LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
Écouter
Voir une évaluation continue (pour chaque mouvement numéroté)
MOSSOLOV Alexander (1900-1973)
HARPE ORCHESTRE
Cette œuvre brillante présente malheureusement et inexplicablement des passages répétitifs vides d'inspiration qui altèrent son intérêt. C'est le cas dans le premier mouvement. Après une excellente suite de motifs très variés au soliste où la harpe apparaît bien mise en valeur succède dans une seconde partie un motif répétitif peu lisible. La suite, reprenant quelque peu le cours de la 1e partie ne restaure plus la magie initiale de cette partie, malgré une cadence soliste virtuose d'intérêt variable. Le second mouvement expose un thème, varié cependant de manière très uniforme. En revanche, le dernier mouvement, notamment grâce à la tension rythmique qu'il imprime, surprend agréablement par son alacrité, utilisant magnifiquement les registres instrumentaux, mobilisant notamment le xylophone. Au final, une œuvre difficile à évaluer en raison de ses variations d'intérêt.
ORCHESTRE
Une œuvre où ne manquent pas les excellents moments comme les moments exécrables, quoique le modernisme négatif de Mossolov ne soit heureusement pas provocateur, mais inutilement brutal et bourré de fausses notes brandies comme des trophées de foi progressiste honorable. Le premier mouvement est emblématique de ce point de vue et la consultation de l'évaluation continue est conseillée. Après un thème rhapsodique d'intérêt moyen suit une partie sublime, moderne au sens positif, sur des ostinati de la harpe, puis du xylophone. Si ces 2 instruments sont très bien exploités sur l'ensemble de la sympphonie, en revanche l'utilisation du timpani apparaît médiocre et crée souvent une sorte de brouillard peu lisible. Après ce passage magnifique suit une partie très médiocre jusqu'au retour du thème principal. C'est le 3e mouvement qui apparaît le meilleur car il renonce aux superpositions dissonantes et surtout à une utilisation fâcheuse du tambour, particularité qui ajoutait une dimension navrante de vulgarité. Il faut noter à l'actif de ce dernier mouvement une magnifique crescendo d'une puissante originalité et l'œuvre se termine miraculeusement sans fausse note. Sur l'ensemble, la dimension rhapsodique certaine contribue à revaloriser cette œuvre, pour les meilleurs moments, et parvient à nous faire oublier les pires.
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