SOMMAIRE


RÉPERTOIRE CRITIQUE - MEN



LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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MENDELSSOHN Fanny

PIANO

Fanny Mendelssohn illustre par ces œuvres la ferveur du premier romantisme, l'épanchement sentimental et la soif d'un idéalisme hors des contingences matérielles. Un élan lyrique intense anime ces pages, traduisant les plus sublimes élans de l'âme en éblouissances et fulgurations magiques. La compositrice recherche la transcendance exprimant les tourments et les extases d'une âme passionnée. Elle se révèle ici à mon avis l'égale de Liszt, dans une conception pianistique moins brillante, mais plus profonde, plus substantielle. Douée d'une maestria compositionnelle exceptionnelle, elle ambitionne la haute virtuosité, elle l'atteint et même la dépasse. Jannuary et Feburary, sans thématique précise, représentent une suite d'effets virtuoses réussis tandis que June apparaît comme un chant serein et douloureux. July est une pièce romantico-impressionniste, très moderne par les effets développés dans l'extrême-grave. Sur l'ensemble de cette production précoce, la compositrice révèle un pianisme étonnamment souple et délié pour l'époque, en particulier par rapport à la virtuosité rugueuse et heurtée des premiers romantiques.

Das Jahr

1 Jannuary (***)

2 February (***)

3 March (*)

4 April (***)

5 May (**)

6 June (***)

7 July (***)

8 August (***)

9 September (**)

10 October (**)

11 November (***)

12 December (***)

13 Postlude (*)

MENDELSSOHN Félix (1809-1847)

ORCHESTRE

Songe d'une nuit d'été (***/***/*/*/**)

L'œuvre séduit, me semble-t-il, car Mendelssohn, abandonnant le classicisme qui semblait stériliser son imagination dans ses concertos pour piano, affirme un sens très aigu de l'orchestration joint à une grande originalité. Le compositeur manifeste une ouvrerture vers le rêve et la fantaisie, absents de la plupart de ses ouvrages. Les meilleurs passages, sont l'Ouverture, le Scherzo, rappelant Wagner, et parfois Grieg ou même Berlioz. Les effets orchestraux traduisent une grande volubilité. On admirera le thème aux cordes pianissimo dans l'ouverture.

Symphonie n°4 Italienne (-/-/-/*)

Symphonie n°5 Réformation (-/-/-*/-)

PIANO

Fileuse (*)

Champ du printemps (**)

PIANO ORCHESTRE

La production pour piano et orchestre de Mendelssohn m'apparaît très décevante. Les caractéristiques principales qui ressortent de cette œuvre à mon avis sont les suivantes : style très classique pour l'époque, rythme énergique, mais uniforme, expression très sommaire sans aucun pathétisme, pianisme clair malgré sa densité, d'une grande souplesse, d'un brillant assez superficiel (comme chez Weber), orchestration classique en longues sections utilisant souvent les cordes, rehaussée parfois par la trompette. Les meilleures œuvres me paraissent être les deux concertos portant un numéro d'opus : Concerto n°2 en ré m op. 40 (1837) et dans une moindre mesure le Concerto n°1 en sol m op 25 (1832), la Sérénade et Allegro, d'un rythme assez varié, puis le Concerto en la m (1822), enfin les concertos à deux pianos : Concerto en sol M (1824), Concerto en la b M (1824), Concerto pour piano, violon en ré m (1823), Rondo brillant en mi M op. 29, le Caprice brillant en si m op. 22 (1830), me paraissent d'un faible intérêt. Sur l'ensemble de son œuvre pour piano et orchestre, Mendelssohn ne montre en aucun cas, me semble-t-il, ses dons de mélodiste qui apparaissent dans son Concerto pour violon ou même dans le Songe d'une nuit d'été.

Capriccio brillante (*)

Concerto n°1 (-/-/*)

Concerto n°2 (**/*/*)

Concerto la (*/*/-)

Rondo (*)

Sérénade (*/-)

Concerto mi (*/-/*)

Concerto la bémol (-/-/*)

PIANO VIOLON ORCHESTRE

Concerto (-/-/-)

QUATUOR

Quatuor n°1 op 44 (-/-/-/-)

Cette œuvre présente à mon avis une thématique sans surprise, peu caractérisée. Mendelssohn ne se départit pas d'une écriture dynamique, incessamment rythmée à défaut d'être brillante comme dans ses concertos pour piano. Le second mouvement rappelle quelque peu le premier mouvement du Songe d'une nuit d'été. Le dernier mouvement m'apparaît particulièrement haché et fatigant.

TRIO

Trio en ré mineur op 49 (***/-/**/**)

Dans cette très belle œuvre à mon avis, Mendelssohn, notamment dans le premier mouvement, a su varier subtilement le thème principal. Le mariage et l'individualisation des trois instruments du trio, leur succession rapide, me paraît particulièrement réussie. Mendelssohn déploie, me semble-t-il, une habileté admirable dans l'alternance des solistes en courtes cellules juxtaposées ou s'imbriquant. Le compositeur a su ici briser, à mon avis, le caractère trop systématique (notamment rythmique) qui lasse dans nombre de ses œuvres, en particulier les concertos pour piano. Malgré le caractère brillant et virtuose (au meilleur sens de ces termes) de cette œuvre, on peut sans doute reprocher à Mendelssohn son inspiration un peu limitée, se réduisant à celui d'un thème principal par mouvement, notamment dans le quatrième mouvement. Le troisième mouvement se distingue par son caractère frénétique dans le style tzigane.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto n°1 (*/-/*)

Concerto clair, varié, dynamique. Le violon fait preuve d'une grande souplesse. L'orchestre à cordes me paraît bien exploité, par exemple les effets de trémolos pour l'ensemble, les motifs au violoncelle. C'est le troisième mouvement qui me semble le plus estimable. Le violon principal abonde en soli dans l'esprit de cadences. Le thème principal me paraît assez beau.

Concerto n°2 (***/**/***)

Très beau concerto, à mon avis, lyrique et mélodique, montrant un soliste d'une grande volubilité. La structure thématique rappelle Paganini de façon assez nette, avec moins de brillant, de virtuosité et d'intensité. On décèle encore l'influence de Paganini au niveau de l'orchestration. On remarquera à la fin du second mouvement un passage en longues trilles dissonants. Par bonheur, Mendelssohn affirme ici à mon avis une aisance, une séduction, une entière liberté, un lyrisme qui manquent souvent à ses compositions orchestrales ou pianistiques, et particulièrement à ses œuvres pour piano et orchestre.

MENOTTI Gian (1911-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto fa mineur (-/*/*)

Concerto d'allure assez moderne, dans le sens d'un style souvent jazzé. Une dynamique presque perpétuelle entraîne les mouvements rapides. L'ensemble à mon avis reste audible, mais sans plus. L'œuvre peut rappeler vaguement Ravel, Khatchaturian.

MERTZ Johann (1806-1856)

DUO GUITARE PIANO

Mertz à mon avis est parvenu à communiquer une empreinte pathétique à certaines pièces de ce genre instrumental peu commun qu'il semble loin de considérer, comparablement à Weber, comme un genre de pure fantaisie, La Mazurka, de style plus dynamique, me paraît la composition la plus réussie.

Einsiedlers Waldglöklein (**)

Mazurka op 40 (***)

Barcarolle op 41 (***)

Wasserfhrt am Traunsee (*)

MERTZ Kaspar Johann (1806-1856)/VERDI Giuseppe

DUO GUITARE PIANO

Divertissement über Motive der oper Rigoletto (*)

MESSIAEN Olivier (1908-1992)

ORCHESTRE

Le réveil des oiseaux (-)

Dans cette œuvre, inspirée par le chant des oiseaux, le piano, à l'extrême-aigu, exécute des motifs en notes souvent répétées qui n'ont pas à mon avis l'intérêt, ni la variété des véritables chants d'oiseaux. L'œuvre est moderne, très monotone à mon goût.

QUATUOR

Quatuor pour la fin du temps (-/-/-/-/**/-/-/***)

Œuvre à mon avis unique, originale par rapport à la production de Messiaen, le Quatuor pour la fin du temps peut constituer par ses superbes mouvements lents un exemple de mélodisme moderne, effectivement capable d'émouvoir. En revanche, les autres mouvements, en dehors de leur pouvoir suggestif immédiat, en rapport avec l'argument, manifestent, me semble-t-il, l'inconséquence dont souffre toute musique plus ou moins atonale. C'est dans le dernier mouvement que le compositeur, à mon avis, atteint, dans cette mélodie dépouillée faiblement accompagnée par des accords obstinés, réguliers, un pathétisme puissant, évoquant le mystère de la création. Dans les mouvements rapides, l'opposition de ces quatre instruments peu compatibles évoque, avec leur traitement particulièrement rude et contrasté, l'insensibilité du cosmos, l'inflexibilité du temps, cependant aucune thématique à mon avis n'en élève l'intérêt au-dessus du simple effet superficiel.

MESSINA Nicolas (XXème siècle-)

PIANO

Stator arepo, Prélude berzingue, Nicolas Messina, compositeur contemporain, deux belles pièces pour piano très originales qui multiplient les effets modernes sans pour cela sombrer dans l'atonalisme. Un pianisme très chromatique, s'épanchant en accès fugitifs de virtuosité, trop rarement cependant à mon goût, de riches séries d'accords modulants... On admirera particulièrement dans Sator arepo des motifs mélodiques à l'unisson, saisissants, l'utilisation des ostinati en accompagnement et un grand crescendo, impressionnant, superbe, sublime avant le retour du motif initial. Prélude berzingue se réfère plutôt à l'impressionnisme ravélo-debusséen, pièce plus tonale dans l'ensemble, plus rythmique, d'un pianisme plus dense, même parfois surchargé, surtout vers la fin de l'œuvre. Une grande variabilité motivique dans ces deux pièces et des contrastes surprenants. Il s'agit cependant d'effets sporadiques. Peut-être manque-t-il des thèmes majeurs capables d'innerver plus profondément la structure musicale, critique générale que l'on peut sans doute adresser à l'égard de la plupart des œuvres modernes par rapport aux œuvres classiques ou néo-classiques.

Stator arepo (**)

Prélude berzingue (**)

MEYER Ernst (1905-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (-/-/-)

Concerto moderne. Certains passages me paraissent audibles, mais sans plus. Beaucoup de cuivres.




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