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RÉPERTOIRE CRITIQUE - SAU



LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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SAUER Emil von (1862-1942)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°1 en mi mineur (*/*/*/*)

Dans cette œuvre, Sauer déploie un pianisme très souple, très élaboré, à base essentiellement de gammes et d'arpèges, rappelant par son style Moschelès ou Chopin, mais sur une thématique très différente. L'orchestration est incisive, quoique très classique et, me semble-t-il, dépourvue de subtilité. Le scherzo (2ème mouvement), brisé par un larghetto d'intérêt contestable, rappelle plutôt les scherzos des concertos-symphoniques de Litolff, dont il n'a pas à mon avis le dynamisme ni la teneur. Le 3ème mouvement lent est une longue mélodie développée aux cordes sur des figurations du soliste. C'est le dernier mouvement, très court, qui rappelle plus spécifiquement Chopin par la présence de quelques agréments. L'ensemble souffre à mon avis d'une insuffisance thématique, notamment les parties orchestrales, que ne compensent pas les qualités certaines d'une écriture pianistique parfois très virtuose.

Concerto n°2 (***/***/**/***)

Un style particulièrement souple, suprêmement nuancé, prodigieusement délié caractérise cette œuvre témoignant d'une matiurité pianistique accomplie. Quoiqu'elle n'affirme pas de recherche coloriste, l'orchestration contient des effets très originaux. On admirera l'intégration du soliste et de l'orchestre qui, par elle-même, constitue peut-être la qualité majeure de l'œuvre. Un soliste très virtuose, éblouissant, cependant sans exhibitionisme. Sans thèmes principaux dominants, l'ensemble s'apparente plutôt à une suite d'effets subtils sporadiques, très contrastés sur le plan de l'affect et du style. On doit signaler à l'actif de ce concerto un scherzo qui pourrait rivaliser avec les fameux sherzos des concerto-symphoniques de Littolf. Seul le 3e mouvement lent paraît refléter une certaine inégalité, par son amorce à mon sens un peu laborieuse - mais une ample finale. Dans l'ensemble, une œuvre d'une profonde originalité écrite à une époque où de nombreux compositeurs utilisent des moyens radicaux - mais pas toujours efficients - pour se démarquer de la tradition.

Cinq morceaux de difficultés moyenne

Pièces dont il me paraît vain de rechercher un intérêt musical au-delà de leur rôle pédagogique.

Marche ()

Petite étude ()

Valse lente ()

Berceuse ()

Humoresque ()

SAUGUET Henri (1901-)

PIANO ORCHESTRE

Concerto n°1 (-/-/*)

Sans être manifestement tonale, cette œuvre n'apparaît pas d'un modernisme outrancier. Aucun motif, me semble-t-il, ne se dessine, hors le thème principal du troisième mouvement, à mon avis, médiocre et mal exploité.

SAVIO Isaias

GUITARE

Sonha Iaia (*)

Serœs (**)

Batucada (-)

Sonha de magia (**)

Po de Mico (-)

SCARLATTI Alessandro (1660-1725)

CLAVECIN

Le style d'Alessandro Scarlatti apparaît par rapport à son époque d'une assez grande maturité (si je me réfère aux pièces que je connais des autres compositeurs de cette époque): jeu varié, rythmiquement, assise tonale très nette, recherche de lyrisme. Aucune de ces pièces ne renferme malheureusement à mon avis de thèmes suffisamment captivants. La très longue Toccata sul primo tono se présente comme une succession de moments calmes et de moments plus véhéments.

Toccata sul primo tono (*/**/-/-/*/**)

Toccata do majeur (-/-/-/*/-/-)

Toccata ré mineur (-)

Toccata la majeur (-)

Toccata la mineur (-)

SCARLATTI Domenico (1685-1757)

CLAVECIN

Toutes les sonates de Domenico Scarlatti n'atteignent pas la beauté de la sonate K32 par exemple. Une sélection me paraît donc nécessaire à l'intérieur de cette profusion où éclatent inégalement la liberté, la virtuosité. Scarlatti s'est en effet très éloigné du style baroque primitif, notamment en brisant le rythme systématique, uniforme des préludes et autres fugues. Si aucune pièce ne porte cette marque archaïque, en revanche, la plupart se restreignent, me semble-t-il, à un style neutre, parfois plus proche de la ritournelle du style galant ou tout au moins d'une grande simplicité thématique. Il reste à mon avis ces merveilleuses pièces comme la Toccata en ré, la mélancolique Sonate K32 où Scarlatti dépasse le style du dix-huitième siècle pour atteindre l'art dans sa plénitude, hors de toute attache historique. Cependant, de telles hardiesses, me semble-t-il, ne sont pas isolées au XVIIIème siècle si l'on se réfère aux pièces de Balbastre, de Royer et au magnifique Coucou de Daquin.

K9 (*)

K14 (*)

K20 (***)

K32 (***)

K64 (-)

K69 (*)

K72 (-)

K126 (**)

K132 (**)

K146 (*)

K159 (**)

K160 (*)

K184 (***)

K208 (*)

K213 (***)

K264 (*)

K376 (**)

K377 (*)

K380 (**)

K424 (*)

K425 (*)

K429 (*)

K430 (-)

K474 (**)

K481 (***)

K511 (**)

K517 (*)

K543 (*)

Sonata K181 (*)

Sonata K946 (**)

Sonata K420 (**)

Sonata K466 (***)

Sonata K441 (-)

Sonata K87 (-)

Sonata K96 (**)

Sonata K436 (***)

Sonata K127 (***)

Sonata K462 (**)

Sonata K382 (***)

Sonata K485 (****)

Sonata K101 (****)




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