SOMMAIRE


RÉPERTOIRE CRITIQUE- MIA


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait


MIASKOVSKY Nicolaï (1881-1950)

ORCHESTRE À CORDES

Two pieces for Strings op 46 (1929-1945) (-/-)

Ces oeuvre à mon avis sans saveur et inodore semblent vouloir se confiner dans leur propre insipidité, en accord avec la restriction de couleur instrumentale qu'entraîne l'orchestre à cordes. la thématique monocorde semble parfaitement à l'unisson de cette absence de couleur. On se perd en interrogation pour tenter de caractériser ces oeuvres, tenter de comprendre la démarche artistique du compositeur. Style pseudo-classique sans relief s'apparentant quelque peu à Liadov.

MIGNONE Francisco (1897-1986)

PIANO ORCHESTRE

Fantaisie n°1 brasiliera (***)

"Brasiliera" me paraît une oeuvre inspirée (comme l'indique son titre) du style carnavalesque typiquement brésilien, style d'une puissante originalité exploité également par divers auteurs comme Lancen (Concerto-parade), Milhaud (Carnaval d'Aix) ou Villa-Lobos (Bachianas brasileiras n°3). Mais la "Fantaisie" de Mignone me paraît dépasser de loin toutes ces oeuvres, bien qu'il ait beaucoup moins traduit que ces auteurs le dynamisme effréné du carnaval. Son oeuvre, au contraire fortement imprégnée de style européen, tend à la classicisation des motifs brésiliens du carnaval. L'influence de Debussy apparaît particulièrement évidente. Cette fantaisie comprend trois parties à la manière d'un concertino.

MILHAUD Darius (1892-1974)

PIANO ORCHESTRE

Le Carnaval d'Aix", oeuvre tonale et mélodique, répond à l'image de marque du Groupe des Six. Elle se caractérise par son style exubérant et sa simplicité mélodique. L'oeuvre se compose d'une suite de sections contrastées. Les oeuvres postérieures de Milhaud dans ce genre instrumental sont des compositions modernes, exubérantes et dissonantes, à l'orchestration tapageuse, me semble-t-il, d'où toute qualité mélodique est absente. Milhaud est cependant plus proche de Martinu que de Bartok.

Concerto n°1 (-/-/-)

Concerto n°2 (-/-/-)

Concerto n°4 (-/-/-)

Cinq études (-)

Fantaisie Carnaval d'Aix (**)

Concertino d'automne (-)

Concerto n°1 (2 PIANOS ORCHESTRE) (-/-/-)

MIYOSHI Akira (1933-)

ORCHESTRE

Noesis 1978 (-)

Moderne, atonal, suite de stridences et de silences.

MOERAN Ernest (1894-1950)

PIANO ORCHESTRE

Rhapsodie en fa d (-)

MOLEIRO Moïses (1904-)

PIANO

Austère, peu coloré, d'une virtuosité dense, mais sans confusion, le pianisme de Moleiro se rapproche de celui de Ravel et rappelle, par ses agréments, l'art des clavecinistes. Les effets de rythme communiquent à ces oeuvres un attrait certain, me semble-t-il. La meilleure pièce de Moleiro me paraît être un "Joropo", d'une virtuosité complexe et d'un rythme très enlevé.

Sonatine la m (*)

Toccata do M (*)

Étude de concert (**)

Berceuse (**)

Joropo (***)

Toccata do m (**)

La fontaine (*)

Estampe du Llano (**)

MOLTER Johann Melchior (1696-1765)

BASSON ORCHESTRE

Concerto G M (**/*/-)

Le concerto de Molter présente une orchestration très post-vivaldienne, incluant notamment des marches d'harmonies, procédé si caractéristique du maître vénitien. Malheureusement, le soliste, dans un style très neutre, me paraît loin d'atteindre les effets très réussis de la partie orchestrale. Le 3e mouvement semble se conformer à un style symphonique beaucoup plus rudimentaire.

MONN Georg Matthias (1717-1750)

VIOLONCELLE ORCHESTRE

Concerto (*/-/*)

Bien que Moon appartienne à la lignée des compositeurs viennois qui ont illustré la nouvelle esthétique classique, son concerto pourrait être considéré sur bien des points comme un standard du style vivaldien, apparemment encore présent au milieu du siècle (quoique nous ne connaissions pas la date de composition exacte de cette oeuvre). Un mélodisme sans imprégnation typique du style galant, une énergie, un tonus bien affirmé, une certaine volubilité définissent cette oeuvre, bienvenue.

MONPOU Federico (1893-)

PIANO

L'oeuvre pour piano de Monpou, pourtant grand virtuose du clavier, m'apparaît dépourvue du moindre tonus, comme une suite de sons de cloches dont on entendrait les échos dans le calme d'un monastère. Musique minimaliste, voire nihiliste, qui ne semble viser à aucun effet artistique, me semble-t-il. Ce dépouillement intégral dépasse même Satie.

Musica Callada

Livre I

n°1 (-)

n°2 (-)

n°3 (-)

n°4 (-)

n°5 (-)

n°6 (-)

n°7 (-)

n°8 (-)

n°9 (-)

Livre 2

n°10 (-)

n°11 (-)

n°12 (-)

n°13 (-)

n°14 (-)

n°15 (-)

n°16 (-)

Livre 3

n°17 (-)

n°18 (-)

n°19 (-)

n°20 (-)

n°21 (-)

Livre 4

n°22 (-)

n°23 (-)

n°24 (-)

n°25 (-)

n°26 (-)

n°27 (-)

n°28 (-)

MONTSALVAGE Xavier (1912-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (*/*/-)

Oeuvre moderne, dans le style de Prokofiev, sans atonalisme franc. L'ensemble me paraît uniforme.

MOREL Jorge

GUITARE

Prélude (pour Olga) (-)

Danza brasileira (-)

MORLACCHI Francesco (1784-1841)

FLUTE PIANO

Il pastore svizerro (***)

Une oeuvre parfaite qui allie magistralement le romantisme et le post-classicisme, la simplicité et la complexité, une aisance inégalée dans la variation des thèmes, notamment dans la seconde partie. Une maestria remarquable dans l'exploitation de la virtuosité transcendante, notamment dans la superbe ouverture ainsi que dans le mélodisme, par exemple le thème lent qui suit l'ouverture.

MOSCHELES Ignace (1794-1870)

PIANO

Étude Juno (*)

Étude Tersignore (*)

PIANO ORCHESTRE

Les concertos de Moscheles, à l'instar de ceux de Chopin, de celui de Kullak, et dans une certaine mesure de ceux de Ries, sont caractéristiques du style pianistique propre au début du XIXème siècle, virtuosité utilisant les gammes, arpèges, agréments avec une fluidité de l'écriture particulièrement poussée, recherche de nuance, jeu très chromatique s'opposant à celui, plus diatonique, de Schumann, Henselt, Raff... Ces concertos de Moschelès permettent de mesurer l'évolution du compositeur en cette période précoce du genre concertant pour piano. Si le "Concerto n°7" témoigne d'une empreinte pathétique supérieure et d'une plus grande diversité rythmique, il ne présente pas pour autant une avancée significative sur le plan de la virtuosité. Le "Concerto n°4", écrit 2 ans avant le "2" présente les caractéristiques précédentes d'une manière moins affirmée. C'est le "Concerto n°3" qui allie le mieux, me semble-t-il, qualités du style et richesse thématique.

Concerto n°4 op 64 1823 (*/*/-)

Ce concerto bénéficie à mon avis d'un très bon thème symphonique principal, exploité également par le piano, malheureusement l'ensemble des motifs solistiques me paraît nettement en retrait. Le style est brillant, nuancé, exploitant bien la tessiture aiguë. On ne décèle aucun "mozartianisme", moins que chez Chopin, bien que Moschelès n'ait pas à mon avis atteint ici la maturité d'écriture du maître polonais. La marque pathétique me semble nettement moins affirmée que dans les concertos postérieurs. Le style symphonique apparaît parfois un peu sommaire, notamment par l'emploi des cuivres et percussions. Le dernier mouvement me semble présenter une écriture très systématique et peu lyrique.

Concerto n°2 op op 56 1825 (**/*/*)

Le premier mouvement comporte une partie solistique, parfois remarquable par la fluidité de l'écriture, la présence de séquences modulées... C'est malheureusement à mon avis l'absence d'un thème principal marquant qui restreint l'intérêt de ce très bon mouvement. On doit déplorer notamment, me semble-t-il, la faiblesse de toute la partie symphonique. Les deux autres mouvements me convainquent beaucoup moins, notamment le dernier où un excellent thème principal se trouve noyé, me semble-t-il, au milieu de digressions solistiques assez gratuites.

Concerto n°3 1821 (***/***/***)

Cette oeuvre marque incontestablement à mon avis une étape entre le concerto de la première moitié du XVIIIème siècle et le concerto romantique. Il paraît peu contestable que Chopin s'en soit profondément inspiré. La similitude notamment entre le second mouvement de cette oeuvre et le second mouvement du "Concerto en fa" de Chopin apparaît avec évidence. Le troisième mouvement qui enchaîne directement avec le deuxième est construit sur un thème très entraînant.

Piano Concerto n°1 F major op 45 (1823) (**/**/*)

Piano Concerto n°4 E major op 64 (1823) (*/-/-)

Piano Concerto n°5 C major op 87 (1826) (-/-/-)

Recollections of Ireland op 69 (1826) (**/***/*/*)

Piano Concerto n°6 B flat major Fantastique op 90 (1834) (-/-/*)

Piano Concerto n°7 C minor Pathétique op 93 (1835) (-/-/-)

MOSCHELES/MENDELSSOHN/WEBER

PIANO ORCHESTRE

Variations sur la "Preciosa" de Weber (2 PIANO ORCHESTRE) (**)

Suite très pittoresque de motifs souvent sans liens, imprégnés d'un charme certain et d'une grande vivacité. L'orchestre sert d'accompagnement à un piano volubile sans être virtuose. L'influence de Moschelès semble primer sur celle de Mendelssohn et Weber.

MOSONYI Mihaly (1815-1870)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°2 (*/-/*)

L'introduction orchestrale me paraît animée d'un certain pathétismue romantique. La partie soliste, assez mélodique, très classique, devient vite fatigante en raison de son rythme rapide uniforme. Le contenu thématique se limite à un ou deux motifs, de faible intérêt à mon avis.

MOSZKOVSKI Moritz (1854-1925)

PIANO ORCHESTRE

Concerto 1898 (*/-/*/*)

Oeuvre d'un dynamisme permanent, très virtuose, mais qui ne semble guère affirmer de contenu thématique.

PIANO

Curieusement, Moszkovski se montre à mon avis plus musical dans ses études pédagogiques faciles que dans "Étincelle", pièce pourtant assez jouée. En revanche, le "Caprice espagnol" révèle une utilisation du rhapsodisme alliée à la virtuosité et à la densité thématique.

Etincelle (*)

Caprice espagnol (***)

MOTTA VIENNA DA José (1868-1948)

PIANO

Ballade op 16 (1905) (-)

L'écriture de cette pièce apparaît essentiellement orientée vers la recherche de puissance.

PIANO ORCHESTRE

Concerto (1887) (-/-/-/*/*/-/-)

Ce concerto, comportant 7 mouvements courts présente un caractère serein, voire insouciant, qui l'apparente plutôt à une fantaisie, une ballade ou à un caprice. Le style, indéfini, d'un caractère très romantique par rapport à l'époque, ne rappelle aucun compositeur particulier. L'écriture est souple, nuancée, parfois virtuose, notamment par l'intégration des registres du soliste et de l'orchestre. Malgré la brièveté des mouvements, l'orchestration occupe une place importante. On remarquera notamment une belle progression symphonique accompagnée par le piano dans le 4ème mouvement (Variation 1) ainsi que des effets à la clarinette dans le 5ème mouvement (Variation 3). D'une écoute cependant agréable, il semble que ce concerto témoigne d'une inspiration limitée.

Fantasia dramatica (1893) (*/*/-)

Parmi toutes les œuvres pour piano et orchestre qu'il m'ait été donné d'écouter, celle-ci présente la particularité quasi unique de posséder une orchestration aux accents très wagnériens, et même parfois sibéliens, notamment à la fin du premier mouvement (Allegro moderato). Cette orchestration à base de cuivres et de percussions n'est cependant jamais bruyante.

MOUQUET Jules (1867-1946)

FLUTE PIANO

Sonata op 15 La Flûte de Pan (**/***/*)

Une oeuvre pseudo-impressionniste très évocatrice de l'univers sonore propre à la flûte en relation avec l'argument, Pan, la Nature, la forêt, les faunes et nymphes habitant la futaie. Sonorités sinueuses, sensuelles, d'une extrême fluidité. On admirera particulièrement la partie lente "Pan et les oiseaux", d'une grande virtuosité malgré le tempo lent. La fascination mystérieuse qu'exerce la flûte s'y exprime pleinement. Les autres parties, à mon avis, apparaissent plus comme des digressions qui ne trouvent pas toujours une assise thématique convaincante.

MOUSSORGSKI Modeste (1839-1881)

ORCHESTRE

Nuit sur le mont Chauve (***)

Magnifique déploiement orchestral, à mon avis, pour cette oeuvre d'un romantisme échevelé, bâtie sur un thème très rhapsodique.

PIANO

L'œuvre pour piano de Moussorgski, bien que quantitativement limitée, représente sans doute une des plus denses intégrales pour piano car elle ne comporte à mon avis qu'un faible nombre de pièces moins inspirées. Le style du compositeur se révèle d'une belle clarté mélodique à laquelle s'allie, me semble-t-il, une grande richesse harmonique, par exemple les accords dans l'introduction d'"Une larme". Le "Souvenir d'enfance", d'une intensité nostalgique sans pareille, est peut-être la meilleure pièce. Les "Tableaux d'une exposition" représentent, grâce au programme, un kaléidoscope de l'inspiration du maître, passant du grotesque "Marché de Limoges" aux inquiétantes "Catacombes". Moussorgski tire un parti extraordinaire de ces contrastes puissants. "Ballet des poussins dans leurs coquille" représente à mon avis une exploitation magistrale de l'extrême aigu. La version originale pour piano de cette oeuvre me paraît bien meilleure que la version orchestrée de Ravel, que l'on entend malheureusement plus souvent.

Trois souvenirs d'enfance (**/***/**)

Plaisanteries d'enfant (-)

Tableaux d'une exposition (***)

Scherzo (***)

Marche turque (****)

Porte-enseigne polka (***)

Souvenir d'enfance n°3 (****)

Scherzo une plaisanterie d'enfant (***)

Intermezzo (**)

La capricieuse sur un thème de Haydn (-)

Impromptu passionné (***)

En Crimée Gourgouf (****)

En Crimée capriccio (**)

Méditation (-)

Une larme (***)

La couturière (**)

Au village (***)

Gopak danse petite russienne (**)


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