RÉPERTOIRE CRITIQUE - VIV
LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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VIVALDI Antonio (1678-1741)
BASSON ORCHESTRE
Concerto RV484 (*/**/**)
FLÛTE ORCHESTRE
Les œuvres pour flûte douce semblent appartenir à la période de maturité de Vivaldi (celle de l'opus VIII). Elle présentent des tutti souvent complexes composées de plusieurs sections. On notera particulièrement le 1er mouvement du Concerto en do M RV 443 (Allegro molto), très symphonique, intégrant l'instrument soliste. Les soli, dans une virtuosité maximale, alternent une multitude d'effets dont des répétitions de cellules courtes particulièrement saisissantes (le 1er mouvement du Concerto en ré m RV 445), et, me semble-t-il, une grande richesse d'agréments utilisés dans le sens d'une amplification sonore. Il faut ajouter encore les très nombreuses marches d'harmonies, qui n'engendrent jamais à mon avis de monotonie grâce à un renouvellement thématique incessant. Les mouvements lents, relativement animés (bien qu'ils s'intitulent Largo), sont à mon avis empreint d'une grande expressivité, consécutive d'un mélodisme à la coloration tonale très spécifique. Le Concerto en do M RV 444 me paraît se détacher par sa quasi-perfection autant pour la densité presque invraisemblable des motifs de virtuosité dans les deux mouvements rapides que pour la poésie rêveuse se dégageant du mouvement lent.
Concerto en do majeur RV444 [PICCOLO ORCHESTRE] (***/****/***)
Concerto en la majeur RV445 [PICCOLO ORCHESTRE] (***/***/***)
Concerto en do majeur RV443 [PICCOLO ORCHESTRE] (***/***/***)
Concerto en la majeur P 108 (**/***/**)
Dans ces œuvres, Vivaldi s'affirme également comme le grand initiateur de la haute virtuosité à la flûte. Il semble qu'il s'élève bien au-dessus de Quantz, considéré comme le maître incontesté de cet art au XVIIIème siècle. L'opus X comprend des œuvres très différentes réunies probablement en fonction des circonstances. Le Concerto n°6 (sauf dans son second mouvement), contrairement au concerto La tempesta di mare ou Le chardonneret est un concerto composite où transparaît, à l'occasion de certains motifs le style galant. De même, les concerti n°4 et n°5 présentent également des motifs en forme de ritournelle galante. Il est extrêmement curieux que ces deux concerti présentent un instrument soliste d'une très faible virtuosité. L'ensemble des concerti pour flûte de Vivaldi semblent se caractériser par une évolution des tutti vers un allègement maximal de l'effectif instrumental, réduit souvent aux seules basses. Le résultat apparaît particulièrement achevé, c'est le cas dans Il gardellino.
Concerto La Notte RV439 (****/***/***)
Il s'agit certainement d'un des concertos les plus inspirés de Vivaldi, un des plus étonnants, des plus modernes pour la syntaxe musicale et l'expression. La puissance, la concentration, les effets de contraste y atteignent à mon avis leur paroxysme. Le second mouvement est la reprise du mouvement lent de l'été. Il me paraît juste d'affirmer que cette œuvre par son esprit n'appartient pas à la musique baroque du XVIIIème siècle, elle ne s'apparente pas non plus à la musique romantique. Elle est d'un autre type, indéfinissable qui ne peut être relié à aucun style historique.
Concerto op X n°1 fa majeur La tempesta du mare RV42 (***/**/***)
Concerto op X n°4 sol majeur RV435 (*/-/*)
Concerto op X n°5 fa majeur RV434 (-/-/-)
Concerto op X n°6 sol majeur RV437 (***/***/***)
Concerto RV432 (-)
Concerto RV436 (-/-/-)
Concerto RV429 (-/-/-)
Concerto RV440 (-/-/-)
Concerto RV533 (-/-/-)
Concerto RV438 (-/-/-)
Concerto RV438 bis (-)
Concerto RV427 (-/-/-)
Concerto RV431 (-/-/-)
Concerto en A mineur RV441 (***/**/**)
Concerto en D majeur RV84 (**/**/*)
Concerto Del gardellino RV428 (***/-/***)
Concerto D majeur RV92 (-/*/-)
FLÛTE ORGUE VIOLON ORCHESTRE
Concerto in due cori n°3 RV585 (****/****/****)
HAUTBOIS ORCHESTRE
Nous retrouvons dans les concertos pour hautbois de Vivaldi les caractéristiques de sa dernière période compositionnelle, correspondant à certains aspects du style galant: déstructuration du schéma de développement tutti soli, participation du soliste au tutti par superposition ou échange rapide de motif, réexposition du thème principal de l'orchestre par le soliste, variations de tempo importantes dans le premier mouvement rapide, mélodisme cantabile... Ainsi en est-il du RV 455, du RV 534 ou du RV 435. On notera cependant une large utilisation de la thématique vivaldienne « baroque », notamment les marches d'harmonie. Ces caractéristiques nouvelles dans l'art de Vivaldi (héritées ou en partie originales?) ne n'induisent pas toujours à mon avis l'efficience musicale qu'on en pourrait attendre. La plupart des concertos de tendance galante dans cette série évoluent plutôt à mon avis vers un style simpliste, appuyé par une utilisation parfois volontairement peu virtuose du soliste, par exemple dans le 3e mouvement Largo du RV 355. A cela s'ajoutent des effets parfois bizarres, mais originaux, témoignant d'une recherche certaine de nouveauté. Le soliste, bien que souvent volubile et brillant (notamment dans le RV 447), atteint rarement la virtuosité exceptionnelle exigée par Vivaldi à la flûte. La limitation de l'instrument dans les aigus explique peut-être l'aspect moins lyrique de ces concertos par rapport aux concertos pour flûte. Néanmoins, un nombre respectable de concertos parmi cette série, près d'une dizaine sur 18, me paraissent atteindre un intérêt très élevé, voire supérieur, en raison d'une inspiration mélodique, d'une richesse thématique éblouissantes. Les meilleurs concertos me paraissent le RV 450 (notamment le premier mouvement qui réunit heureusement les effets du nouveau style), le RV 461, le RV 460. De style plus typiquement baroque vivaldien, on admirera notamment le RV 454. Par rapport à l'ensemble des concertos pour violon du maître vénitien, ces concertos pour hautbois me semblent souvent remarquables par leur mouvement lent, par exemple celui de RV 457, du RV 450 ou du RV 461 et aussi par leurs motifs orchestraux. Le timbre particulier du soliste, au dessin très net et à la puissance sonore appréciable, favorise l'expression mélodique beaucoup mieux que la flûte ou le violon qui, disposent, eux, en revanche, d'une richesse de couleur supérieure suivant la tessiture.
Concerto RV 454 (***/-/***)
Concerto RV 455 (***/***/***)
Concerto RV 534 (*/*/-)
Concerto RV 451 (**/-/-)
Concerto RV 461 (***/***/***)
Concerto RV 447 (***/***/-)
Concerto RV460 (***/*/***)
Concerto RV448 (***/***/***)
Concerto RV536 (-/-/*)
Concerto RV 535 (-/-/-/*)
Concerto RV 435 (-/**/*)
Concerto RV450 (***/***/**)
Concerto RV 457 (***/***/***)
Concerto RV 463 (*/*/*)
Concerto RV 465 (**/-/-)
Concerto RV 464 (*/**/*)
Concerto RV 456 (-/-/-)
Concerto RV 452 (-/**/*)
HAUTBOIS VIOLON ORCHESTRE
Concerto Funebre RV579 (**/*)
LUTH VIOLE D'AMOUR ORCHESTRE
Concerto RV540 (*/*/*)
MANDOLINE ORCHESTRE
Concerto ut majeur (**/*/*)
Ce concerto, qui, me semble-t-il, fait quelques concessions à la facilité, apparaît moins virtuose, moins poétique, moins complexe que le Concerto pour 2 mandolines.
Concerto sol majeur 2 MANDOLINES ORCHESTRE (***/***/***)
Ce concerto extraordinaire à mon avis témoigne de l'aptitude de Vivaldi à pousser l'exploitation de tout soliste jusqu'à des limites ignorées. Ainsi les concertos pour divers instruments, loin de constituer une pure opportunité, représentent au même titre que les œuvres pour violon, un mode d'expression privilégié du compositeur. Tout ce déploiement de virtuosité instrumentale et compositionnelle serait vain s'il ne traduisait à mon avis la poésie si subtile des mouvements lents, le lyrisme si intense des mouvements rapides.
ORCHESTRE
Concerto op 12 n°3 (-/**/-)
Concerto madrigalesco RV129 (-)
Concerto Alla rustica RV151 (*/-)
Concerto Al San Sepulcro RV173 (*/**/*)
Ouverture Bajazet (*/*/-)
Des effets symphoniques réels avec les cors et les basses. L'œuvre ne demeure pas moins assez primaire.
Ouverture l'Olympiade (*/-/-)
Le premier mouvement est identique à celui d'un concerto dramatique.
La verita in cimento (-/-/-)
Ouverture Ottone in villa (*/*)
Un certain charme se dégage de ces fanfares d'une facture pourtant très primaire.
Ouverture Il Farnace (-)
Sinfonia RV149 (-/*/-)
Ouverture Il Giustino (-/-/-)
Concerto RV571 (*/-/-)
Le premier mouvement contient des effets très étonnants au cor et au violon contrastant avec les motifs assez surannés de l'ensemble du mouvement.
Concerto RV128 (-/-/-)
ORGUE VIOLON ORCHESTRE
Concerto RV541 (*/*/*)
Concerto RV542 (**/**/*)
QUATUOR
Sonata a 4 Al Santo Sopolcro RV130 (-/-)
TRIO
Concerto RV554 [HAUTBOIS, ORGUE, VIOLON] (*/*/**)
Sonate A mineur RV86 (*/*/**/-)
TROMPETTE ORCHESTRE
Concerto 2 TROMPETTES ORCHESTRE RV537 (***/***)
Pour un soliste aussi ingrat, Vivaldi à mon avis fait des prodiges. En plus de mettre en relief sa vivacité particulière qui s'accorde bien à l'instrument, il parvient même, me semble-t-il, à lui découvrir des qualités mélodiques insoupçonnée, lui communiquant une suavité insurpassable.
VIOLON ORCHESTRE
On peut distinguer dans la production concertante de Vivaldi les compositions pour violon et orchestre (ou plusieurs violons), environ 260 concertos, et les compositions pour instruments divers, flûte, hautbois, basson, cor, mandoline..., environ 200 concertos. Malgré la prédominance des concertos pour violon qui contiennent effectivement, me semble-t-il, les œuvres majeures du maître (notamment l'opus VIII), la couleur des autres instruments et leur technicité particulière a suscité un vif intérêt de la part du compositeur vénitien, qui semble avoir voulu tel une gageure tous les honorer. Ce choix me paraît correspondre indubitablement à une exigence musicale, on peut en juger par la poésie particulière que Vivaldi sait tirer à mon avis de la mandoline, de la flûte, de la flûte douce, du basson et même de la trompette. En revanche, les concertos pour orchestre, d'un faible intérêt à mon avis, sont peu caractéristiques du rôle pionnier de Vivaldi dans le symphonisme. La genèse de l'art violonistique de Vivaldi m'apparaît très incertaine si l'on se réfère à ses contemporains (d'après les quelques œuvres dont je dispose), en revanche certains tours violonistiques se retrouvent chez Biber (un demi-siècle avant), notamment dans la Sonata representativa, la Sonata de la Partita IV du maître allemand, ce qui représente assez peu. Bien que tous les procédés instrumentaux (doubles cordes, bariolages) utilisés par le Prete rosso existassent avant lui, rien ne me permet sérieusement dans l'état actuel de mes connaissances, de contester la profonde originalité de l'art vivaldien, sur le plan thématique et violonistique. Les œuvres pour violon et orchestre de Vivaldi permettent de retracer son évolution stylistique, de suivre progressivement son émancipation vis-à-vis du style prébaroque primitif. L'opus III (L'Estro armonico) qui représente sans doute une date dans l'histoire de la musique, nous permet de découvrir un violon très volubile en même temps que le rythme si particulièrement vivaldien qui signera toutes ses œuvres jusqu'à l'opus X. La faiblesse de cet opus est cependant à mon avis une certaine régularité rythmique baroque dont le compositeur n'arrive pas encore à se départir. La virtuosité de ces œuvres n'est guère supérieure à celle des violonistes allemands du XVIIème siècle comme Biber, la nouveauté me paraît plutôt constituée par l'utilisation de cette technique au service d'une thématique musicalement efficace. L'opus IV (La Stravaganza) nous présente un art nettement plus affirmé, totalement affranchi du rythme baroque systématique et des constructions plus ou moins fuguées. Aucune transformation stylistique notable ne s'établira jusqu'à l'opus VIII (Il cimento dell armonia et dell invenzione) qui marque l'apogée de l'art vivaldien. La thématique vivaldienne se caractérise notamment par la répétition de courtes cellules mélodiques exploitant souvent l'extrême-aigu (2 ou 3 de ces successions peuvent constituer un solo). Vivaldi affectionne les marches d'harmonies, les motifs en rosalie dont il tire à mon avis le meilleur parti, les bariolages complexes. La cadence autographe du concerto Per la de la San Lingua di S.A. représente le mieux ce type de virtuosité baroque très éloigné de la virtuosité du dix-neuvième siècle à base de grands écarts et de doubles cordes engendrant le jeu staccato. Les tutti à l'orchestre sont constitués de motifs incisifs, rythmiquement très scandés, parfois un peu simplistes à mon avis. Les mouvements lents développent, parfois en double-cordes, des motifs d'une tristesse atteignant l'angoisse. Les meilleures concertos du genre sont à mon avis les concertos in due cori (pour 2 chœurs d'orchestre). A partir de l'opus IX, Vivaldi semble s'orienter vers des directions contradictoires, d'une part dans certaines œuvres de l'opus XII, il brade totalement les acquis de la virtuosité baroque pour s'abandonner, me semble-t-il, aux facilités du style galant, probablement par imitation, d'autre part, certains concertos comme Il favorito (opus XI), illustrent une évolution vers un solisme plus exacerbé, affranchi en grande partie de la structure répétitive des motifs. Avec Beethoven, Berlioz et Paganini, Vivaldi est peut-être le compositeur qui aura le plus marqué l'évolution musicale vers l'émancipation de l'expressivité.
Concerto op 3 n°3 (***/*/**)
Concerto op 3 n°4 (-/-/-/-)
Concerto op 3 n°5 (***/***/**)
Concerto op 3 n°6 (-/*/*)
Concerto op 3 n°8 (***/***/***)
Concerto op 3 n°9 (-/**/**)
Concerto op 4 n°1 (-/-/-)
Concerto op 4 n°2 (***/**/***)
Concerto op 4 n°3 (**/***/-)
Concerto op 4 n°4 (**/**/***)
Concerto op 4 n°5 (**/**/**)
Concerto op 4 n°6 (**/*/****)
Concerto op 4 n°7 (*/*/**/**)
Concerto op 4 n°8 (**/**/***)
Concerto op 4 n°9 (-/***/-)
Concerto op 4 n°10 (**/**/**)
Concerto op 4 n°11 (***/**/**)
Concerto op 4 n°12 (***/***/****)
Concerto op 6 n°1 (-/-/**)
Concerto op 6 n°2 (**/-/****)
Concerto op 6 n°3 (****/***/-)
Concerto op 6 n°6 (**/-/***)
Concerto op 7 n°2 (*/-/*)
Concerto op 7 n°3 (**/-/-)
Concerto op 7 n°4 (***/**/**)
Concerto op 7 n°5 (**/-/***)
Concerto op 7 n°6 (**/-/**)
Concerto op 7 n°8 (*/-/*)
Concerto op 7 n°9 (**/*/-)
Concerto op 7 n°10 (**/*/**)
Concerto op 7 n°12 (****/***/****)
Les quatre saisons
Les quatre saisons représentent à mon avis une œuvre exceptionnelle, unique dans l'histoire de la musique, qui ne peut être rattachée à aucune tradition musicale, ni antérieure, ni postérieure. L'empreinte baroque de la première moitié du XVIIIème siècle est perceptible, mais le style est transcendé à un point tel qu'il atteint un impressionnisme spécial inclassable. Par ailleurs, l'œuvre présente des caractères hybrides entre divers genres: genre du concerto et genre de poème symphonique. Elle réunit, me semble-t-il, les qualités de l'un et de l'autre: le solisme, la virtuosité, la profondeur et la force. La richesse thématique de cette œuvre à mon avis défie toute autre tant par l'originalité que par la puissance. Nulle autre œuvre e me paraît plus authentique, plus totale. Certains mouvements rapides témoignent d'une émotion violente, les mouvements lents expriment au contraire une sérénité troublante. L'œuvre me semble dépasser largement son contenu descriptif pour atteindre une vision cosmique de la nature et de l'existence, traversé par une tristesse indéfinissable. Un des aspects les plus étonnants me paraît l'absence de tout sentiment religieux à l'instar de la Pathétique de Tchaïkovski, Vivaldi semble atteindre un certain nihilisme. Sur le plan violonistique, le compositeur utilise strictement les techniques de la musique baroque: répétitions de courtes cellules, batteries, marches d'harmonies, mais en les transformant au point de les changer de signification.
Concerto op 8 n°1 Primavera (****/****/****)
Concerto op 8 n°2 Estate (****/****/****)
Concerto op 8 n°3 Autumno (****/****/****)
Concerto op 8 n°4 Inverno (****/****/****)
Concerto op 8 n°5 La tempesta di mare (**/***/***)
Concerto op 8 n°6 (***/***/**)
Concerto op 8 n°7 (***/**/***)
Concerto op 8 n°8 (**/-/***)
Concerto op 8 n°10 La caccia (***/**/***)
Concerto op 8 n°11 (***/*/****)
Concerto op 9 n°1 (*/-/*)
Concerto op 9 n°2 (*/*/*)
Concerto op 9 n°3 (*/*/*)
Concerto op 9 n°4 (***/**/**)
Concerto op 9 n°5 RV358 (***/***/***)
Concerto op 9 n°6 (**/**/**)
Concerto op 9 n°7 (**/*/**)
Concerto op 9 n°8 (*/*/*)
Concerto op 9 n°9 (*/**/*)
Concerto op 9 n°10 (***/**/***)
Concerto op 9 n°11 (**/*/***)
Concerto op 9 n°12 (**/**/**)
Concerto op 11 n°1 (**/***/**)
Concerto op 11 n°2 Il favorito RV277 (****/****/****)
Ce concerto est très typique de la dernière période de Vivaldi. La mélodie se révèle beaucoup plus récitative sans cependant manifester, il me semble, une tendance aux facilités de la musique galante comme dans l'opus XII. La plénitude, l'intensité sonore à mon avis atteignent leur maximum. La thématique, qui reste très élaboré, apparaît moins complexe, moins chargée d'ornements que dans les concertos de l'opus VIII. L'orchestre tient une place beaucoup plus restreinte, mais la succession tutti-soli demeure très marquée. Il est rare à mon avis d'entendre ainsi un violon, constamment dans l'extrême aigu, maintenir une telle intensité sans discontinuité. La richesse et la valeur des thèmes exposés, me semble-t-il, sans la moindre baisse d'intensité tout au long de l'œuvre apparaît à la limite du possible. Vivaldi atteint ici à mon avis une exaspération du lyrisme particulièrement poussée. La mélodie du second mouvement, très complexe, d'une maturité étonnante, fait preuve également d'une virtuosité rare pour un second mouvement. Cette œuvre à mon avis atteint un pathétisme bouleversant traversé par une impérieuse volonté.
Concerto op 11 n°3 (***/*/***)
Concerto op 11 n°4 (***/**/***)
Concerto op 11 n°5 (***/**/**)
Concerto op 12 n°1 (-/***/*)
Concerto op 12 n°2 (***/*/*)
Concerto op 12 n°4 (*/**/*)
Concerto op 12 n°5 (***/**/***)
Concerto op 12 n°6 (***/***/***)
Concerto L'amoroso RV271 (**/*/**)
Concerto Per la solennita di SL RV286 (**/**/**)
Concerto op grosso Mog RV208a (**/-/**)
Concerto per la San Lingua di San Antonio RV212a (***/*/***)
Concerto L'inquietudine RV234 (**/**/***)
Concerto RV509 (***/-/***)
Concerto RV512 (**/***/***)
Concerto RV514 (***/****/**)
Concerto RV517 (**/*/**)
Concerto RV523 (***/***/***)
Concerto RV529 (****/**/****)
Concerto en écho RV552 (***/***/***)
Concerto RV581 in due cori n°1 (***/***/****)
Concerto RV582 in due cori per la SS (****/***/****)
Concerto RV583 in due cori n°2 (****/***/****)
Concerto en C majeur RV177 (***/-/***)
Concerto en C majeur RV222 (***/*/**)
Concerto en C majeur RV273 (****/***/***)
Concerto en C majeur RV295 (*/*/*)
Concerto en C majeur RV375 (***/-/**)
Concerto en C majeur RV191 (**/-/**)
Concerto RV761 do mineur A mato bene (***/-/***)
Concerto RV202 do mineur (***/***/***)
VIOLON VIOLONCELLE ORCHESTRE
Concerto op 3 n°1 (**/-/-)
Concerto RV564 (****/**/****)
Concerto op 3 n°11 (-/-/*/*)
Concerto op 3 n°7 (-/-/*)
Concerto op 3 n°2 (-/***/-/*)
Concerto op 3 n°10 (-/-/-)
Concerto RV547 si bémol majeur (***/*/***)
VIOLONCELLE ORCHESTRE
Ces œuvres (RV 413 et RV 417) de la maturité présentent des tutti complexes, un soliste virtuose développant des motifs variés. Ces qualités, apparemment, ne suffisent pas à communiquer un intérêt suffisant à ces concertos écrits pour un instrument très ingrat, peu compatible avec le lyrisme spécifique au genre concertant. Cependant quelques mouvements bénéficient de motifs remarquables (le second et le troisième mouvements du Concerto RV 413).
Concerto sol majeur RV413 (*/*/*)
Concerto sol mineur RV417 (*/-/-)
VLADIGEROV Pancho (1899-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto n°3 (-/-/-)
VOCHT Lodewijk De (1887-1977)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto en mi mineur (-/-/-)
Œuvre purement classico-romantique. Le soliste s'exprime selon un jeu d'une virtuosité très tempérée. L'ensemble me paraît animé, vivant, mais sans originalité. C'est un des très rares exemples d'œuvres aussi fondamentalement classiques écrites de nos jours.
VOLKMANN Robert (1815-1883)
ORCHESTRE
Les œuvres symphoniques de Volkmann considérées ci-dessous relèvent de deux tendances stylistiques presque opposées. L'Ouverture Richard III op 68, de même que le 1er mouvement de la Symphonie n°1 op 44, se caractérisent par une emphase lyrique remarquable, dans le sens d'une gravité, voire d'un pathétisme funèbre. Volkmann recourt à tous les effets de percussions sans jamais tomber dans la facilité. L'ouverture Richard III contient un immense crescendo d'une intensité prodigieuse, rivalisant avec les effets comparables des ouvertures rossiniennes, dans une nuance plus sombre. Il s'agit probablement d'un des crescendos les plus impressionnants qu'un compositeur ait pu écrire, tant par la structure complexe de son développement que par sa puissance. Ce déploiement lyrique, quoique dans la tradition classique viennoise et utilisant assez peu les ressources coloristes de l'orchestre, n'apparaît pas dépourvu d'originalité. On notera le parti qui est tiré des alternances de sonorités sourdes et éclatantes dans l'Ouverture Richard III. Tchaïkovsky et Sibelius ne sont peut-être parfois pas très loin. En revanche, la Symphonie n°2 relève d'un style plus fantaisiste, moins pathétique préfigurant le style des ballets tchaïkovskiens (particulièrement 2ème et surtout 4ème mouvement de la Symphonie n°2, mais aussi 3ème mouvement de la Symphonie n°1). Il s'agit là d'une source où le compositeur du Casse-noisette a incontestablement puisé, de même que dans certaines œuvres de Raff (Symphonie n°11). Chez Raff comme chez Volkmann, ce sont dans les motifs confiés à la flûte qu'apparaissent des analogies avec les ballets tchaïkovskiens. D'autres aspects du symphonisme de Volkman peuvent évoquer certaines particularités du symphonisme tchaikovskien, notamment certains traits du début du 1er mouvement de la Symphonie n°2 rappellent précisément l'Ouverture 1812. Malgré cette qualité d'antécédence et de novation étonnantes, ces parties me paraissent, dans la Symphonie n°2, d'un intérêt limité. Le dernier mouvement de cette œuvre me semble même un déploiement orchestral assez vain et fatigant.
Ouverture Richard III op 68 (****)
Symphonie n°1 op 44 D mineur (***/***/***/-)
Symphonie n°2 op 53 B flat mineur (*/*/**/-)
Ouverture op posthume C majeur (-)
PIANO ORCHESTRE
Konzertstûck (-)
Œuvre très tonale, mais à mon avis inconsistante sur le plan thématique.
VIOLONCELLE ORCHESTRE
Concerto op 33 A minor (-/-/-)
Cette œuvre est une des rares œuvres concertantes pour violoncelle à adopter délibérément une recherche de virtuosité. Cependant le contenu thématique me paraît quasi inexistant.
VORISEK Jan Vaclav (1791-1825)
PIANO
L'évolution de Vorisek en l'espace d'un petit nombre d'années apparaît spectaculaire, du style dense fortement influencé par l'écriture des anciens clavecinistes jusqu'au style romantique de la Sonate in B major en passant par le style galant représenté par la Fantaisie op 12. A moins que ces variations stylistiques ne représentent les errements et hésitations d'un compositeur encore jeune. Les meilleures pièces me paraissent représentées par ces Rhapsodies op 1 qui cumulent sans doute des caractères archaïques, notamment une structure rythmique systématique, mais une grande richesse harmonique ainsi que certaines particularités déjà romantiques. Elles témoignent d'un style qui noue le style scarlattien et le romantisme, en gommant cependant la simplification thématique qu'avait déjà opérée le claveciniste italien. La structure tripartite, très lourde, nuit un peu à ces pièces, parfois rébarbatives. A l'opposé, Vorisek n'a pas résisté (tardivement) aux sirènes du style galant, quoique les 2 pièces qui en témoignent, les Variations op 19 et la Fantaisia op 12 n'illustrent pas à mon sens une dérive vers le simplicisme naïf. Ces pièces, inégales à mon avis, montrent les possibilités mélodiques de Vorisek. En revanche, les pièces plus romantiques, c'est-à-dire plus détachées du rythme uniforme et systématique, par exemple, la Sonate de l'op 20 me paraissent plutôt informes, sans consistance. Sur l'ensemble, la pièce la plus sublime me paraît être représenté par la partie centrale de de l'Impromptu n°6 révélant pour la première fois chez cet auteur une tentative de véritable rhapsodisme, un passage envoûtant rompant le style plus laborieux et austère de l'œuvre pour piano de Vorisek. Par rapport à son époque, Vorisek paraît plutôt orienté vers la tradition, mais atteint, me semble-t-il, une originalité incontestable par l'appropriation des procédés les plus universels et efficaces de la musique du 18e sicèle.
Rhapsodies op 1 [1818]
n°1 (***)
n°2 (***)
n°3 (***)
n°4 (**)
n°5 (*)
n°6 (**)
n°7 (**)
n°8 (-)
n°9 (**)
n°10 (*)
n°11 (-)
n°12 (-)
Le désir op 3 [1818 env] (-)
Le plaisir op 4 [1818 env] (-)
Impromptus op 7 [1821]
n°1 (*)
n°2 (*)
n°3 (*)
n°4 (-)
n°5 (-)
n°6 (***)
Sonate in B minor op 20 (*/-/-)
Variations B flat major op 19 (**)
Fantasia op 12 (**)
Albumleaf allegretto (-)
Eclogue in C major [1824] (-)
Rondo in C major op 18
n°1 (-)
n°2 (-)
Impromptu in F major [1824] (-)
Impromptu in B flat major (-)
PIANO ORCHESTRE
Variations di bravoura op 14 (-)
Peu originales à mon avis, ces variations rappellent le style de Czerny ou Weber. Le piano, dans l'aigu, est animé d'une gaieté, me semble-t-il, aussi exubérante que superficielle. La partie lente centrale, de meilleure qualité, rompt à mon avis avec la thématique ultra-simpliste des parties rapides.
VRANICKY Antonin (1761-1820)
SEXTUOR
Sextuor n°7 in G major [FLÛTE HAUTBOIS VIOLON VIOLONCELLE] (-/-/*/-)
De style galant assez typique, cette œuvre témoigne d'une certaine énergie. Malheureusement, l'incisivité ne me paraît pas compenser le caractère lassant engendré par la régularité rythmique.
VRANICKY Pavel (1756-1808)
ORCHESTRE
Dans ces deux symphonies s'affirme le style post-viennois de Vranicky, rompant avec la musique galante sans toutefois manifester d'ouverture caractérisée vers le style romantique. Orchestration fine, subtile, évitant souvent les effets de cuivre tonitruants et primaire qui caractérisent cette époque. C'est l'orchestre à cordes essentiellement qui s'exprime. Du prébeethovénisme visible dans le 1er mouvement de la Symphonie en ut op 52, Vranicky passe sans transition dans les deux derniers mouvements de cette même symphonie à des formules rudimentaires sans la moindre consistance musicale (à mon avis). Le génie de Vranicky, son sens de l'expressivité éclatent cependant, me semble-t-il, dans le très long Adagio de la Symphonie en ré majeur sine op, malgré une utilisation de l'orchestre limitée sur le plan de la coloration instrumentale comme de la modernité des effets.
Symhonie D M op 52 (-/***/-/-)
Symphonie C mineur sine op (***/-/-/-)
SEXTUOR
Ces sextuors 3, 4, 6 pour 2 altos, hautbois, flûte, s'inscrivent dans le style galant, avec parfois une surenchère dans le simplcisme comme dans le Menuetto du Sextuor n°3. En revanche, l'Adagio du Sextuor n°6 témoigne d'un lyrisme ceertain. Le début de ce mouvement atteint le sublime, mais cette impression s'évapore vite. C'est sans doute dans l'Adagio du Sextuor n°3 que Pavel Vranicky s'élève largement au-dessus du style galant grâce à une intervention très originale du violoncelle.
Sextuor n°3 in E flat minor (*/*/-)
Sextuor n°4 in C major (*/-/-/-)
Sextuor n°6 in D minor (*/-/-)
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