LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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STEIBELT Daniel (1765-1823)
PIANO
Landler (***)
PIANO ORCHESTRE
Concerto 6 G minor Le Voyage au mont Saint Bernard 1816
(***/***) 
Sans atteindre ce qu'on nomme la virtuosité transcendante, Steibelt n'en est pas très loin, tout comme Clementi dans certaines de ses pièces pour piano, compositeur dont semble le plus se rapprocher Steibelt dans ce Concerto 6. Jeu d'une grande limpidité, constitué presqu'entièrement de figurations se succédant sans qu'un thème principal ne s'impose vraiment, passages pathétiques dans la nuance piano bien sentis. Un style très éloigné de la lignée Hummel, Chopin plus chromatique et constitué de grandes gammes évanescentes. La structure de ce concerto peut paraître bizarre, en 2 mouvements dont le second comporte un rondo et un allegretto. On ne peut qu'admirer le caractère inépuisable de l'inspiration dans un 1er mouvement aussi long et varié, mais on peut critiquer une structuration globale sans cadre bien défini qui refuse l'alternance bienvenue d'un mouvement lent.
Concerto 3 E major L'Orage 1799 (-/-/*) 
Un concerto qui utilise beaucoup les recettes du genre sans guère d'originalité pour l'époque, sauf un passage plus dramatique dans le 3ème mouvement (représentant l'Orage). Ce dernier comporte également un thème principal d'appréciable intérêt, me semble-t-il, quelque peu rhapsodique (air suisse peut-être). Pour le reste, il faut déplorer une interminable introduction symphonique dans le 1er mouvement, passablement lourde et sommaire.
Concerto 7 E minor Grand concerto Militaire 1816 (***/*) 
Après l'excellent Concerto 5, Steibelt montre qu'il peut se maintenir à la hauteur d'une inspiration musicale élevée intégrant un affect pathétique puissant. Aucun rapport avec l'orchestration poussive et sommaire du Concerto 4 par exemple. Moins de différence concernant l'écriture pianistique qui se développe selon une écriture plus virtuose, plus puissante également. Parti d'une écriture héritée de Clementi dans sa facture, il semble que les affinités de Steibelt le rendent plus proche, dans son évolution, du style beethovénien que du style issu d'Hummel et Moscheles.
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