MOZ
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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES - : peu intéressant * : assez bon ** : bon *** : excellent **** : exceptionnel Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements : Concerto (***/-/**)
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MOZART Wolfgang Amadeus (1756-1791) ALTO VIOLON ORCHESTRE Symphonie concertante (**/**/*) Le premier mouvement affirme un rythme vigoureux, parfois mordant, ce qui est rare chez Mozart. L'oeuvre, agréablement, échappe, me semble-t-il, au tonalisme étroit, sans mystère, du style galant. La partie centrale, en particulier, recèle un certain pathétisme, sur un motif qui me paraît d'une grande beauté. Mais l'oeuvre me semble encombrée d'un fatras de développements inutiles. Le second mouvement nous présente un Mozart transfiguré qui emploie des harmonies troublantes. Les meilleurs passages, à mon avis, sont ceux où les deux solistes jouent à découvert, en alternance ou ensemble. Le troisième mouvement, au contraire, sacrifie à la routine galante en exposant une série de recettes faciles. CLARINETTE ORCHESTRE Concerto en la M KV622 1791 (*/-/-) FLUTE HARPE ORCHESTRE Concerto (***/***/***) Les deux instruments parviennent parfaitement au tempérament délicat, raffiné et sensuel de Mozart. Le premier et le troisième mouvement développent une succession de motifs, sans virtuosité particulière, mais imprégnés d'une coloration originale. Le second mouvement atteint une grande sérénité. L'utilisation des solistes me semble admirable, notamment lorsqu'ils interviennent simultanément au milieu du mouvement. La seconde partie de ce mouvement impose un thème plus incisif avec une courte cadence de la harpe, le seul passage de virtuosité du concerto, avant la reprise du premier thème orchestral. Ce type d'œuvre concertante, plus intimiste que le concerto pour piano ou pour violon, semble mieux convenir aux qualités particulières du génie de mozartien. HAUTBOIS ORCHESTRE Concerto ut M KV271 1777 (-/-/-) ORCHESTRE Si on le compare à celui de Christian Cannabich (presque une génération avant), pourtant assez peu émancipé, le langage symphonique de Mozart apparaît très classique, moins "moderne" probablement que la plupart des œuvres de l'époque. Petite musique de nuit (***/***/***/***) Cette oeuvre me séduit par son mélodisme tendre et délicat, bannissant tout effet trop contrasté ou trop lyrique. On ne peut reprocher à Mozart d'adopter ces caractéristiques stylistiques qui sont celles de l'époque. Il me semble cependant que le style manheimien, même transcendé par la richesse inventive de Mozart et surtout par son sens inégalable du charme et de la joliesse souffre d'une limitation qui ne permet pas à de telles oeuvres d'atteindre les sommets du génie auxquels peuvent prétendre les oeuvres puissamment lyriques. Il ressort également que le style mozartien demeure peu démarqué du style galant, ce qui, à mon avis, indique la limitation de Mozart sur le plan créatif. Ouverture Les noces de Figaro (-) Symphonie concertante en mi M KV anh9 1776 (-/-/-) Symphonie n°40 (**/*/-/*) Cette symphonie demeure assez mannheimienne malgré parfois une certaine recherche de gravité, de lyrisme. Les thèmes sont à mon avis assez souvent sommaires et poussifs (3ème et 4ème mouvement). On notera quelques motifs de style légèrement hongrois (4ème mouvement). Le premier mouvement (Allegro) doit principalement son intérêt, me semble-t-il, à son très célèbre - et très beau - thème principal, malheureusement celui-ci, en partie centrale, est varié dans une nuance pathétique d'une manière qui ne me paraît guère convaincante. Symphonie n°41 Jupiter (*/*/-/-) Bien que cette œuvre manifeste une certaine intention pathétique et lyrique, celle-ci me semble d'efficacité contestable. Curieusement, Mozart, à mon avis, atteint beaucoup moins le pathétique dans ses compositions orchestrales que dans certaines sonates pour piano. De nombreux motifs m'apparaissent assez vides, voire grandiloquents, tout comme le 3ème, à mon avis, très sommaire et lourd. Le premier mouvement (Allegro vivace) affirme un thème d'inspiration hongroise assez bienvenu. En revanche, le 3ème mouvement me paraît sans véritable lyrisme, plus bruyant que pathétique. Il semble que le voisinage de motifs de style galant et de thèmes à intention plus pathétique dépare considérablement cette œuvre. Pour ses deux dernières symphonies, Mozart se révèle à mon avis très timide sur le plan symphonique et très en-deçà de Dittersdorf, pourtant son aîné, et même de Kraus. PIANO À mon avis, malgré d'inévitables redites et une grande variation de l'inspiration, Mozart parvient toujours à renouveler sa thématique. Sa sensibilité, notamment à la faveur des mouvements lents, nous émeut, me semble-t-il, là où un Haydn nous laissent froids, par exemple le second mouvement de la sonate KV330. Le style pianistique de Mozart, sans surprise, n'atteint jamais la virtuosité, même s'il est toujours clair et brillant. La plus belle réussite du compositeur est peut-être la célèbre "Marche turque". Aucune variation stylistique notable ne semble apparaître au cours de la carrière de Mozart. Valse favorite (***) Ariette (***) Sonate (**/-/-) Sonate K279/189d 1775 (-/*/-) Sonate K280/189e 1775 (**/-/*) Sonate (K281/189f 1775 (-/*/*) Sonate K28/189g 1775 (-/*/*) Sonate K283/189h 1775 (-/-/*) Sonata K331 (3ème mouvement: Marche turque) (**/**/****) Sonata K332 (*/-/-) Sonata K333 (-/-/-) Sonate K545 (**/**/**) Sonate K570 (*/-/-) Sonate K576 (-/**/-) Sonate KV283 (**/***/***) Sonate KV284 Dürnitz-sonate(*/*/*) Sonate KV330 (-/***/*) Les 2 sonates K 310 et K 533/494 se caractérisent par une écriture dense, à tendance contrapuntique, rappelant plutôt le style des clavecinistes au début du 18e siècle que le style galant. Sonate A m K 310 (300d) 1784 (*/*/-) Sonate F M K 533/494 1786-1788 (-/-/*) Sonate K284 ré M 1775 (-/-/-) Sonate K309 ut M 1782 ***/-/*) Sonate K310 la m 1778 (***/**/**) Sonate K311 re M 1777 (**/-/-) Fantaisie et fugue K394 (K383a) ut M (-) Marche funèbre del Signor Maestro Contrapunto K453a 1784? (*) Adagio K540 en si m 1778 (*) Menuet K355 (K576b) ré M et trio sol M 1789? (-) Une petite gigue K574 sol M 1789 (-) Fantaisie K397 (K 385g) ré m 1782 (***) Rondo K 511 la m 1787 (**) Variations "Ah, vous dirai-je , Maman K 265 (K300e) 1778 (-) PIANO VIOLON Sonate K301 sol M 1778 (-/-) Sonate K481 mi b M (-/-/-) Sonate K 376 fa M (-/-/-) Sonate K 296 ut M (-/-/-) PIANO ORCHESTRE On ne retrouve guère, à mon avis, dans les oeuvres pour piano et orchestre de Mozart le charme et la teneur thématique de certaines de ses oeuvres pour piano seul. Le genre concertant me paraît peu convenir au maître de Mannheim qui donne ici l'impression de sacrifier au genre sans s'impliquer réellement. Il utilise, me semble-t-il, les formules faciles du style galant dans un pianisme souvent simpliste et un certain manque de tonus. C'est le cas des concertos n°5, 6, 8, 13, 18, 25. Concerto ré (-/-/-) Concerto sol (-/-/-) Concerto mi b (-/-/-) Concerto n°1 (*/-/*) Concerto n°2 (-/*/-) Concerto n°3 (*/-/-) Concerto n°4 (-/*/-) Concerto n°5 (-/-/-) Concerto n°6 (-/-/-) Concerto n°8 Lützow (-/-/-) Concerto n°9 Jeune homme (*/*/*) Concerto n°11 (-/*/-) Concerto n°12 (-/*/*) Concerto n°13 (-/-/-) Concerto n°14 (-/-/*) Concerto n°15 (*/*/*) Concerto n°16 (-/-/*) Concerto n°17 (*/*/*) Concerto n°18 (-/-/-) Concerto n°19 Double couronnement (-/-/*) Concerto n°20 (**/*/**) Concerto n°21 (*/**/**) Concerto n°22 (*/-/-) Concerto n°23 (*/**/**) Concerto n°24 (**/*/**) Concerto n°25 (-/-/-) Concerto n°26 Couronnement (*/-/*) Concerto n° 27 (*/*/*) Récitatif et aria (-) Rondo la (-) Rondo ré (-) Concerto n°10 (2 PIANOS ORCHESTRE) (-/*/*) Concerto n°7 Londres (3 PIANO ORCHESTRE) (*/-/-) QUATUOR Une différence considérable m'apparaît entre les quatuors 14, 15, 3, d'aune part, et les quatuors 16,17. Les premiers me semblent des chefs-d'oeuvre d'élaboration, utilisant admirablement le spectre Ils exploite sans simplicisme outrancier le style galant dans le registre d'une expression plus timorée qu'intense, mais qui possède ainsi un charme discret particulièrement prenant. En revanche, dans les quatuors 16 et 17, dès qu'il s'éloigne du style galant pour tenter d'affirmer une expression plus dramatique ou lyrique, Mozart semble en échec. Ces deux quatuors, outre cette limitation, souffrent, à mon sens, d'une écriture peu fouillée, sommaire, n'exploitant quasiment pas les instruments du quatuor pour demeurer confinés dans un ensemble peu varié, dépourv de toute subtilité. Sur le plan thématique, on doit y déplorer à mon avis une grande répétitivité de motifs sans grande envergure et peu mélodiques. L'ensemble me laisse une impression de sévérité stérile, de dureté peu enthousiasmante. Quatuor n°14 K 387 (**/***/***/***) Quatuor n°15 K 421 (**/-/**/**) Quatuor n°3 K 156 (***/**/*) Quatuor n°16 K 428 (1783?) (-/-/*/-) Quatuor n°17 K 458 La Chasse (1784) (-/-/-/-) QUINTETTE [CLARINETTE CORDES] Quintette en la majeur K581 (*/-/-/-) Oeuvre à notre avis peu marquante, malgré la mise en relief de la clarinette par rapport aux autres registres du quintette. VENTS Les pièces pour vents représentent à mon avis des œuvres très rudimentaires, d'un simplicisme parfois outrageant. Il est difficile de concevoir, me semble-t-il, des partitions aussi dépourvues de tonus et de maintien. L'Adagio du "Divertimento Kanh.227" me semble légèrement plus élaboré ainsi que l'ensemble de la Sérénade "K 388", le Presto du "Divertimento K 252" un peu plus dynamique. Aucun des instruments n'est mis à l'honneur et leur spécificité n'est en aucun cas exploitée. Il faut naturellement comprendre le caractère de ces œuvres en fonction de leur destination populaire. Divertimento B M b K Anh 227 (authenticité douteuse) (1775) (-/-/-/-/-) Divertimento E b M K 252 (1775-1777) (-/-/-/-) Divertimento F M K 253 (1775-1777) (-/-/-/) Sérénade C M K 388 (1782) (-/-/-/-) VIOLON ORCHESTRE Concerto n°2 (*/-/**) Oeuvre classique, mélodique, très solistique. L'ensemble à mon avis manque d'énergie et de contraste. Le premier mouvement est composé de thèmes simples, chantants se succédant dans un rythme à mon avis un peu compassé. Quelques passages plus incisifs contrastent de façon heureuse, me semble-t-il, dans le troisième mouvement. L'orchestre, qui me paraît tomber souvent dans la facilité, ne semble pas à la hauteur des très beaux motifs exposés par le soliste. Concerto n°3 (**/-/**) Mozart nous présente toujours dans le même rythme guilleret, une inspiration chatoyante, mais, me semble-t-il, limitée. On remarquera dans le premier mouvement un motif en succession de courtes notes staccato répétées ponctuées par des accords de l'orchestre. Dans le second mouvement, une mélodie, banale à mon avis, est exposée sur un accompagnement de pizzicati à l'orchestre. Concerto n°4 (**/*/**) Cette oeuvre contient de nombreux thèmes d'un mélodisme charmeur malgré, leur simplicité parfois un peu trop accusée, à mon avis. On peut regretter, me semble-t-il, dans une oeuvre pour soliste l'absence d'inspiration large et de tout lyrisme. Le premier mouvement contient à mon avis un beau thème presque vivaldien, bâti sur la répétition d'une gamme montante. MYSLIVECEK Josef (1737-1781) VIOLON ORCHESTRE Les concertos ci-après de Myslivecek présentent à mon avis des caractéristiques déroutantes et paradoxales. Le soliste apparaît très délié, voire parfois virtuose, affirmant un jeu d'une certaine maturité où l'emploi du staccato est généralisé. Plus en retrait, l'orchestre à mon avis ne présente cependant aucun signe d'archaïsme. L'ensemble est dynamique, harmonieux, souple, gracieux... Malgré ces "qualités" apparentes, aucune idée musicale ne me semble être exprimée par ces pages, rien de saillant n'apparaît, rien ne brise le rythme uniforme d'un développement imperturbable, rien n'affirme l'expression d'une sensibilité musicale. De la musique qui passe, c'est l'impression que me produisent ces concertos de Myslivecek. On observera en dernier lieu l'absence presque totale de tours mélodiques propres au style galant. Sensiblement différent et à mon avis de meilleure qualité, le Concerto en ré appartient au style baroque malgré quelques marques attestant une évolution vers le style mannheimien: emploi des cuivres dans les tutti; certains tours mélodiques (troisième mouvement). En revanche, les résolutions mélodiques sont presque toujours de type baroque. On pourrait dire de cette oeuvre qu'elle débute dans la première moitié du XVIIIème siècle et qu'elle se termine dans la seconde moitié de ce siècle, réalisant un raccourci assez saisissant de l'évolution du style à l'époque. Le second mouvement, par son atmosphère sereine et nostalgique, apparaît très vivaldien. On retrouve des accords en tutti entrecoupés de silences, des motifs d'accompagnement au violoncelle comme dans la "Tempesta di mare" (Vivaldi). La thématique du dernier mouvement me paraît nettement plus incisive que dans le premier. Concerto C M (-/-/-) Concerto E M (-/-/-) Concerto F M (-/-/-) Concerto A M (-/-/-) Concerto ré M (**/**/*) Concerto in D major (*/*/-) Concerto in B flat major (-/-/-) Concerto in G major (-/*/-) Concerto in D major (-/-/-) |