LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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JONGEN Joseph (1873-1953)
VIOLON ORCHESTRE
Un très bon concerto qui aurait pu être excellent de bout en bout si une longue partie, d'intérêt restreint, n'avait gâché le premier mouvement. Une restriction d'autant plus dommageable que ce mouvement, très long, aurait facilement supporté cette diminution. Jongen n'est pas le seul qui aurait pu augmenter l'intérêt de ses œuvres simplement en les écourtant judicieusement. Ce concerto se caractérise notamment par une excellente partie symphonique, très variée instrumentalement et qui succède les différents timbres lors de court crescendo selon une logique ascendante remarquable. L'utilisation, aussi bien en séquences orchestrales qu'en accompagnement, est magnifique et le soliste, ainsi bien secondé, lui doit une partie de son intérêt. Ce dernier ne démérite pas pour autant, malgré une thématique qui n'affirme pas de grands thèmes reconnaissables. Un violon très volubile et mobile dans son expression, oscillant entre le médium et l'extrême aigu parfois. On remarquera vers la fin du dernier mouvement une suite de doubles cordes bienvenues.
Concerto C minor op 127
(-/*/**) 
Une œuvre d'intérêt très variable en raison d'une différence de style d'un mouvement à l'autre. Le premier mouvement assène de manière brutale des superpositions insupportables, quoique rien d'atonal ni de manifestement très dissonant n'apparaisse. C'est surtout la disharmonie entre la partie soliste et la partie symphonique qui crée une impression négative. l'ensemble est traité dans une tessiture plutôt grave, ce qui accentue le caractère désagréable de l'ensemble. Le second mouvement, quoiqu'un peu vague thématiquement, n'est pas dépourvu d'intérêt. Il s'agit d'une mélodie dépouillée, âpre, subtilement accompagné par un orchestre très réduit. Le 3e mouvement pourrait atteindre l'excellence s'il n'était amoindri par la finale qui retombe dans les travers du 1er mouvement. Sur l'ensemble de ce mouvement, néanmoins, le compositeur adopte un style beaucoup fluide. Le soliste s'épanche même en une cadence centrale d'un appréciable intérêt. Les interventions orchestrales sont parfois très élaborées.
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