRE
Suite d'Alcyone (-/-/-/-/-/-/-/-)
Moins coloré que Delalande par exemple, Marais n'affirme à mon avis aucune originalité sinon dans la dernière partie "La tempeste" présentant une vivacité qui manque à l'ensemble de la suite.
MARCELLO Alessandro (1684-1750)
HAUTBOIS ORCHESTRE
Concerto D m (**/***/*)
Cette oeuvre, qui semble avoir intégré une grande partie de l'apport vivaldien, demeure typiquement baroque sans aucune allusion au style classique. Un mouvement lent pathétique, rêveur, à la mélodie complexe, rappelle les nombreux chefs-d'oeuvre du genre de Vivaldi.
MARTELLI Henri (1895-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-/-/-)
Oeuvre moderne présentant une orchestration à mon avis confuse, discordante, poussive, disgracieuse, et un soliste dissonant bien que très virtuose parfois.
MARTIN Franck (1890-1974)
FLUTE PIANO ORCHESTRE
Ballade (*)
PIANO ORCHESTRE
Le style de Martin me paraît hypermoderne, hyperbruyant.
Ballade (-)
Concerto n°1 (-/-/-)
Concerto n°2 (-/-/-)
Petite symphonie concertante (-/*)
PIANO SAXOPHONE ORCHESTRE
Ballade (-)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto (-/-/-)
Oeuvre qui me paraît ultramoderne, hyperbruyante.
MARTINU Bohuslav (1890-1959)
FLÛTE PIANO
Sonate 1945 (-/-/-)
Oeuvre très tonale au mélodisme simple et clair.
ORCHESTRE
Symphonie n°6 Fantaisies symphoniques (1955) (****/****/***)
Orchestration très virtuose, très dense, d'un colorisme intense, rhapsodisme très prononcé caractérisent cette oeuvre superbe, exceptionnelle. Quoique Martinu dans cette oeuvre se situe à la croisée des expériences symphoniques post-romantiques et expressionnistes du 20e siècle, il se distingue, tout en s'en rapprochant, de Gliere, Bantock, Sibelius. Plus original, voire plus complexe dans ses effets que Gliere, moins post-impressionniste que Bantock, beaucoup moins expressionniste et pathétique que Kabalevski, plus complexe, mais d'un style moins fondamentalement nouveau, moins saisissant peut-être que Sibelius, ainsi pourrait-on situer Martinu dans cette symphonie. Quelques passages frisent parfois l'atonalisme, mais uniquement dans des effets décoratifs indépendants de la trame thématique qui ne remettent pas en cause l'intelligibilité musicale de l'oeuvre. Le second mouvement atteint des passages d'une beauté saisissante, d'une ampleur dramatique admirable, notamment de larges tenues de cordes divisées. On notera également l'emploi, comme chez Bantock, des instruments en solo, notamment le violon dans le premier mouvement. Et c'est le rhapsodisme, transfiguré et réinventé, qui communique leur intensité à ces pages symphoniques sublimes. Une oeuvre immense, sans doute une des plus belles oeuvres symphoiques.
Les fresques de Piero della Francesca (*/-/-)
Orchestral Suite Juliette (-/-/-)
D'un style relativement comparable à la "Symphonie n°6", ces oeuvres (les Fresques de Piero della Francesca et la Suite Juliette) me semblent plutôt un développement symphonique qui fonctionne à vide, sans exprimer de motifs dignes d'intérêt.
PIANO ORCHESTRE
Bien que très tonale, les oeuvres pour piano et orchestre de Martinu sont modernes car leur structure rythmique est systématique et elles sont dépourvues à mon avis de tout effet lyrique et même de tout mélodisme. La "Fantaisie", le "Double concerto piano violon", moins modernes, contiennent quelques bribes thématiques.
Concerto n°1 (-/-/-)
Concerto n°2 (-/-/-)
Concerto n°3 (-/-/-)
Concerto n°4 Incantation (-/-)
Concertino (-/-/-)
Fantaisie concertante (-/-/-)
Inventions (-)
Sinfonietta giocosa (-/-/-/-)
Sinfonietta la Jolla (-/-/-/-)
Toccata (-)
Concerto (2 PIANOS ORHESTRE) (*/-/-)
PIANO TIMBALE ORCHESTRE
Concerto (PIANO 2 TIMBALES ORCHESTRE) (-/-/-)
PIANO VIOLON ORCHESTRE
Concerto (*/-/*)
MARTUCCI Giuseppe (1856-1909)
PIANO ORCHESTRE
Concerto op 66 n°1 (-/-/-)
Cette oeuvre, relativement classique, présente un soliste rarement virtuose, se cantonnant dans les sonorités du médium ou du grave. L'orchestration est parcimonieuse, diffuse.
MARX Joseph (1882-1964)
PIANO ORCHESTRE
Romantisches Klavierkonzert in E M 1918-19 (-/-/-)
Ce concerto typiquement post-romantique ne présente aucune particularité qui permette de soupçonner sa date de composition très tardive. Le pianisme, bien qu'assez animé, m'apparaît assez sommaire, n'affirmant guère de thèmes caractéristiques. La partie soliste n'est pas relevée par l'orchestration à mon avis sans couleur et assez conventionnelle. Cette oeuvre rappelle les concertos de Goetz, Bronsart, Henselt... qu'elle ne semble pas égaler.Site optimisé pour norme W3C sous Linux