RÉPERTOIRE CRITIQUE WIA À ZZZ
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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES - : peu intéressant * : assez bon ** : bon *** : excellent **** : exceptionnel Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements : Concerto (***/-/**)
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WIDOR Charles-Marie (1845-1937) ORGUE Symphonie n°5 (**/****/**/*) Cette œuvre, à mon avis, témoigne de la modernité du genre de la pièce pour orgue, consécutive des possibilités de l'instrument. Au lyrisme propre de cet instrument s'ajoutent les effets de couleurs en fonction de la tessiture et des registres. Ce dernier aspect, me semble-t-il, se révèle particulièrement dans le second mouvement. Le premier mouvement se présente comme une succession sans lien de thèmes d'aspect très moderne. S'il exploite paradoxalement bien, à mon avis, les possibilités rythmiques de l'instrument, Widor ici n'évite pas parfois une certaine confusion. C'est dans le sublime second mouvement lent, à mon avis, que se révèle tout le génie du compositeur. Widor, me semble-t-il, tire des effets hallucinants, créant une atmosphère de merveilleux, notamment par les thèmes en pianissimo de la partie centrale. L'orgue apparaît plus comme un véritable orchestre qu'un instrument soliste. Le troisième mouvement révèle à mon avis les mêmes faiblesses et les mêmes qualités que le premier. Quant au finale, la "Toccata" pourtant bien connue, il m'apparaît bien pâle, n'affirmant guère de contenu thématique. Malgré les irrégularités de la qualité dans cette œuvre à mon avis, Widor, par la profondeur de son inspiration, m'apparaît comme un compositeur de premier plan. Symphonie n°9 gothique (-/-/-/-) WIENER Jean (1896-1982) PIANO ORCHESTRE Concerto franco-américain (-/-/-) Cette oeuvre ni moderne ni classique me paraît une suite d'effets faciles, d'ailleurs sans efficacité. Le troisième mouvement, d'un rythme outré, me semble-t-il, rappelle la "Tarentelle pour piano et orchestre" de Gottschalk, à la différence que ce dernier musicien, à mon avis, a su utiliser efficacement des effets faciles alors que Wiener ne réussit qu'à créer de la bizarrerie. Concert (-/-/-) Oeuvre très tonale, cependant à mon avis monotone, sans aucune structure mélodique. WIENIAWSKI Henryk (1835-1880) VIOLON ORCHESTRE Concerto n°1 (***/*/**) C'est la limpidité et le lyrisme, à mon avis, qui frappent de prime abord dans l'écriture de ce concerto. Le style orchestral serait celui d'un Vieuxtemps, moins fourni cependant, le style violonistique serait celui d'un Paganini. Le premier mouvement me paraît le plus lyrique. Le violon adopte un caractère légèrement tzigane par son chromatisme. Un motif en double corde est très caractéristique de Paganini et trahit une influence certaine. La mélodie du second mouvement dans une tessiture mi-grave est originale, assez captivante malgré une trame thématique quelque peu monocorde, à mon avis. Le thème principal du troisième mouvement, de style très slave, me paraît excellent, mais les autres motifs me semblent moins affirmés. Concerto n°2 (-/-/*) Aussi brillant presque que le "Concerto n°1", ce concerto m'apparaît en revanche très peu dense du point de vue thématique. Le premier mouvement, à mon avis, contient peu de substance bien qu'il soit varié, brillant et animé, hors un passage (en fin de mouvement) directement inspiré d'un thème d'orchestration de Paganini. Beaucoup plus dense, le troisième mouvement présente quelques thèmes à mon sens magnifiques, malheureusement noyés dans un ensemble d'intérêt médiocre. Concert-polonaise (***) Cette magnifique polonaise, me semble-t-il, au lyrisme généreux illustre une fois de plus l'importance de l'héritage paganinien que Wieniawski utilise avec une maîtrise digne du maître génois. On remarquera en particulier le chant très mélodique dans le médium (qui rappelle quelque peu un thème du 2ème mouvement du "Concerto n°1" de Paganini) et même certains aspects de l'orchestration paganinienne (trémolo de cordes en crescendo dans l'accompagnement). La dynamique du thème principal fait également merveille, à mon avis. Il s'agit là d'une des partitions le plus paganiniennes, dans son intégralité. Cette œuvre, dont on ne connaît pas la date de création, est certainement pour cette raison très antérieure aux concertos, par rapport auxquels l'évolution violonistique et orchestrale est très importante. Dudziaz (-) Oeuvre à mon avis de faible envergure. Le thème principal orchestral moderato me paraît peu marquant, la mélodie au violon, grave et dans un tempo lent, ne l'est guère plus à mon avis. Fantaisie sur Faust (**) Scherzo-tarentelle (*) Oeuvre très solistique, dans un tempo rapide, comportant une partie centrale lente. On y décèle à mon avis peu de bons motifs et beaucoup de virtuosité gratuite. Légende (**) Cette oeuvre courte crée une atmosphère très nostalgique, malgré son abord peu spectaculaire. Le motif d'ouverture exposé aux bassons dans l'extrême grave évoque particulièrement le monde lointain d'une légende d'outre-tombe. Une très belle mélodie, à mon avis, en doubles-cordes legato fait contraste avec la partie centrale. Wieniawski dévoile ici une autre face de son expressivité par rapport au "Concert-polonaise". Souvenir de Moscou (*) La première partie est une longue cadence de tempo lent, d'un intérêt, me semble-t-il, restreint. La seconde partie, en opposition, est construite sur un thème russe en accelerando. WIESLANDER Ingvar (1917-1963) PIANO ORCHESTRE Mutazioni (2 PIANOS ORCHESTRE) (-) Oeuvre tonale, dynamique et très contrastée. Piano et orchestre témoignent à mon avis de la même absence d'idées musicales. L'ensemble me paraît souvent cacophonique et bruyant. Quelques passages plus mélodiques aux cordes et à la clarinette. WIKLUND Adolf (1879-1950) PIANO ORCHESTRE Les deux concertos de Wiklund me paraissent marqués par une indéniable originalité. Bien que ce compositeur se situe dans la lignée germanique de la fin du XIXème siècle dans le sillage de Brahms et Reger, il dépasse parfois le pur classicisme. Concerto n°1 (**/*/*) Le piano ouvre ce mouvement très symphonique par des accords exposant un thème brillant, puis s'épanouit rapidement en développements dont le style rappelle assez Macdowell. L'orchestration, par les sonorités des vents évoque le style de Reger dans son concerto. Les accords feutrés au piano à la fin du mouvement sont une réminiscence d'un motif provenant du Concerto n°2" de Brahms. Impressionniste à son début, le mouvement lent, très orchestral, évoque un mouvement de symphonie, le piano n'intervenant que pour répondre à l'orchestre par des mélodies hésitantes sans thèmes précis. Cet andante, à mon avis assez décevant, est cependant ponctué de silences étonnants. Concerto n°2 1916 (*/*/**) Dans la tradition germanique comme le premier, dans la lignée de Brahms et Reger, ce concerto contient cependant un lyrisme plus affirmé. On retiendra dans le second mouvement une troublante mélodie aux cordes en pianissimo sur lequel le piano déverse une flot de gammes feutrées en glissandi. Le final, dense à mon avis, mais un peu confus, plus moderne, rejoint l'orchestration de Dohnanyi ou Busoni. WILD Earl PIANO Sonata (2000) (-/-/-) Malgré la structure vaguement tonale, aucun thème précis ne me paraît émerger de l'oeuvre. WILLIAMSON Malcolm (1931-) PIANO ORCHESTRE Concerto n°2 (*/*/**) Le style de Williamson m'apparaît vivant, rythmé, coloré, un peu brutal, à la confluence du style ravélien et de celui du Groupe des Six (Poulenc en particulier) avec une coloration rappelant parfois les expressionnistes slaves (Taktakichvili, Constantinescu). WOOD Haydn (1882-1959) PIANO ORCHESTRE Concerto in D minor (1908) (**/-/-) Cette oeuvre vaut à mon avis essentiellement par son premier mouvement. Qu'oiqu'à mon avis très inégal, il me paraît imprégné d'un lyrisme indéniable. Ouverture orchestrale sombrement colorée, assez cuivrée dont on ne peut dénier l'originalité. Partie pianistique sans motifs prédominant, mais qui parvient souvent à accaparer l'intérêt. une virtuosité dense, même si elle n'est pas spectaculaire et qui alterne les passages mélodiques, calmes aux passages plus impétueux. Les mouvements suivants ne me paraissent pas recéler une originalité comparable. WU Tsu-chiang (XXème) PIANO Ces deux pièces de Wu représentent à mon avis, plus que n'importe qu'elle pièces occidentales du XIXème siècle, une exploitation du style debussyste, sans que l'on puisse dénier à leur auteur l'originalité de la thématique. La sirène (***) La fille aux cheveux blonds (***) PIPA ORCHESTRE Concerto "Petites sœurs de la prairie" (*) Sans que l'on puisse à mon avis accuser Wu d'emprunter une dérive vers la musique facile, ces pièces exploitent naturellement la couleur instrumentale très chinoise du pipa. XIAN Sing-haï (XXème) PIANO ORCHESTRE Concerto La rivière jaune (***/**/***/**) Concerto écrit dans le plus pur style romantico-impressionniste selon l'esthétique de la nouvelle école chinoise. Le piano devient très lisztien en fin de troisième mouvement. L'utilisation des cuivres dans le quatrième mouvement rappelle Gottschalk. Cette oeuvre peut être placée près du Concerto Typhon", dont il n'atteint cependant pas à mon avis la force expressive. YAN Huichang VIOLON ORCHESTRE Musicien de rue (**) Après une introduction un peu trop répétitive suit une cadence soliste de haute virtuosité à laquelle se mêle ensuite l'orchestre en un ensemble pétillant de saveur rhapsodique. Yan a bien su marier dans cette oeuvre le style violonistique occiendal avec le rhapsodisme chinois. YOSHIMATSU Takashi (1953-) PIANO ORCHESTRE Threnody to Toki [ORCHESTRE À CORDES] (1980) Moderne, atonal. YSAYE Eugène (1858-1931) DUO PIANO VIOLON Rêve d'enfant (-) Une oeuvre bien terne où l'on ne saurait distinguer à mon sens le moindre motif saillant. VIOLON Le style d'Ysaye dans ces sonates, abusant de doubles-cordes dissonnantes, m'apparaît peu musical. Aucune thématique précise ne me semble en ressortir. 6 Sonates n°1 (-/-/-) n°3 (-) n°4 (-/-/-) n°5 (-/-) n°6 (-) VIOLON ORCHESTRE Lointain passé: mazurka (*) Le thème principal, lent et mélodique, correspond à l'argument de l'œuvre. Les sections plus rapides qui suivent me paraissent inégales et d'un faible intérêt. Ce style apparaît très éloigné de celui des sonates pour violon seul, envahies par des doubles cordes dissonantes. Chant d'hiver (-) Cette oeuvre manifeste une certaine volonté d'atteindre un sentiment pathétique, notamment dans les passages fortissimo centraux. Les parties lentes qui encadrent ces passages me paraissent dépourvues de tout relief et de toute thématique. L'œuvre rejoint un peu le style expressionniste du "Poème" de Chausson, pièces engendrant à mon avis plus de volume sonore que d'expression vraie. YSAYE Eugène/Thomas de CELENO VIOLON Sonate n°2 (*/*/*/*) YARDUMIAN Richard (1917-) PIANO ORCHESTRE Concerto (-) Le style de cette oeuvre est assez proche du Concerto" pour piano de Khatchaturian, dans une qualité inférieure à mon avis. Le premier mouvement ne vaut, me semble-t-il, que par un bref motif orchestral à la fin. L'impressionnisme du second mouvement demeure à mon avis assez superficiel. Le dernier mouvement me paraît confus. ZABEL Albert (1834-1910) HARPE La source op23 (2 HARPES) (***) Très belle mélodie, à mon avis, accompagnée par des arpèges. Le second motif me paraît cependant moins caractéristique que le premier. ZADEJA Çesk (1927-1997) PIANO Toccata mi m (****) Variations la M (**) ZELENKA Jan Dismas (1679-1745) DIVERS INSTRUMENTS Les oeuvres ci-dessous de Zelenka, pour divers instruments solistes, révèlent une utilisation de la couleur instrumentale selon une approche déjà symphonique. Ce compositeur semble manifester au plus haut point la recherche de l'effet, avec un sens très moderne. Si le Concerto a 7 concertati "ZWV 187" témoigne d'éléments tour à tour archaïques et modernes dans un rythme encore uniforme, le Concerto à 8 concertanti "G M ZWV 189" montre une grande sûreté dans l'utilisation des différents registres, une grande diversité rythmique et surtout un lyrisme très prononcé. On retiendra l'utilisation très pathétique du basson dans le mouvement lent et, de même dans le premier mouvement le parti que Zelenka tire de l'alternance des solistes, notamment basson, hautbois et violoncelle. La symphonie "A m ZWV 189" apparaît beaucoup plus pâle. L'influence vivaldienne présente dans ces oeuvres ne me semble pas en diminuer l'originalité. Hipochondrie à 7 concertanti A M ZWV 187 [HAUTBOIS 2 BASSONSVIOLON 2 ALTOS BC](-) Concerto à 8 concertanti G M 186 ZWV 186 [HAUTBOIS 2 BASSONS VIOLON 2 ALTOS VIOLONCELLE BC] (1723) (***/**/*) Simphonie à 8 concertanti A m ZWV 189 [HAUTBOIS 2 BASSONS VIOLON 2 ALTOS VIOLONCELLE BC] (-/-/-/*/-) TRIO Six sonates en trio (ZWV181) [2 HAUTBOIS BASSON BASSE CONTINUE] n°1 (-/-/-/-) n°2 (-/-/-/-) n°3 (-/-/-/-) Fidèle au style archaïque caractérisant la sonate en trio, Zelenka nous assène un contrepoint bon teint, soporifique à souhait, assommant, fatigant, dans lequel il serait vain de rechercher à mon avis la moindre expressivité, voire la moindre musicalité. ZHU Xiaogu (20e) VIOLON ORCHESTRE Amour au printemps (*) Ce pot-pourri demeure à mon avis une pièce assez monotone malgré son rhapsodisme. ZHU Xiaogu (20e) /ZHANG Xiaofeng (20e) VIOLON ORCHESTRE Séparation des nouveaux mariés (*) Il semble que cette oeuvre utilise les recetttes du mélodisme chinois - dont la puissance et l'efficacité musicale ne peuvent être niés - sans leur communiquer d'attrait supplémentaire. L'intérêt propre de l'oeuvre, relatif uniquement à la mise en oeuvre du matériau rhapsodique, m'apparaît cependant certaine. En outre, Shu et Zhang ont introduit 2 parties folklorisantes très rythmées, à mon avis mal intégrés dans cette composition classique, notamment en raison de leur instrumentation. En dernier lieu; l'introduction de l'oeuvre semble très proche de celle du fameux concerto "Les papillons amoureux" de He Zhan-hao. |