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NOUVEAUTÉS - 01/01/2006

LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES

- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel

Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait



MENDELSSOHN Fanny

PIANO

Fanny Mendelssohn illustre par ces oeuvres la ferveur du premier romantisme, l'épanchement sentimental et la soif d'un idéalisme hors des contingences matérielles. Un élan lyrique intense anime ces pages, traduisant les plus sublimes élans de l'âme en éblouissances et fulgurations magiques. La compositrice recherche la transcendance exprimant les tourments et les extases d'une âme passionnée. Elle se révèle ici à mon avis l'égale de Liszt, dans une conception pianistique moins brillante, mais plus profonde, plus substantielle. Douée d'une maestria compositionnelle exceptionnelle, elle ambitionne la haute virtuosité, elle l'atteint et même la dépasse. "Jannuary" et "Feburary", sans thématique précise, représentent une suite d'effets virtuoses réussis tandis que "June" apparaît comme un chant serein et douloureux. "July" est une pièce romantico-impressionniste, très moderne par les effets développés dans l'extrême-grave. Sur l'ensemble de cette production précoce, la compositrice révèle un pianisme étonnamment souple et délié pour l'époque, en particulier par rapport à la virtuosité rugueuse et heurtée des premiers romantiques.

Das Jahr

1 Jannuary (***)

2 February (***)

3 March (*)

4 April (***)

5 May (**)

6 June (***)

7 July (***)

8 August (***)

9 September (**)

10 October (**)

11 November (***)

12 December (***)

13 Postlude (*)

MENDELSSOHN Félix (1809-1847)

ORCHESTRE

Songe d'une nuit d'été (***/***/*/*/**)

L'oeuvre séduit, me semble-t-il, car Mendelssohn, abandonnant le classicisme qui semblait stériliser son imagination dans ses concertos pour piano, affirme un sens très aigu de l'orchestration joint à une grande originalité. Le compositeur manifeste une ouvrerture vers le rêve et la fantaisie, absents de la plupart de ses ouvrages. Les meilleurs passages, sont l'"Ouverture", le "Scherzo", rappelant Wagner, et parfois Grieg ou même Berlioz. Les effets orchestraux traduisent une grande volubilité. On admirera le thème aux cordes pianissimo dans l'ouverture.

Symphonie n°4 Italienne (-/-/-/*)

Symphonie n°5 Réformation (-/-/-*/-)

PIANO

Fileuse (*)

Champ du printemps (**)

PIANO ORCHESTRE

La production pour piano et orchestre de Mendelssohn m'apparaît très décevante. Les caractéristiques principales qui ressortent de cette oeuvre à mon avis sont les suivantes : style très classique pour l'époque, rythme énergique, mais uniforme, expression très sommaire sans aucun pathétisme, pianisme clair malgré sa densité, d'une grande souplesse, d'un brillant assez superficiel (comme chez Weber), orchestration classique en longues sections utilisant souvent les cordes, rehaussée parfois par la trompette. Les meilleures oeuvres me paraissent être les deux concertos portant un numéro d'opus : "Concerto n°2 en ré m op. 40" (1837) et dans une moindre mesure le "Concerto n°1 en sol m op 25" (1832), la "Sérénade et Allegro", d'un rythme assez varié, puis le "Concerto en la m" (1822), enfin les concertos à deux pianos : "Concerto en sol M" (1824), "Concerto en la b M" (1824), "Concerto pour piano, violon en ré m" (1823), "Rondo brillant en mi M" op. 29, le "Caprice brillant en si m op. 22" (1830), me paraissent d'un faible intérêt. Sur l'ensemble de son oeuvre pour piano et orchestre, Mendelssohn ne montre en aucun cas, me semble-t-il, ses dons de mélodiste qui apparaissent dans son "Concerto pour violon" ou même dans le "Songe d'une nuit d'été".

Capriccio brillante (*)

Concerto n°1 1832 (-/-/*)

Concerto n°2 1837 (**/*/*)

Concerto la (*/*/-)

Rondo (*)

Sérénade (*/-)

Concerto mi (*/-/*)

Concerto la b (-/-/*)

PIANO VIOLON ORCHESTRE

Concerto (-/-/-)

QUATUOR

Quatuor n°1 op 44 (-/-/-/-)

Cette œuvre présente à mon avis une thématique sans surprise, peu caractérisée. Mendelssohn ne se départit pas d'une écriture dynamique, incessamment rythmée à défaut d'être brillante comme dans ses concertos pour piano. Le second mouvement rappelle quelque peu le premier mouvement du "Songe d'une nuit d'été". Le dernier mouvement m'apparaît particulièrement haché et fatigant.

TRIO

Trio en ré m op 49 1839 (***/-/**/**)

Dans cette très belle œuvre à mon avis, Mendelssohn, notamment dans le premier mouvement, a su varier subtilement le thème principal. Le mariage et l'individualisation des trois instruments du trio, leur succession rapide, me paraît particulièrement réussie. Mendelssohn déploie, me semble-t-il, une habileté admirable dans l'alternance des solistes en courtes cellules juxtaposées ou s'imbriquant. Le compositeur a su ici briser, à mon avis, le caractère trop systématique (notamment rythmique) qui lasse dans nombre de ses œuvres, en particulier les concertos pour piano. Malgré le caractère brillant et virtuose (au meilleur sens de ces termes) de cette oeuvre, on peut sans doute reprocher à Mendelssohn son inspiration un peu limitée, se réduisant à celui d'un thème principal par mouvement, notamment dans le quatrième mouvement. Le troisième mouvement se distingue par son caractère frénétique dans le style tzigane.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto n°1 1828 (*/-/*)

Concerto clair, varié, dynamique. Le violon fait preuve d'une grande souplesse. L'orchestre à cordes me paraît bien exploité, par exemple les effets de trémolos pour l'ensemble, les motifs au violoncelle. C'est le troisième mouvement qui me semble le plus estimable. Le violon principal abonde en soli dans l'esprit de cadences. Le thème principal me paraît assez beau.

Concerto n°2 (***/**/***)

Très beau concerto, à mon avis, lyrique et mélodique, montrant un soliste d'une grande volubilité. La structure thématique rappelle Paganini de façon assez nette, avec moins de brillant, de virtuosité et d'intensité. On décèle encore l'influence de Paganini au niveau de l'orchestration. On remarquera à la fin du second mouvement un passage en longues trilles dissonants. Par bonheur, Mendelssohn affirme ici à mon avis une aisance, une séduction, une entière liberté, un lyrisme qui manquent souvent à ses compositions orchestrales ou pianistiques, et particulièrement à ses oeuvres pour piano et orchestre.

MENOTTI Gian (1911-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto fa m (-/*/*)

Concerto d'allure assez moderne, dans le sens d'un style souvent jazzé. Une dynamique presque perpétuelle entraîne les mouvements rapides. L'ensemble à mon avis reste audible, mais sans plus. L'oeuvre peut rappeler vaguement Ravel, Khatchaturian.

MERTZ Johann (1806-1856)

GUITARE PIANO

Mertz à mon avis est parvenu à communiquer une empreinte pathétique à certaines pièces de ce genre instrumental peu commun qu'il semble loin de considérer, comparablement à Weber, comme un genre de pure fantaisie, La "Mazurka", de style plus dynamique, me paraît la composition la plus réussie.

Einsiedlers Waldglöklein (**)

Mazurka op 40 (***)

Barcarolle op 41 (***)

Wasserfhrt am Traunsee (*)

MERTZ Kaspar Johann (1806-1856)/VERDI Giuseppe

GUITARE PIANO

Divertissement über Motive der oper Rigoletto (*)

MESSIAEN Olivier (1908-1992)

QUATUOR

Quatuor pour la fin du temps (-/-/-/-/**/-/-/***)

Oeuvre à mon avis unique, originale par rapport à la production de Messiaen, le "Quatuor pour la fin du temps" peut constituer par ses superbes mouvements lents un exemple de mélodisme moderne, effectivement capable d'émouvoir. En revanche, les autres mouvements, en dehors de leur pouvoir suggestif immédiat, en rapport avec l'argument, manifestent, me semble-t-il, l'inconséquence dont souffre toute musique plus ou moins atonale. C'est dans le dernier mouvement que le compositeur, à mon avis, atteint, dans cette mélodie dépouillée faiblement accompagnée par des accords obstinés, réguliers, un pathétisme puissant, évoquant le mystère de la création. Dans les mouvements rapides, l'opposition de ces quatre instruments peu compatibles évoque, avec leur traitement particulièrement rude et contrasté, l'insensibilité du cosmos, l'inflexibilité du temps, cependant aucune thématique à mon avis n'en élève l'intérêt au-dessus du simple effet superficiel.

ORCHESTRE

Le réveil des oiseaux (-)

Dans cette oeuvre, inspirée par le chant des oiseaux, le piano, à l'extrême-aigu, exécute des motifs en notes souvent répétées qui n'ont pas à mon avis l'intérêt, ni la variété des véritables chants d'oiseaux. L'œuvre est moderne, très monotone à mon goût.

MEYER Ernst (1905-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (-/-/-)

Concerto moderne. Certains passages me paraissent audibles, mais sans plus. Beaucoup de cuivres.


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