RÉPERTOIRE CRITIQUE - MIA
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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MIASKOVSKY Nicolaï (1881-1950)
ORCHESTRE
Two pieces for Strings op 46 (-/-)
Ces œuvre à mon avis sans saveur et inodore semblent vouloir se confiner dans leur propre insipidité, en accord avec la restriction de couleur instrumentale qu'entraîne l'orchestre à cordes. la thématique monocorde semble parfaitement à l'unisson de cette absence de couleur. On se perd en interrogation pour tenter de caractériser ces œuvres, tenter de comprendre la démarche artistique du compositeur. Style pseudo-classique sans relief s'apparentant quelque peu à Liadov.
MIGNONE Francisco (1897-1986)
PIANO ORCHESTRE
Fantaisie n°1 brasiliera (***)
Brasiliera me paraît une œuvre inspirée (comme l'indique son titre) du style carnavalesque typiquement brésilien, style d'une puissante originalité exploité également par divers auteurs comme Lancen (Concerto-parade), Milhaud (Carnaval d'Aix) ou Villa-Lobos (Bachianas brasileiras n°3). Mais la Fantaisie de Mignone me paraît dépasser de loin toutes ces œuvres, bien qu'il ait beaucoup moins traduit que ces auteurs le dynamisme effréné du carnaval. Son œuvre, au contraire fortement imprégnée de style européen, tend à la classicisation des motifs brésiliens du carnaval. L'influence de Debussy apparaît particulièrement évidente. Cette fantaisie comprend trois parties à la manière d'un concertino.
MILHAUD Darius (1892-1974)
PIANO ORCHESTRE
Le Carnaval d'Aix, œuvre tonale et mélodique, répond à l'image de marque du Groupe des Six. Elle se caractérise par son style exubérant et sa simplicité mélodique. L'œuvre se compose d'une suite de sections contrastées. Les œuvres postérieures de Milhaud dans ce genre instrumental sont des compositions modernes, exubérantes et dissonantes, à l'orchestration tapageuse, me semble-t-il, d'où toute qualité mélodique est absente. Milhaud est cependant plus proche de Martinu que de Bartok.
Concerto n°1 (-/-/-)
Concerto n°2 (-/-/-)
Concerto n°4 (-/-/-)
Cinq études (-)
Fantaisie Carnaval d'Aix (**)
Concertino d'automne (-)
Concerto n°1 2 PIANOS ORCHESTRE (-/-/-)
MIYOSHI Akira (1933-)
ORCHESTRE
Nœsis (-)
MOLEIRO Moïses (1904-)
PIANO
Austère, peu coloré, d'une virtuosité dense, mais sans confusion, le pianisme de Moleiro se rapproche de celui de Ravel et rappelle, par ses agréments, l'art des clavecinistes. Les effets de rythme communiquent à ces œuvres un attrait certain, me semble-t-il. La meilleure pièce de Moleiro me paraît être un Joropo, d'une virtuosité complexe et d'un rythme très enlevé.
Sonatine la mineur (*)
Toccata do majeur (*)
Étude de concert (**)
Berceuse (**)
Joropo (***)
Toccata do mineur (**)
La fontaine (*)
Estampe du Llano (**)
MOLTER Johann Melchior (1696-1765)
BASSON ORCHESTRE
Concerto G majeur (**/*/-)
Le concerto de Molter présente une orchestration très post-vivaldienne, incluant notamment des marches d'harmonies, procédé si caractéristique du maître vénitien. Malheureusement, le soliste, dans un style très neutre, me paraît loin d'atteindre les effets très réussis de la partie orchestrale. Le 3e mouvement semble se conformer à un style symphonique beaucoup plus rudimentaire.
MONN Georg Matthias (1717-1750)
VIOLONCELLE ORCHESTRE
Concerto (*/-/*)
Bien que Moon appartienne à la lignée des compositeurs viennois qui ont illustré la nouvelle esthétique classique, son concerto pourrait être considéré sur bien des points comme un standard du style vivaldien, apparemment encore présent au milieu du siècle (quoique nous ne connaissions pas la date de composition exacte de cette œuvre). Un mélodisme sans imprégnation typique du style galant, une énergie, un tonus bien affirmé, une certaine volubilité définissent cette œuvre, bienvenue.
MONPOU Federico (1893-)
PIANO
L'œuvre pour piano de Monpou, pourtant grand virtuose du clavier, m'apparaît dépourvue du moindre tonus, comme une suite de sons de cloches dont on entendrait les échos dans le calme d'un monastère. Musique minimaliste, voire nihiliste, qui ne semble viser à aucun effet artistique, me semble-t-il. Ce dépouillement intégral dépasse même Satie.
Musica Callada Livre I
n°1 (-)
n°2 (-)
n°3 (-)
n°4 (-)
n°5 (-)
n°6 (-)
n°7 (-)
n°8 (-)
n°9 (-)
Musica Callada Livre 2
n°10 (-)
n°11 (-)
n°12 (-)
n°13 (-)
n°14 (-)
n°15 (-)
n°16 (-)
Musica Callada Livre 3
n°17 (-)
n°18 (-)
n°19 (-)
n°20 (-)
n°21 (-)
Musica Callada Livre 4
n°22 (-)
n°23 (-)
n°24 (-)
n°25 (-)
n°26 (-)
n°27 (-)
n°28 (-)
MONTSALVAGE Xavier (1912-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (*/*/-)
Œuvre moderne, dans le style de Prokofiev, sans atonalisme franc. L'ensemble me paraît uniforme.
MOREL Jorge
GUITARE
Prélude pour Olga (-)
Danza brasileira (-)
MORLACCHI Francesco (1784-1841)
DUO FLÛTE PIANO
Il pastore svizerro (***)
Une œuvre parfaite qui allie magistralement le romantisme et le post-classicisme, la simplicité et la complexité, une aisance inégalée dans la variation des thèmes, notamment dans la seconde partie. Une maestria remarquable dans l'exploitation de la virtuosité transcendante, notamment dans la superbe ouverture ainsi que dans le mélodisme, par exemple le thème lent qui suit l'ouverture.
MOSCHELES Ignace (1794-1870)
PIANO
Étude Juno (*)
Étude Tersignore (*)
PIANO ORCHESTRE
Les concertos de Moscheles, à l'instar de ceux de Chopin, de celui de Kullak, et dans une certaine mesure de ceux de Ries, sont caractéristiques du style pianistique propre au début du XIXème siècle, virtuosité utilisant les gammes, arpèges, agréments avec une fluidité de l'écriture particulièrement poussée, recherche de nuance, jeu très chromatique s'opposant à celui, plus diatonique, de Schumann, Henselt, Raff... Ces concertos de Moschelès permettent de mesurer l'évolution du compositeur en cette période précoce du genre concertant pour piano. Si le Concerto n°7 témoigne d'une empreinte pathétique supérieure et d'une plus grande diversité rythmique, il ne présente pas pour autant une avancée significative sur le plan de la virtuosité. Le Concerto n°4, écrit 2 ans avant le 2 présente les caractéristiques précédentes d'une manière moins affirmée. C'est le Concerto n°3 qui allie le mieux, me semble-t-il, qualités du style et richesse thématique.
Concerto n°4 op 64 (*/*/-)
Ce concerto bénéficie à mon avis d'un très bon thème symphonique principal, exploité également par le piano, malheureusement l'ensemble des motifs solistiques me paraît nettement en retrait. Le style est brillant, nuancé, exploitant bien la tessiture aiguë. On ne décèle aucun mozartianisme, moins que chez Chopin, bien que Moschelès n'ait pas à mon avis atteint ici la maturité d'écriture du maître polonais. La marque pathétique me semble nettement moins affirmée que dans les concertos postérieurs. Le style symphonique apparaît parfois un peu sommaire, notamment par l'emploi des cuivres et percussions. Le dernier mouvement me semble présenter une écriture très systématique et peu lyrique.
Concerto n°2 op op 56 (**/*/*)
Le premier mouvement comporte une partie solistique, parfois remarquable par la fluidité de l'écriture, la présence de séquences modulées... C'est malheureusement à mon avis l'absence d'un thème principal marquant qui restreint l'intérêt de ce très bon mouvement. On doit déplorer notamment, me semble-t-il, la faiblesse de toute la partie symphonique. Les deux autres mouvements me convainquent beaucoup moins, notamment le dernier où un excellent thème principal se trouve noyé, me semble-t-il, au milieu de digressions solistiques assez gratuites.
Concerto n°3 (***/***/***)
Cette œuvre marque incontestablement à mon avis une étape entre le concerto de la première moitié du XVIIIème siècle et le concerto romantique. Il paraît peu contestable que Chopin s'en soit profondément inspiré. La similitude notamment entre le second mouvement de cette œuvre et le second mouvement du Concerto en fa de Chopin apparaît avec évidence. Le troisième mouvement qui enchaîne directement avec le deuxième est construit sur un thème très entraînant.
Piano Concerto n°1 F major op 45 (**/**/*)
Piano Concerto n°4 E major op 64 (*/-/-)
Piano Concerto n°5 C major op 87 (-/-/-)
Recollections of Ireland op 69 (**/***/*/*)
Piano Concerto n°6 B flat major Fantastique op 90 (-/-/*)
Piano Concerto n°7 C minor Pathétique op 93 (-/-/-)
MOSCHELES/MENDELSSOHN/WEBER
PIANO ORCHESTRE
Variations sur la Preciosa de Weber 2 PIANO ORCHESTRE (**)
Suite très pittoresque de motifs souvent sans liens, imprégnés d'un charme certain et d'une grande vivacité. L'orchestre sert d'accompagnement à un piano volubile sans être virtuose. L'influence de Moschelès semble primer sur celle de Mendelssohn et Weber.
MOSONYI Mihaly (1815-1870)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°2 (*/-/*)
L'introduction orchestrale me paraît animée d'un certain pathétismue romantique. La partie soliste, assez mélodique, très classique, devient vite fatigante en raison de son rythme rapide uniforme. Le contenu thématique se limite à un ou deux motifs, de faible intérêt à mon avis.
MOSZKOVSKI Moritz (1854-1925)
PIANO
Curieusement, Moszkovski se montre à mon avis plus musical dans ses études pédagogiques faciles que dans Étincelle, pièce pourtant assez jouée. En revanche, le Caprice espagnol révèle une utilisation du rhapsodisme alliée à la virtuosité et à la densité thématique.
Etincelle (*)
Caprice espagnol (***)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (*/-/*/*)
Œuvre d'un dynamisme permanent, très virtuose, mais qui ne semble guère affirmer de contenu thématique.
VIOLON ORCHESTRE
Concerto op 30 (**/*/**)
Moszkowsky: Concerto pour violon op 30. Belle œuvre, élégante, que ce concerto. Un soliste d'une grande volubilité, cependant dont la verve ne me paraît jamais suffisamment saillante, ni brillante - parfois une certaine fadeur. Comme dans ses pièces pour piano, l'hypervirtuosité de Moswkowsky (ici pour le violon un peu assagie) n'engendre jamais réellement de puissance lyrique, cependant le concerto pour violon ne présente jamais ce style abrupt et cette confusion qui, à mon sens, caractérisent de nombreuses composittions pianistiques de Moszkowsky. L'orchestration: très stylée, harmonieuse, élégante elle aussi, évite tout effet trop extériorisé, trop original et se restreint à un colorisme très atténué. L'ensemble se fond dans une congruence parfaite, trop parfaite, excessive qui finit par diminuer la tension. Une grande partie centrale d'intérêt moins affirmé à mon goût dans le premier mouvement. Les autres mouvements adoptent le même style et le même affect. Toujours par rapport à ses compositions pianistiques, et en relation avec l'instrument soliste (le violon), Moszkowsy, malgré une virtuosité certaine, conserve toujours un jeu d'une grande souplesse et d'un mélodisme subtil (le thème principal du premier mouvement est caractéristique à cet égard).
MOTTA VIENNA DA José (1868-1948)
PIANO
Ballade op 16 (-)
L'écriture de cette pièce apparaît essentiellement orientée vers la recherche de puissance.
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-/-/-/*/*/-/-)
Ce concerto, comportant 7 mouvements courts présente un caractère serein, voire insouciant, qui l'apparente plutôt à une fantaisie, une ballade ou à un caprice. Le style, indéfini, d'un caractère très romantique par rapport à l'époque, ne rappelle aucun compositeur particulier. L'écriture est souple, nuancée, parfois virtuose, notamment par l'intégration des registres du soliste et de l'orchestre. Malgré la brièveté des mouvements, l'orchestration occupe une place importante. On remarquera notamment une belle progression symphonique accompagnée par le piano dans le 4ème mouvement (Variation 1) ainsi que des effets à la clarinette dans le 5ème mouvement (Variation 3). D'une écoute cependant agréable, il semble que ce concerto témoigne d'une inspiration limitée.
Fantasia dramatica (*/*/-)
Parmi toutes les œuvres pour piano et orchestre qu'il m'ait été donné d'écouter, celle-ci présente la particularité quasi unique de posséder une orchestration aux accents très wagnériens, et même parfois sibéliens, notamment à la fin du premier mouvement (Allegro moderato). Cette orchestration à base de cuivres et de percussions n'est cependant jamais bruyante.
MOUQUET Jules (1867-1946)
DUO FLÛTE PIANO
Sonata op 15 La Flûte de Pan (**/***/*)
Une œuvre pseudo-impressionniste très évocatrice de l'univers sonore propre à la flûte en relation avec l'argument, Pan, la Nature, la forêt, les faunes et nymphes habitant la futaie. Sonorités sinueuses, sensuelles, d'une extrême fluidité. On admirera particulièrement la partie lente Pan et les oiseaux, d'une grande virtuosité malgré le tempo lent. La fascination mystérieuse qu'exerce la flûte s'y exprime pleinement. Les autres parties, à mon avis, apparaissent plus comme des digressions qui ne trouvent pas toujours une assise thématique convaincante.
MOUSSORGSKI Modeste (1839-1881)
ORCHESTRE
Nuit sur le mont Chauve (***)
Magnifique déploiement orchestral, à mon avis, pour cette œuvre d'un romantisme échevelé, bâtie sur un thème très rhapsodique.
PIANO
L'œuvre pour piano de Moussorgski, bien que quantitativement limitée, représente sans doute une des plus denses intégrales pour piano car elle ne comporte à mon avis qu'un faible nombre de pièces moins inspirées. Le style du compositeur se révèle d'une belle clarté mélodique à laquelle s'allie, me semble-t-il, une grande richesse harmonique, par exemple les accords dans l'introduction d'Une larme. Le Souvenir d'enfance, d'une intensité nostalgique sans pareille, est peut-être la meilleure pièce. Les Tableaux d'une exposition représentent, grâce au programme, un kaléidoscope de l'inspiration du maître, passant du grotesque Marché de Limoges aux inquiétantes Catacombes. Moussorgski tire un parti extraordinaire de ces contrastes puissants. Ballet des poussins dans leurs coquille représente à mon avis une exploitation magistrale de l'extrême aigu. La version originale pour piano de cette œuvre me paraît bien meilleure que la version orchestrée de Ravel, que l'on entend malheureusement plus souvent.
Trois souvenirs d'enfance (**/***/**)
Plaisanteries d'enfant (-)
Tableaux d'une exposition (***)
Scherzo (***)
Marche turque (****)
Porte-enseigne polka (***)
Souvenir d'enfance n°3 (****)
Scherzo une plaisanterie d'enfant (***)
Intermezzo (**)
La capricieuse sur un thème de Haydn (-)
Impromptu passionné (***)
En Crimée Gourgouf (****)
En Crimée capriccio (**)
Méditation (-)
Une larme (***)
La couturière (**)
Au village (***)
Gopak danse petite russienne (**)
MŒRAN Ernest (1894-1950)
PIANO ORCHESTRE
Rhapsodie en fa d (-)
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