LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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GODARD Benjamin (1849-1895)
FLÛTE ORCHESTRE
4 pièces pour flûte et orchestre
Ces pièces d'un style romantique atténué présentent une flûte volubile qui ne vise jamais à la virtuosité et dont le pouvoir expressif me paraît limité. C'est la première de ces pièces, bâtie sur une thématique bien caractérisée, qui me semble la plus séduisante. La forme s'apparente plus souvent à celle de la mélodie accompagnée qu'à celle d'une véritable œuvre concertante.
Allegretto (**)
Sérénade (*)
PIANO ORCHESTRE
Godard Concerto piano 1 op 31 et Introduction et Allegro op 84 (Victor Sangiorgio piano, Royal Scottish National Orchestra, Martin Yates). Une œuvre au diapason des grands concertos romantiques post-litolfiens ou post-lisztiens sur le plan stylistique. On pense immédiatement à Scharwenka ou Tchaïkovsky: même bravoure accentuée, même recherche d’intensité sonore, aussi bien au travers d’interjections symphoniques en fanfare parfois un peu sommaires que par une virtuosité pianistique plus démonstrative et sonore que subtile et nuancée, exploitant l’extrême-aigu dans le sens de l’irradiation et de la fulgurance . Et pour parachever le rapprochement: parfois une vague imprégnation rhapsodique slave. Sur le plan thématique à mon avis tout de même des faiblesses énormes. Un aspect grossier qui culmine - si on peut dire - dans le 4e mouvement, sur le plan aussi bien thématique que symphonique. Ce caractère frustre est-il volontaire ou non de la part du compositeur? Le distinguo n’a gère de sens pour l’auditeur qui juge le résultat. Et c’est dans le 2ème mouvement de l’Introduction et allegro que Godard trouve la dimension de ce concept stylistique en un déploiement d’un lyrisme éblouissant où les effets de virtuosité dans le sens de la puissance compensent une trame thématique un peu lâche. Le piano y résonne parfois à la manière du xylophone.
Concerto 1 op 31 1875 (*/**/-/-) 
VIOLON ORCHESTRE
Œuvres caractéristiques du violonisme propre à l'école franco-belge et encore imprégnées de la ferveur liée au premier romantisme malgré une date relativement tardive. Recherche évidente de lyrisme et de virtuosité qui s'affirment particulièrement dans le Concerto n°2, le Concerto romantique, notamment dans un magistral passage pathétique dans le 1er mouvement du Concerto romantique. Godard utilise une structure très libre où alternent les cadences internes virtuoses, sans nuire à la solidité thématique de l'ensemble. Une écriture souvent très chromatique traduisant une grande souplesse et, au contraire de Vieuxtemps et Saint-Saëns (mais à l'instar de De Bériot et Paganini), une tessiture très aigüë. L'orchestration, sans atteindre la richesse et la variété qu'elle revêt, à mon avis, chez Vieuxtemps ou Berlioz, demeure attractive, contrastée, colorée. Si le Concerto n°2 et le Concerto romantique s'affirment, à mon avis, comme des œuvres majeures, les Scènes poétiques me paraissent des compositions bâclées, plutôt dans le registre de la musique facile.
Concerto n°2 op 131 (***/-/***)
Scène poétiques op 46 (*/-/*/-)
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