RÉPERTOIRE CRITIQUE - PEA
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
Écouter
Voir une évaluation continue (pour chaque mouvement numéroté)
PENDERECKI Krysztof (1933-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-)
Œuvre moderne conservant cependant un certain aspect extérieur classique. Le tempo est lent dans l'ensemble. La partie solistique m'apparaît uniforme, lancinante, entièrement atonale, s'épanchant parfois en cadences de virtuosité. L'orchestration, moins moderniste, communique une atmosphère catastrophique vite lassante à mon avis. Souvent, la partie orchestrale demeure en sourdine.
VIOLON ORCHESTRE
Les concertos ci-dessous, malgré certains aspects classicisants, demeurent à mon avis fondamentalement modernes par leur absence totale d'expressivité. Un pseudo-tonalisme qui rejoint largement l'atonalisme par son absence d'affectivité.
Concerto n°1 (-)
Concerto n°2 Metamorphosen (-)
PENNARIO Leonard (1924-2008)
PIANO ORCHESTRE
Midnight on the Cliffs (**)
Une œuvre de style chromatique, soit en longues périodes mélodiques à l'orchestre, au soliste ou encore au soliste en fond diffus tel un brouillard harmonique. Le piano évolue aussi parfois en motifs plus diatoniques qui brisent quelque peu cette atmosphère vaporeuse de rêve. L'intérêt des mouvements repose essentiellement sur les motifs principaux et leur exposition ou reprise à l'orchestre, notamment au trombone. L'œuvre, très courte, à mon avis, accuse quelques faiblesses dans le développement de sa partie centrale.
PETRASSI Goffredo (1904-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-/-/*)
Œuvre moderne. Orchestration à mon avis cacophonique, piano dissonant, dynamique.
PETTERSSON Allan (1911-1980)
ORCHESTRE
Les œuvres symphoniques de Pettersson, ci-après, atonales, très cuivrées sur le plan instrumental, me paraissent caractéristiques des canons modernistes, n'exprimant aucune intention de toucher la sensibilité musicale, mais manifestant uniquement la volonté de se départir du tonalisme et de l'orchestration classique. Modernisme bon marché à mon sens, qui m'apparaît aujourd'hui bien vieillot, obsolète et conventionnel.
Symphonie n°10 (-/-/-/-/-)
Symphonie n°11 (-/-/-/-/-)
Symphonie n°15 (-/-/-/-/-)
PFITZNER (1869-1949)
PIANO ORCHESTRE
Concerto mi bémol (*/*/-/-/-)
La thématique de cette œuvre m'apparaît rudimentaire si l'on excepte le premier motif d'ouverture du premier mouvement. Les 5 mouvements se succèdent dans un rythme uniforme, moderato, peu contrasté. Le second mouvement est presque entièrement constitué d'accords redoublés au piano, particulièrement fastidieux, me semble-t-il. Seule l'orchestration me paraît introduire une plus grande variété, toute relative d'ailleurs.
TRIO
Quoique moins touffues que son concerto pour piano, mais moins mélodique que son concerto pour violon, ces trios op 8 et en B flat major pour piano, violon, violoncelle ne me paraissent guère recéler de matière musicale. Une texture compacte, peu lisible, pour le Trio op 8 tandis que le Trio en B flat major apparaît plus aéré, plus mélodique. Quelques motifs plus caractéristiques et mémorisables parsèment cette œuvre.
Trio op 8 F major (-/-/-/-)
Trio B flat major (-/-/-)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto op 34 (-/-/*)
Concerto classico-romantique assez mélodique. Quelques bons motifs à mon avis peuvent être retenus dans un ensemble assez inconsistant. Le troisième mouvement comporte un motif très gracieux à mon avis accompagné de pizzicati et un excellent motif à la trompette.
PIAZZOLLA Astor
GUITARE
Cinco piezas
Campero (*)
Romantico (-)
Acentuado (*)
Triston (-)
Compadre (-)
PICHL Vaclav (1741-1805)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto D majeur (-/-/-)
Style classique conventionnel de la musique galante, musique sirupeuse, complaisance à la facilité, affadissement du lyrisme, sensualisme superficiel et primaire...
PIERNÉ Gabriel (1863-1937)
HARPE
Impromptu-caprice op 9 (-)
HARPE ORCHESTRE
Concertstück op 39 (-)
Cette œuvre, brillante, variée, d'écriture pourtant plus limpide que celle du concerto pour piano, ne me paraît contenir aucun thème digne d'intérêt. De surcroît, la partie orchestrale, assez fournie, nuit quelque peu à mon avis à l'expression du soliste.
ORGUE
Prélude en sol mineur (*)
Le style de Pierné dans cette œuvre m'apparaît moins touffu, plus clair que dans ses œuvres pianistiques.
PIANO
Dans ces pièces pour piano, le style de Pierné présente souvent une densité qui ne nuit cependant pas à leur clarté. Il dérive parfois vers un baroquisme proche de Chabrier (dans l'Étude de concert et l'Étude symphonique).
Étude de concert op 13 (*)
Trois pièces op 40
Prélude (-)
Nocturne&- (-)
Étude symphonique&- (-)
PIANO ORCHESTRE
Par la subtilité orchestrale et la maturité pianistique, à mon avis, les œuvres de Pierné rappellent le Concerto de Massenet. Dans ce concerto, Pierné, me semble-t-il, affirme de très bons motifs, mais il faut déplorer de trop longs développements. Il me semble que le second mouvement lent se trouve judicieusement remplacé par un scherzando.
Concerto (**/**/**)
Fantaisie ballet (*)
Poème symphonique (-)
PIJPER Willem (1894-1947)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-)
Œuvre à mon avis cacophonique, moderne où piano et orchestre sont souvent très intimement mêlés.
PISENDEL Johann Georg (1687-1755)
HAUTBOIS ORCHESTRE
Sonate en C bémol mineur [HAUTBOIS 2] (-)
Cette sonate en C b m, assez vivaldienne, témoigne à mon avis d'une thématique très répétitive.
PISTON Walter (1894-1976)
VIOLON ORCHESTRE
Tonal dans le Concerto n°1, le style de Piston a évolué irrémédiablement vers l'atonalisme dans le Concerto n°2 et dans la Fantaisie. Le Concerto n°1 présente, notamment dans le premier mouvement Allegro energico des thèmes bien caractérisés. Le soliste, expressif, affirme une certaine virtuosité, dans le médium ou à l'aigu, s'exprimant souvent à nu. L'orchestre, assez aéré, intervient souvent de manière parcimonieuse, notamment dans les deux derniers mouvements. Des caractéristiques similaires se retrouvent dans la Fantaisie et le Concerto n°2 avec un orchestre plus agressif et un soliste à mon avis totalement dépourvu d'expressivité.
Concerto n°1 (*/-/-)
Concerto n°2 (-)
Fantaisie (-/-/-)
PIXIS Johann (1788-1874)
PIANO VIOLON ORCHESTRE
Concerto fa d (*/*/*)
Œuvre relativement classique où à mon avis ne transparaît aucune thématique véritable. Le pianisme me paraît simpliste. Thématiquement un peu plus consistant, me semble-t-il, le dernier mouvement présente quelques bribes de motifs dans un style uniforme.
PIZETTI Ildebrando (1880-1968)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (-/-/-)
PLATTI Giovanni 1700-1762)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°1 sol majeur (-/-/*)
L'orchestration, dans le style baroque italien, me semble assez impulsive. Le premier mouvement contient à mon avis un bon motif en trille. Le second mouvement me paraît lyrique dans son orchestration. Le dernier mouvement bénéficie à mon avis d'un assez beau thème principal à l'orchestre. Sur l'ensemble, la partie pianistique ne me semble guère imaginative.
Concerto n°2 ut mineur (*/-/*)
PLEYEL Ignace (1757-1831)
ORCHESTRE
Les symphonies suivantes, relativement précoces dans la production du maître, ne sont sans doute pas significatives de son évolution. Une différence de ton essentielle apparaît entre la Symphonie en do M (Ben 128), dans le style mannheimien le plus typique et le moins original à mon avis et, d'autre part certains mouvements la Symphonies en fa m (Ben 138), la Symphonie en do m (Ben 121), témoignant d'une écriture nettement plus lyrique et plus évoluée. Ces deux dernières symphonies, assez proches de celles de Cannabich ou Kraus, restent naturellement très en-deçà de celles de Dittersdorf. Le procédé du crescendo n'apparaît que timidement (dans les deux premiers mouvements de la Symphonie en fa m (Ben 138) notamment. L'utilisation des vents demeure très souvent sommaire, sauf dans l'Adagio (premier mouvement) de la Symphonie en do m (Ben 121). On notera le thème principal vigoureux à la manière d'un tutti vivaldien, excellemment modulé, dans le Minuetto (3ème mouvement) de la Symphonie en fa m (Ben 138). Les meilleurs mouvements me paraissent être le Finale de la Symphonie en fa m (Ben 138) et l'Adagio (premier mouvement) de la Symphonie en do m (Ben 121), qui témoigne d'un style beaucoup plus romantique, presque totalement affranchi du style galant.
Symphonie en do mineur Ben 121 (**/-/-/-)
Symphonie en fa mineur Ben 138 (-/-/*/**)
Symphonie en do majeur Ben 128 (-/-/-/-)
PIANO
Rondo militaire (***)
PIANO ORCHESTRE
Symphonie concertante op 57 (-/*/*)
Le style reste très proche de Mozart ou Haydn, style à mon avis sans surprise et sans originalité. On peut signaler une très grande clarté malgré la présence des deux solistes. Le dernier mouvement me paraît plus varié rythmiquement que le premier.
PONCE Manuel (1882-1968)
GUITARE
Variations sur La Follia de Espana et fugue (-)
Cette très longue variation ne contribue nullement à mon avis à rendre plus attrayant le thème des Folies d'Espagne. Aucun trait sortant de l'ordinaire ne se dégage de cet ensemble à mon avis terne et, oserais-je dire, académique.
POPOV Gavril Nicolaïevitch (1904-1972)
DUO ALTO PIANO
Symphony in C mineur op 2 (-/-/-/-)
Pseudo-moderniste, pseudo-tonale, cette œuvre manifeste des effets chostakoviens, sans cependant atteindre le comique ou la bouffonnerie. On y discerne également quelques réminiscences de Stravinsky et quelques traits expressionnistes, le 3e mouvemment rappelle plutôt Messiaen. Plutôt qu'une œuvre exhibitionniste, on croirait plutôt une expansion pseudo-musicale honteuse d'elle-même, embarrassée dans propre appesantissement, empêtrée dans sa déliquescence. Si le terme d'existentialiste pouvait être appliqué en musique, certainement faudrait-il en qualifier cette œuvre. L'aspect parfois saisissant des effets conduit à une certaine originalité, cependant, qui ne permet pas à mon avis, d'émouvoir ni de captiver, sinon superficiellement.
POULENC Francis (1899-1963)
DUO FLÛTE PIANO
Sonate (-/-/-)
ORCHESTRE
Les animaux modèles (-)
PIANO ORCHESTRE
La Rhapsodie nègre, malgré son rhapsodisme affirmé, se révèle à mon avis d'un faible intérêt, comme le Concerto chorégraphique Aubade, œuvre exubérante à tendance moderniste. Le Concerto pour 2 pianos et le Concerto, de style beaucoup plus classique, montrent un revirement spectaculaire. Poulenc y atteint à mon avis une expression poétique d'une grande douceur dans le second mouvement du Concerto pour 2 pianos. Le Concerto m'apparaît d'une teneur thématique beaucoup plus faible, notamment le dernier mouvement.
Aubade (-)
Concerto (**/*/-)
Concert champêtre (*/-/-)
Rhapsodie nègre (-)
Concerto 2 PIANO ORCHESTRE (**/***/*)
POWER LUGO-VINA Teobaldo (1848-1884)
PIANO
Barcarola (***)
PRIETO Maria Teresa (1896-1982)
ORCHESTRE
Décomplexée, Maria Teresa Prieto (1896-1982), oui, totalement décomplexée dans sa manière de laisser impunément son inspiration s'épanouir selon une thématique très tonale, de surcroît d'un romantico-classique très pur. Des thèmes francs, à la ligne mélodique souple, même pas entachés d'effets rétro ni d'ultratonalisme provocateur, mais des thèmes qui ne sont ni simplistes, ni banals, ni passe-partout. Et des thèmes largement imprégnés de rhapsodisme espagnol, non pas transfigurés par le modernisme comme chez Kodaly, mais purement, authentiquement rhapsodiques. Cette rémanence romantico-classique se trouve cependant compensée par des développements plus largement inspirés des effets modernes - non pas modernistes - les plus efficients parmi les essais de renouveau pendant la seconde moitié du vingtième siècle. Une atmosphère nordique de lenteur, ni post-wagnérienne, ni vraiment sibélienne, parfois des velléités d'expressionnisme à la russe (façon Kabalevsky) comme dans le 3e mouvement de la Sinfonia asturiana. Et Maria Prieto affectionne ces plages de musique figées en cordes divisées où le temps semble enlisé. Cette juxtaposition de deux registes thématiques appartenant à deux époques différentes peut surprendre l'analyste, il ne choque pas le mélomane, me semble-t-il. Très sage et prudente, Maria teresa Prieto,dans ces œuvres et en cela, elle parvient à éviter le piège du modernisme creux dans lequel sont tombés quantités de compositeurs du 20e siècle. Et si elle s'en tire bien aussi, c'est sans doute grâce à la puissance du rhapsodisme espagnol en lui-même qu'elle n'a pas craint d'exploiter. Pas sûr cependant qu'on lui pardonne des thèmes parfois jugés trop simples, quoiqu'originaux. En revanche, elle possède le sens de la puissance. La Sinfonie asturiana est à mon avis un chef-d'œuvre que l'honnête mélomane du 21e siècle ne peut ignorer. On pourra écouter profitablement aussi Impresion sinfonica, de style identique, mais on pourra négliger cette Sinfonie breve dont je ne m'explique pas la vacuité.
Impresion sinfonica (**)
Sinfonie asturiana sinfonia 1 (***/***/***)
Chichen Itza Pœma sinfonico (**)
Sinfonie breve sinfonia 2 (-/*/-)
PROKOFIEV Serguéi (1891-1953)
DUO FLÛTE PIANO
Sonate (*/-/-/-)
Œuvre très tonale au mélodisme simple rappelant quelque peu Pierre et le loup. Seul le thème principaldu premier mouvement me paraît digne d'intérêt.
ORCHESTRE
Symphonie n°1 (-/-/-/-)
Symphonie n°2 (-/-)
La comparaison de ces 2 symphonies est toutefois bien significative du compositeur. Autant la première est limpide, excessivement limpide, légère sinon enjouée, - quoique dépourvue de tout sentiment - autant la seconde, naviguant entre le tonal et le pseudo tonal (à moins que ce soit le pseudo-atonal) est insipide à mon sens, dépourvue de toute vie. J'irai sans scrupule jusqu'à déclarer cette œuvre dépourvue de tout sentiment musical. Prokofiev est-il condamné à évoluer perpétuellement entre l'anecdotique et l'inaudible? Prokofiev, une mécanique bien huilée, imperturbable. Est-il un cœur, sinon d'acier, chez ce compositeur? Qu'aurait pensé Tchaïkovsky, découvrant ces épanchements sonores inhumains?
PIANO
Visions fugitives (-)
PIANO ORCHESTRE
Les concertos de Prokofiev sont presque tous écrit à mon avis dans le même style monocorde. Le Concerto n°1, plus classique, se caractérise peut-être par une thématique également plus dense. Le Concerto n°3 est sans doute le plus lyrique, il se signale à mon avis par sa coda d'une certaine densité.
Concerto n°1 (-)
Concerto n°2 (-/-/-)
Concerto n°3 (**/*/*)
Concerto n°4 MAIN GAUCHE ORCHESTRE (-/*/*)
Concerto n°5 (*)
VIOLON ORCHESTRE
Les deux concertos de Prokofiev, en particulier le premier, présentent paradoxalement quelques particularités rappelant le style russe expressionniste, notamment le Concerto de Glazounov et celui de Taktakichvili. Pour autant à mon avis, il ne contient aucune parcelle de thématique marquante, encore moins de pathétisme. Ces œuvres, si on peut parler d'œuvres, m'apparaissent comme de véritables supercheries, des successions de notes sans âme, des pastiches douteux mimant grotesquement des œuvres musicales.
Concerto n°1 op 19 (-/-/-)
Concerto n°2 op 63 (-/-/-)
PUCCINI Domenico (1771-1815)
PIANO ORCHESTRE
Concertino (-/-/*)
Concerto typiquement classique. Le pianisme me paraît rudimentaire, et de surcroît peu imaginatif. Le troisième mouvement me semble très répétitif.
PUGNANI Gaetano (1731-1798)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto E majeur (-/-/-)
Style galant plutôt précoce. Grande vivacité du soliste qui domine l'œuvre.
PURCELL Henry (1659-1695)
DIVERS INSTRUMENTS
Les Fantaisies ci-dessous pour violes Fantaisies 6, 7, 9, 11 me paraissent caractéristiques des compositions compassées du 17e siècle que seule peut inciter à considérer le concept intellectuel de valeur historique. De vénérables anticailleries que l'on écoute par respect comme une vieille tante sénile qui radote.
Fantaisie n°6 (-)
Fantaisie n°7 (-)
Fantaisie n°9 (-)
Fantaisie n°11 (-)
PŒNITZ Franz (1850-1913)
HARPE
Spukhare Gavotte op75 2 HARPES (-)
Très longue pièce très plate à mon avis.
Site optimisé pour norme W3C sous Linux