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N - O - RÉPERTOIRE CRITIQUE

LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES

- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel

Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (***/-/**)

Si l'intitulé de l'oeuvre présente un lien, vous pouvez écouter un extrait



NAPRAVNIK Eduard (1839-1916)

PIANO ORCHESTRE

Concerto symphonique in A minor op 27 (1877) (**/-/***)

Une oeuvre typique du néo-expressionnisme russe dans sa tendance "groupe des Six", dont la manifestation la plus caractéristique est certainement le fameux "Concerto n°3" pour piano et orchestre de Kabalevsky. La naissance de ce style, dont le concerto de Napravnik nous en montre un exemple achevé, remonte donc à la fin du 19e siècle. Si les deux premiers mouvements de cette oeuvre ne se départissent pas d'une amnière un peu primaire (à mon sens), le troisième mouvement me paraît atteindre le sommet du genre. Napravnik complexifie considérablement l'écriture pianistique et symphonique à partir d'une trame mélodique dominante. Le développement de l'accompagnement pianistique et symphonique est admirable, traduisant un dépassement de l'intensité lyrique. L'exploitation d'un thème très romantique, pseudo-chopinien, est certainement hardie dans ce contexte stylistique et à mon avis très réussie.

Fantaisie russe in B minor op 39 (1881) (*)

Sur le thème des "Bateliers de la Volga", cette fantaisie ne dépasse pas à mon avis les effets faciles de rhapsodisme et de coloration instrumentale sommaires.

NARDINI Pietro (1722-1793)

VIOLON ORCHESTRE

Concerto mi m (-/*/*)

Cette oeuvre à mon avis se caractérise par un violonisme simple, même élémentaire, récitatif, mais très expressif. L'orchestre, pratiquement inexistant n'a qu'un rôle d'accompagnement. L'écriture violonistique de Nardini ressemble à celle de son maître Tartini. Malgré sa simplicité, on remarquera que le style reste celui de la musique baroque et ne concède rien au style galant.

NAUDOT Jacques-Christophe (1690-1762)

FLÛTE ORCHESTRE

Concerto OP 17 n°5 (*/-/*)

Concerto de style mannheimien sans particularité remarquable, à mon avis.

NEEF Wilhelm (1916)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°2 1974 (-)

Oeuvre moderne. Le piano est dissonant dans l'extrême-aigu, peu dynamique. L'orchestration est assez légère.

VIOLON ORCHESTRE

Concerto 1973 C200 (-)

Concerto moderne, avec de longues parties solistiques dissonantes. Les second et troisième mouvement sont moins modernes, mais à mon avis tout aussi vides sur le plan thématique.

NIELSEN Carl (1865-1931)

CLARINETTE ORCHESTRE

Concerto op 57 1928 (-)

D'apparence relativement classique au premier abord, cette oeuvre à mon avis n'affirme aucun thème. Certains passages rappellent Messiaen ou Prokofiev. On remarquera l'utilisation du originale tambour. Nulle trace d'expressionnisme, le style rappellerait plutôt le Groupe des Six.

ORCHESTRE

Les symphonies de Nielsen considérées ci-dessous présentent un style relativement clasisco-romantique à peine marqué par la simplicité apporté par le Groupe des Six et plus ou moins marquée (selon les oeuvres) par le dynamisme moderne. On remarquera le caractère très mélodique et parfois wagnérien de la "Symphonie n°1" (le second mouvement en particulier) ou légèrement impressionniste. Des oeuvres qui ne semblent affirmer aucune esthétique particulière de manière très caractéristique. Quelques passages plus nettement impressionnistes apparaissent dans le premier mouvement de la "symphonie n°5".

Symphonie n°1 (-/*/-/-)

Symphonie n°2 (-/-/-/-)

Symphonie n°5 (*/-)

Pan et Syrinx, pastorale op 49 1917-18 (***)

Cette oeuvre rappelle par certains aspects l'impressionnisme et l'expressionnisme russe ou nordique (Sibelius), bien qu'elle affirme nettement, me semble-t-il, son originalité. L'utilisation à mon avis, remarquable des bois, des percussions (célesta, xylophone) crée une impression de mystère très prenante.

L'Amour et le poète, ouverture 1930 (-)

Oeuvre de style relativement classique sur un rythme assez enlevé ne proposant à mon avis aucune thématique remarquable.

Petite suite op 1 188-89 (-/-/-)

Oeuvre à mon avis d'un classicisme désuet, même pour son époque. Les thèmes adoptent un style de ritournelle. On notera de nombreux accompagnements en pizzicatti.

Symphonie n°3 Espansiva avec voix(***/**/-/-)

Symphonie n°4 L'inextinguible 1916 (*/-)

Cette oeuvre oscille entre un néoclassicisme assez net, de tendance mélodique et un expressionnisme plus affirmé, notamment dans le second mouvement. On remarquera la longue ouverture de ce dernier mouvement confiée aux cordes sous-tendues par des interventions des timbales. Le mouvement présente également un passage très caractéristique de percussions à nu. Alors que Holst dans "Les planètes" avait porté ce type d'effet à son paroxysme, il se réduit à mon sens dans cette oeuvre à un effet moderniste très contestable. C'est encore le premier mouvement qui me paraît contenir une thématique véritable, bien qu'elle ne présente pas, à mon avis, un intérêt supérieur.

PIANO

La Suite op 45, et dans une certaine mesure, les "Trois pièces pour piano op 59", évoquent le style de Debussy ou Severac, développé parfois d'une manière très virtuose, comme dans l'"Allegro non troppo ma vigoroso". Ni la surcharge harmonique, ni la bravoure instrumentale ne parviennent à communiquer quelque intérêt, à mon avis, à ces pages qui me semblent très déficientes sur le plan thématique. Les deux livres de la "Musique pour piano pour les petits et les grands", composés de très courtes pièces, s'apparentent au style de la ritournelle facile. L'ensemble des pièces qui suivent demeure très tonal.

Prélude de fête 1900 (-)

Suite op 45 1919

Allegretto un pochettino (-)

Poco moderato (-)

Molto adagio e patetico (-)

Allegretto innocente (-)

Allegretto vivo (-)

Allegro non troppo ma vigoroso (-)

Trois pièces pour piano op 59 1928

Impromptu : Allgrofluente (-)

Molto adagio (-)

Allegro non troppo (-)

Musique pour piano pour petits et grands op 53 1930

Premier livre

Allegretto (-)

Andante quasi Allegretto (-)

Allegro scherzando (-)

Grazioso (-)

Andantino (-)

Allegro giocoso (-)

Poco lamentoso (-)

Marziale (-)

Cantabile (-)

Allegro civetuolo (-)

Lugubre (-)

Andantino poco tiepido (-)

Adagio drammatico (-)

Second livre

Andantino canto (-)

Capriccioso (-)

Adagio espressivo (-)

Alla ntodino (-)

Largo con fantasia (-)

Preludio (-)

Alla Bach (-)

Adagio (-)

Marcia di goffo (-)

Allegretto pastorale (-)

Etude (-)

Molto adagio - Allegretto commodo (-)

VIOLON ORCHESTRE

Concerto 1911 (-)

Oeuvre presque'entièrement composée de développements à mon avis uniformes dans une tessiture grave (idem Karlovitch). L'orchestre intervient peu. La partie de violon, sans aucune thématique, me semble-t-il, est légèrement dissonante. Le tempo est lent, sauf dans la finale.

NIETZSCHE Friedrich (1844-1900)

PIANO

Ces pièces très polymorphes révèlent une inspiration très variable. Certaines, plutôt décevantes à mon sens, comme "Unendlich" représentent de brefs moments de concentration, d'autres comme "Gern un gerner" témoignent d'une plénitude radieuse. Enfin, "Ständchen" montre l'acuité du sens mélodique chez le philosophe. L'ensemble me paraît pouvoir tenir la comparaison avec les productions de nombreux compositeurs consacrés du 19e siècle.

Einleitung (**)

Ständchen (***)

Unundlich (-)

Weihnachtsoratorium (**)

Hymnus an das Leben (-)

Das Frament as sich (-)

Verwelkt (**)

Gern un gerner (***)

Es winkt und neight sich (-)

NOORDT Anthony van (?-1675)

ORGUE

Psalm 38 (-)

Fantasia in G (-)

Style très tonal pour l'époque, et même assez mélodique.

NORGARD Per (1690-1762)

ORCHESTRE

Symphonie n°2 (1970-71) (-)

Symphonie n°4 (1970-71) (-)

Moderne. Instruments traités dans l'esprit de la musique concrète. Continuums de cordes poncutés d'interjections à mon avis très confuses. La Symphonie n°4 paraît plus animée, mais à mon sens tout aussi vide musicalement.

NOVAK Viteslav (1870-1949)

ORCHESTRE

In the tetras (*)

About the eternal longing (*)

Suite bohémienne du Sud 1937 (**/-/**/***)

Dans cette œuvre, à mon avis d'inspiration très inégale, Novak manifeste une écriture orchestrale particulièrement fine et subtile dans la lignée des compositeurs de l'école pseudo-impressionniste de Bélaïev. Le 1er mouvement (Pastoral) évoque au départ dans un motif confié aux cordes dans l'aigu l'atmosphère si envoûtante des "Planètes" de Holst, "Vénus" notamment. Ce début magnifique, malheureusement, cède la place à une suite assez répétitive. "Dreaming (Forests and ponds)", le second mouvement, dont le début rappelle quelque peu le "Prélude à l'après-midi d'un faune" de Debussy, n'affirme à mon avis aucun thème digne d'intérêt. "Once upon a time (March of Taborites)", le troisième mouvement, est un étonnant crescendo et decrescendo propre à montrer les qualités symphoniques du compositeur. Enfin, l'"Épilogue Good health, my Native Land", très court, offre une très belle page musicale qui n'est alourdie par aucun développement.

Lady Godiva (Ouverture de tragédie) op 41 1907 (***)

L'intérêt principal de cette oeuvre à l'orchestration très subtile réside essentiellement par l'opposition des deux thèmes principaux, l'un dynamique, agrémenté parfois de cuivres, l'autre, lent et voluptueux, accompagné par la harpe. La marque rimskienne est évidente. Malheureusement, le mouvement ne m'apparaît pas exempt d'intermèdes d'intérêt plus limité.

De profundis Symphonic poem for Large 1941 (-)

Oscillant entre des parties sombres, figées et des parties violentes, assez dissonantes, "cataclysmiques", cette oeuvre m'apparaît vide de toute thématique consistante.

Suite slovaque op 32 (1903) (-/-/*/*/*)

Le style de Novak dans cette oeuvre apparaît d'un lyrisme limité, plutôt porté vers la simplicité, la mélodisme sans toutefois adopter un caractère rudimentaire. Le sentiment est plutôt celui d'une gaieté sereine. L'ensemble des partie est peu rhapsodique. Seule le dernier mouvement adopte un ton plus mystérieux et un style pré-impressioniste.

Sérénade in F M (1894) (-/**/-/-)

La Sérénade en F Majeur apparaît encore moins contrastée, presque timorée par rapport à la Suite slovaque. La thématique, à mon avis, s'épanche en banalités, quoique traitées avec une certaine subtilité symphonique. Seul, l'Allegretto (2e mouvement) me paraît d'une trempe plus affirmée.

PIANO ORCHESTRE

Concerto ré m (***/***/***)

Cette oeuvre, par son pianisme à la virtuosité dense, feutrée, préfigure Rachmaninov. Le second mouvement, avec notamment une réexposition du thème principal à la clarinette sur fond de piano, représente sans doute un des sommets du style expressionniste russe. Dans le troisième mouvement, l'orchestre, à mon avis, par des dissonances qui ne sont jamais être désagréables, atteint un niveau de subtilité rare.

NYMAN Michaël (1944-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (1993) (**/**/*/*)

Cette oeuvre de Nyman se caractérise par la répétitivité, un hypermélodisme parfois sommaire, une pulsion rythmique parfois, à mon goût, vulgaire. Néanmoins, on ne peut, me semble-t-il, contester les qualités majeures de ce compositeur, capable d'enchaîner des thèmes très riches et prenants. On pourra déplorer le caractère un peu sommaire et parfois simpliste de ce type de musique, se rapprochant parfois de la musique populaire moderne. les mouvements font alterner des passges dynamiques et des passages lents, tèrs mystérieux

ORCHESTRE

MGV Musique à Grande Vitesse (1993) (***/***/**/*/*)

C'est sans doute dans MGV - une évocation puissante et saisissante d'un TGV - que s'affirme le génie de Nyman. L'oeuvre est conçue selon un immense mouvement évolutif sous-tendu par une pulsion régulière alors que les différents registres, notamment les violons, développent des motifs très mélodiques, parfois même d'une certaine nostalgie. Certaines tournures évoquent naturellement Pacific 231 (Honneger) et l'on peut sans doute même remonter jusqu'à Phaéton (Saint-Saëns). Il me paraît indéniable que Nyman a haussé encore ce type d'oeuvre vers un lyrisme d'une grande intensité et d'une grande novueauvté en concilant les contraires, la régularité rythmique et le mélodisme. Malheureusement, cette oeuvre, dans les derniers mouvements, de style plus jazzé et orientalisant, succombe, à mon sens, dans le simplicisme thématique.

NYSTROEM Gösta (1890-1966)

PIANO ORCHESTRE

Concerto ricercare (-)

OCON RIVAS Eduardo (1833-1901)

PIANO

Bolero Recuerdos de Andalucia (1868 env) (**)

OGERMANN Claus (1930)

PIANO ORCHESTRE

Concerto (1993) (**/*)

Le concerto pour piano d'Ogermann est une oeuvre tonale, utilisant le procédé de la musique répétitive. On remarquera la marque très cantabile du mélodisme voisinant avec des harmonies pseudo-modernes qui induisent un sentiment de malaise et d'étrangeté, ceci joint à une orchestration très douce banissant l'agressivité si souvent propre aux oeuvres modernes. Ces qualités ne suffisent pas, à mon sens, à communiquer un intérêt supérieur à cette bonne partition. La répétitivité de l'oeuvre apparaît, me semble-t-il, comme un élément négatif de pauvreté thémaitique. Le second mouvement, malgré un bon motif principal, à mon avis, s'elise assez rapidement vers des divagations inconsistantes.

ORCHESTRE

Concerto pour orchestre (1991) (-/-/-)

Amorphe, pesant, monolithique, répétitif, telles sont les caractéristiques qui me paraissent transparaître dans cette oeuvre, même si le début de chaque mouvement affirme des effets très forts, sporadiques. Une atmosphère de musique nordique est perceptible, trop fugace cependant. Remarquont le motif (intéressant à notre goût, mais trop répété) du dernier mouvement, assez directement issu des "Planètes" de Holst

OLLONE Max d' (1875-1959)

VIOLON ORCHESTRE

Le ménétrier (1910) (-/-/-)

Cette oeuvre de style pseudo-impressionniste présente une orchestration fluide, légère, dépouillée, d'une grande suavité, évitant toute surcharge. Dans les parties rapides (la première et la troisième), le soliste procède par de courtes interventions largement incorporées dans un orchestre envahissant. On notera aussi de nombreuses interventions des bois, notamment la flûte, selon de courtes séquences solistiques. Quelles que soient ses qualités stylistiques, cette oeuvre, sans thématique marquante, ne me semble guère susceptible d'accaparer l'intérêt de l'auditeur.

ORCHESTRE

Lamento (1908) (**)

On retrouve dans cette oeuvre l'orchestration subtile du "Ménétrier pour violon et orchestre" sur une thématique d'intérêt à mon avis supérieur. Le thème principal se trouve décliné de nombreuses fois par un orchestre aux effets extrêmement variés. On admirera l'atmosphère, rappelant le climat mystérieux, magique créé par certaines oeuvres nordiques. Ollone affectionne particulièrement les fondus nuancés, les lentes progressions, les effets de pianissimo.

PIANO ORCHESTRE

Concerto (*)

Ce concerto affirme une grande expansion de la partie orchestrale. Le piano, malgré sa volubilité, demeure souvent mêlé à la partie symphonique. L'ensemble communique une impression de souplesse, de fluidité vaporeuse. Aucun motif cependant dans cette oeuvre, ne me paraît remarquable.

ONSLOW Georges (1784-1853)

PIANO (4 MAINS)

Les pièces pour piano à quatre mains considérées ci-dessous se caractérisent par une écriture énergique, claire, cependant plus proche du style des clavecinistes du 18e siècle, avec parfois une régularité rythmique rappelant les oeuvres contrapuntiques. Seules les dernières pièces des "Six pièces pour le piano" présentent quelques accents plus romantiques. La plupart de toutes ces pièces ne me paraissent pas s'élever au-dessus d'un divertissement agréable. J'excepterais le "Finale" de la "Sonate en mi m op 7", pièce la plus véhémente, la plus virtuose qui présente à mon avis des thèmes remarquables.

Sonate mi m op 7 (1811) (-/-/***)

Sonate n°2 fa m op 22 (1823) (*/-/-/*)

Six pièces pour le piano (1828 env)

1 (*)

2 (-)

3 (-)

4 (-)

5 (-)

6 (*)

QUATUOR

Les quatuors considérés ci-après se caractérisent par une conception très symphonique, une structure souvent compacte, ne favorisant pas l'individualisant des registres, quoiqu'Onslow s'avère capable d'utiliser les différentes parties du quatuor, mais plus souvent dans le sens d'un accompagnement de la ligne mélodique principale. Le style paraît fortement marqué par l'empreinte beethovénienne, développant des contrastes saisissants, mais sans jamais exprimer un romantisme exacerbé. Dans les meilleurs mouvements (1er mouvement du "Quatuor op 9 n°1", 1er et 3ème mouvement du "Quatuor op 47 in C M", où le compositeur me paraît atteindre l'excellence, on remarquera des effets de couleur instrumentale étonnants qui dépassent largement le cadre de la musique de chambre post-viennoise. Les autres mouvements manifestent les qualités caractéristiques d'Onslow: dynamisme, pétulance, énergie, diversité de l'écriture. On pourra, me semble-t-il, reprocher à Onslow, dans ses meilleures réussites, une trop grande longueur des mouvements entraînant une répétitivité des thèmes.

Quatuor op 9 n°1 G m (**/*-/*/-)

Quatuor op 9 n°3 F m (***/*/*/-)

Quatuor op 47 C M (***/*/***/*)

QUINTETTE

Le quintette op 38 d'Onslow occupe une place particulière dans sa production de chambre dans la mesure où il s'agit d'une oeuvre "à programme" liée à un événement tragique de sa vie. Malgré son style plus moderne, abandonnant le caractère préromantique classique affectionné par le compositeur, cette oeuvre ne me paraît pas à la hauteur de la narration dramatique qu'elle prétend évoquer. Les effets chromatiques, notamment, ne me paraissent receler aucune émotion. C'est à mon sens un échec total de la part du compositeur dans un genre qui ne lui convient pas. En revanche, le 1er mouvement du "Quintette op 40" réussit réellement, me semble-t-il, à traduire une atmosphère dramatique sans rupture stylistique, en développant une certaine dimension virtuose. Dans l'ensemble de ce quatuor comme dans le "Quatuor op 39", c'est le violon principal qui domine une structure plutôt homogène.

Quintette C m op 38 La balle (1830) (-/-/-/*)

Quintette E M op 39 (1830) (**/-/***/*)

Quintette B m op 40 (1830) (***/*/-/*)

OSTRCIL Otakar (1879-1935)

ORCHESTRE

Variations op 24 (-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-)

Cette oeuvre, vaguement moderne, ne me paraît receler aucun contenu ni aucune originalité. C'est une de ces oeuvres, à l'instar de très nombreuses de Prokofiev qui paraissent classiques sur le plan harmonique, mais d'infimes particularités leur communique un ton interdisant tout lyrisme.

OXINAGAS Joaquin de (-ap1750)

PIANO

Deux menuets (***)


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